7e Semi Marathon – Le Grand Nancy à grandes foulées

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C’est un des plus beaux rendez-vous sportifs grand public de l’automne. La grande boucle autour de la cité ducale est aujourd’hui un incontournable pour les amoureux de la course à pied. Les plus affutés s’y affrontent pour le compte du championnat de France, les autres l’attaque comme un défi de 21, 1 kilomètres, sans faiblir.

L’image est devenue familière : une foule sautillante, souriante mais concentrée, s’agglutine en bas de la rue Stanislas. Ceux qui sont venus de loin prennent quelques photos sur la place, les autres tentent de se réchauffer les cuisses dans ces premiers jours d’octobre un peu frais. Puis le départ sonne la mise en branle de ce grand serpent de plusieurs milliers de coureurs. Les premiers décollent, les suivant s’activent lentement. Le faux plat de la première enfilade jusqu’à Villers-les-Nancy crée les premiers écarts.
La boucle dessinée par les équipes de Pascal Thiébaut, l’ancien champion de France du 5000m reconverti dans l’organisation d’événements sportifs, reprend cette année le même tracé que l’an dernier. Il conduit les coureurs jusqu’à Vandœuvre puis Heillecourt et Jarville. Des premières hauteurs jusqu’aux rives de Meurthe, le tracé propose une variété de cadres et d’ambiance, tantôt urbaine, tantôt bucolique. Un point commun  : la présence de spectateurs, de supporters, de familles venus encourager un coureur anonyme ou un papa courageux.

Records à battre

Depuis 2011, le curseur du nombre de participant ne cesse de grimper. D’un peu moins de 2000 à l’époque, on est passé à plus de 3000 coureur l’an dernier, avec l’afflux des participants au circuit officiel du championnat de France.
En tête de cette course depuis plusieurs éditions : les indéboulonnables kényans, leur foulée légère, leur vitesse ahurissante et leur sourire discret. Déjà titré en 2011, l’un d’entre eux, Alfred Chérop s’est envolé l’an dernier à la mi course pour s’imposer sous l’arc Héré. Chez les féminines, Leonidah Mosop  a du batailler pour dominer sa compatriote Gladys Kipsoi.

Courir pour le plaisir

Mais derrière les kényans, qui donnent à la compétition ses lettres de noblesse sportive, c’est toute une communauté urbaine qui va vibrer dimanche 6 octobre au son des baskets sur les pavés, l’asphalte et les chemins du Grand Nancy. Car la course à pied convainc de plus en plus d’adeptes, qui transforment leur footing du dimanche en défi. Plans d’entraînements sur mesure, boutiques spécialisées, performance enregistrée sur smartphone : l’époque fait la part belle à une discipline qu’on jugerait facilement solitaire, mais qui rassemble beaucoup de valeurs de groupe. Beaucoup de « Runners » viennent participer au semi de Nancy avec des amis, des compagnons d’entraînement, voire de club. D’où cette ambiance incomparable avant, après, et même pendant la course, qui pour beaucoup, reste un pur moment de plaisir. Où la souffrance ne doit jamais prendre le pas sur le bonheur de courir.

Semi-marathon du Grand Nancy.
Dimanche 6 octobre.
Plus d’infos sur www.nancy.asptt.com