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Istanbul,  cité « bosphorescente »

2010 fut sans conteste l’année d’Istanbul. La capitale européenne de la culture a prouvé – si besoin était – qu’elle méritait tous les superlatifs, sans jamais en contredire aucun. À l’image de sa situation géographique, à cheval entre l’Europe et l’Asie, la tentaculaire ville est un brillant exemple de métissage : entre modernité et tradition, agitation et merveilles architecturales impassibles. Tour à tour Byzance, Constantinople puis Istanbul, la plus grande agglomération du continent, qui a vu le jour quatre siècles avant Paris (657), propose un véritable marathon humain au voyageur, estomaqué de voir déambuler tant de monde et défiler tant de richesses à la fois. Mythique capitale des Empires byzantin puis ottoman, Istanbul s’est en effet dotée d’un patrimoine unique : la tour de Galata – le seul vestige en parfait état des remparts de la cité gênoise – ; l’église Sainte-Sophie – considérée comme la huitième merveille du monde – ; la Mosquée bleue, où l’on est fasciné par le spectacle qui s’y joue à l’heure de la prière – ; le palais de Topkapi, qui s’étend sur sept cent mille mètres carrés et qui s’entoure de cinq kilomètres de remparts ; la mosquée de Soliman considérée comme la plus belle de la ville (qui en compte trois mille !) ou encore le grand bazar et ses quatre mille boutiques. Un dépaysement radical et permanent dans une ville où l’art islamique est autant surprenant que l’accueil des Turcs, maîtrisant à la perfection un art culinaire séculaire, raffiné et gourmand à la fois. Des petits restaurants à l’ombre des remparts aux grandes enseignes du centre-ville, tous honorent, tout au long de la journée et jusqu’à tard dans la nuit, une cuisine toujours en quête de reconnaissance, malgré la variété de ses recettes et l’harmonie de ses couleurs. Les mezze (plateau de hors-d’œuvre) sont très appréciés et leur (dense) palette de saveurs constitue un vrai repas.




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