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Querelles familiales à l’Opéra 

Après le succès de 7 Minuti, l’Opéra national de Lorraine présente, en coproduction avec l’Opéra national du Rhin, La Divisione del Mondo de Giovanni Legrenzi du 20 au 27 mars.

La belle programmation de la saison lyrique de l’Opéra national de Lorraine se poursuit avec cet opéra baroque, méconnu du grand public. Pourtant, le compositeur italien Giovanni Legrenzi est l’une des grandes figures de l’opéra du 17e siècle. Parmi ses ouvrages, il n’en reste souvent que le titre. Sauf pour La Divisione del Mondo qui connaît un succès considérable à sa sortie, à Venise, en 1675. L’œuvre, commandée par le marquis Guido Rangoni, compte au moins 13 reprises à travers toute l’Italie en 1683 et 1699. Elle est appréciée par sa dimension spectaculaire, la magnificence des décors, ses machineries et ses effets spéciaux.  Pour l’occasion, le public retrouvera le chef d’orchestre Christophe Rousset, déjà venu en 2014 à Nancy pour L’Orfeo de Monteverdi et en 2015 pour Armide de Lully. Lui qui redonne vie à la beauté des œuvres du 17e siècle interprètera cette partition à la tête de son ensemble Les Talens Lyriques.

« Comédie de mœurs »

Une grande guerre a fait rage entre les Titans et les dieux olympiens. Jupiter victorieux a réussi à briser les chaînes de son père Saturne, prisonnier des Titans. Le monde est fractionné et il s’agit à présent pour Jupiter de procéder à une division équitable du monde. C’était sans compter sur la beauté de Vénus qui allait déclencher une guerre totale et tout aussi impitoyable…

Pour cette première française, l’artiste néerlandaise Jetske Mijnssen met en scène une « comédie de mœurs ». Pour elle, « il est rare de trouver un opéra aussi drôle, effronté et direct que celui-ci ».

La Divisione del Mondo est avant tout une histoire de famille, réunissant quatre générations. Des personnalités qui s’aiment, qui se détestent. « Les liens entre eux sont indéfectibles et en font une véritable famille : aucun n’est capable de vivre avec ou sans les autres. En résumé, c’est notre propre histoire. »

Sur scène, les 12 chanteurs campent les rôles des différents dieux et déesses, entre combats intimes et attitudes compulsives. « Avec l’équipe artistique que j’ai créée pour cette production – Herbert Murauer pour la scénographie, Julia Katharina Berndt pour les costumes et Bernd Purkrabek pour la lumière – nous avons inventé un lieu et des costumes qui devraient permettre à ces personnage modernes mais aussi excessifs et à leurs querelles d’exister. » Un retour à un répertoire plus classique pour l’Opéra national de Lorraine qui signe, avec l’Opéra national du Rhin, une belle revisite d’une œuvre « tragicomique » tombée dans l’oubli.

Du 20 au 27 mars • Tarifs : de 5 à 75€ • Renseignements et réservations : 03 83 85 33 11 • opera-national-lorraine.fr

PUBLI-REPORTAGE • Photos © Klara Beck, DR



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