La Confiserie des Hautes-Vosges

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Au cœur des Hautes-Vosges, à Plainfaing, venez plonger dans un univers de délices sucrés à faire pâlir d’envie Hansel et Gretel. Ici, tout est fait de manière traditionnelle. Les cuves exaltent des odeurs de fleurs, de fruits, de pin. Un régal !

Il est des endroits magiques, qui rappellent des souvenirs et des sensations, des endroits dans lesquels on voudrait tout voir, tout goûter. Ces endroits magiques, il n’est pas toujours nécessaire de partir à l’autre bout du monde pour les trouver. Il suffit d’aller dans les Vosges.
A Plainfaing, au sud de Saint-Dié, se trouve l’un de ces endroits : la confiserie de la famille Claudepierre. Tout est fabriqué de manière artisanale et aromatisés avec des huiles essentielles ou des arômes naturels. Une qualité du geste qui se retrouve dans les produits tous faits maison.

De vrais bonbons des Vosges !

L’avantage des bonbons de la Confiserie des Hautes-Vosges [CDHV], c’est qu’ils sont vraiment faits dans les Vosges. Une évidence qu’il est bon de rappeler de nos jours. Et il faut le dire d’autant plus que les célèbres bonbons « La Vosgienne » – des concurrents fabriqués en Espagne – n’ont de vosgiens que le nom ! Vous ne me croyez pas, allez vérifier sur les boites, c’est écrit en toute lettre. Comme quoi, il n’y a pas que les lasagnes….
Les produits de la CDHV, eux, sont toujours fabriqués à l’ombre du col du Bonhomme. La technique, traditionnelle et authentique, est héritière d’un savoir-faire ancien.

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Une fabrication précise

J’ai voulu en savoir plus. Direction la confiserie où, mêlée à un groupe de visiteurs, j’ai découvert presque tous les secrets de la naissance des vrais bonbons vosgiens. Le b.a.-ba de tout bonbon qui se respecte, c’est le sucre et surtout sa cuisson dans de gros chaudrons en cuivre. La durée, la température (145°C vérifiés à main nue !) sont des éléments clefs. S’ensuit alors un véritable ballet : le sucre est versé sur une table. On incorpore alors rapidement les arômes puis on malaxe la pâte qui durcit. C’est physique, et indispensable pour obtenir un mélange homogène. La pâte est ensuite découpée en bandes puis passée dans des laminoirs afin de donner les formes voulues : cônes de pin, fleurs, baies, etc. Certaines bandes sautent l’étape du laminoir car elles sont cassées à l’ancienne, à la main. Les bonbons obtenus sont donc irréguliers.

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Parfums, parfums….

L’avantage d’aller visiter la CDHV, c’est que l’on peut presque tout goûter ! Parmi les nombreux parfums proposés, j’ai eu des coups de cœur pour le coquelicot, la violette et bien sûr les bourgeons de sapin des Vosges.
La variété d’arômes proposés est impressionnante : eucalyptus (l’extra fort « décoiffe » et offre une vraie sensation de frais), résine des Vosges, anis, mirabelle (c’est la nouveauté 2012 m’a-t-on dit), myrtilles, framboises, mures, menthe, agrumes (dont la bergamote), etc.
A cela il faut rajouter les caramels durs au lait et cacao ou au sel de Guérande, les nougats, les pralines roses aux cacahuètes, la croquante sans oublier les Glaçons des Vosges (cacahuètes grillée à sec et enrobage à la vanilline) et les papillotes.
La plupart des bonbons sont vendus en vrac dans des sachets de 250 gr. mais les amateurs de boites en fer trouveront aussi leur bonheur. Et pour ceux qui veulent aromatiser leur infusions, optez pour les brisures de bonbons en vrac ou en dosette.

Je suis sortie de ma visite les bras chargée de bonbons. Je pensais en avoir pour des mois, mais de retour à Nancy, je me suis rendue compte que ma réserve avait déjà été bien entamée ! La faute à ces bonbons qui ont le tort d’être trop bons.

Confiserie des Hautes-Vosges
88230 Plainfaing (Route du Valtin) • www.cdhv.fr

VISITES

  • La Confiserie se visite tous les jours, sauf le dimanche et les jours fériés, de 10h à midi et de 14h à 18h.
  • Le parking est gratuit
  • En plus des ateliers, un musée du bonbon vous apprendra toutes les techniques de fabrication à travers les siècles.
  • Il n’est pas nécessaire de réserver, sauf pour les groupes (03 29 50 44 56).