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Dossier Spécial Nancy

Au commencement était Nancy

En l’an 1000 nait celle qui deviendra la célèbre cité des ducs de Lorraine grâce à un certain Gérard d’Alsace…

L’histoire dit que Nancy viendrait du mot celte « nance » soit « le marais ». Une signification qui a provoqué nombreux débats entre historiens, géographes et autres linguistes. Mais aujourd’hui, c’est bien cette étymologie qui est retenue. « La ville a été construite par Gérard d’Alsace au XIe siècle sur une zone marécageuse, autour de la Meurthe » souligne Florence Dossmann de l’Office de Tourisme de Nancy.

Gérard d’Alsace, alors duc de Lorraine, récupère par garnison des lieux non attribués. Il crée une étape entre Metz et Saint-Nicolas-de-Port et implante un bourg fortifié à l’emplacement de l’actuel palais des ducs de Lorraine : Nancy est née. La ville-vieille se fortifie et se protège de toutes attaques extérieures mais l’installation croissante de commerces oblige à créer des murailles de plus en plus larges.

Janvier 1477 : victoire de René II lors de la bataille de Nancy. Il insuffle un nouvel élan à la ville où les faubourgs se développent en périphérie. Mais c’est à la fin du XVIe siècle que le paysage urbain se transforme grâce à Charles III. Il donne naissance à la ville-neuve, au sud de Nancy, d’une superficie 4 fois plus grande que la ville-vieille. Elle est créée par l’architecte italien Hieronimo Citoni en 1596.

Place Royale

Pourtant, c’est bien le nom de Stanislas Leszczyński qui résonne dans tous les esprits lorsque l’on évoque Nancy. Roi de Pologne, il est écarté du trône en 1709 et reçoit le duché de Lorraine en 1733. Stanislas s’applique alors à améliorer la qualité de vie des Nancéiens en participant à l’entretien d’écoles pour que celles-ci soient gratuites et consacre son temps et son argent à aider les œuvres. Stanislas décide de créer en 1752, en l’honneur de son genre – le roi de France Louis XV -, une place Royale afin de réunir la ville-vieille médiévale et la ville-neuve. Les travaux sont conduits par le célèbre architecte Emmanuel Héré et ne durent que trois ans.

En 1766, Nancy devient française. Mais la défaite de 1870, entraînant l’annexion de la Moselle et de l’Alsace va transformer la ville. La cité ducale accueille de nombreux réfu

giés, essentiellement des commerçants, des industriels et des artistes. Passant de 40 000 habitants à plus de 100 000, il est urgent de se réorganiser : la zone industrielle s’installe à l’Est, près du canal et les nouveaux quartiers se construisent près du chemin de fer, à l’Ouest. Dans ce contexte d’évolution et d’effervescence, se développe le mouvement « Art Nouveau » appelé « Ecole de Nancy » qui fait, encore aujourd’hui, sa réputation.

Un patrimoine unique

Gallé, Majorelle, Daum, Prouvé, Gruber… Tous font partie du mouvement Art Nouveau « Ecole de Nancy », patrimoine architectural et artistique de la ville.

La rue Felix Faure, le quartier Saurupt, la verrière du Crédit Lyonnais rue Saint-Jean, la maison Bergeret, la brasserie L’Excelsior… Ces bijoux architecturaux font la réputation de Nancy et font perdurer la beauté de l’Art Nouveau dans le paysage urbain. En 1900, sous l’impulsion d’Emile Gallé, se constitue une alliance de plusieurs dizaines d’artistes regroupés sous le nom d’« Ecole de Nancy ». La cité des ducs de Lorraine devient, avec Paris, l’un des plus importants foyers de l’Art Nouveau en France.

L’originalité de l’Ecole de Nancy réside en un rapport très étroit entre art et industrie où des pièces de série côtoient des créations uniques. Les artistes lorrains souhaitent briser la frontière entre arts mineurs (céramique, verrerie, ébénisterie, vitrail…) et arts majeurs (architecture, peinture, sculpture…) et placent ainsi « l’Art dans tout » en revendiquant « l’Art pour tous ». Ils utilisent le végétal comme source d’inspiration principale et participent à la création d’objets novateurs dans le décor mais aussi dans la forme et les matières utilisées. 

Place Stanislas à l’UNESCO

Autre symbole du patrimoine nancéien : la Place Stanislas. Symbole d’un art de vivre « à la française », la place porte la réputation lumineuse de la ville à travers le monde. Stanislas et son architecte Emmanuel Héré ont trouvé un lieu idéalement situé entre ville-vieille et ville-neuve. Tout autour de la place, les grilles ornées de feuilles d’or de Jean Lamour unissent les bâtiments les uns aux autres. Au nord, Héré conçoit des « basses faces » limitées au premier niveau des autres pavillons pour des raisons de défense militaire. Au centre de la place, une statue représentant Stanislas est érigée en 1831.

En 1983, avec la place de la Carrière et la place d’Alliance, la place Stanislas est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Après deux ans de travaux en 2005, la place a retrouvé sa splendeur d’origine et est devenue totalement piétonne. Elle est considérée aujourd’hui comme la plus belle place Royale d’Europe.

La Villa Majorelle

C’est en 1898 que Louis Majorelle confie à l’architecte Henri Sauvage, en collaboration avec Lucien Weissenburger, l’élaboration de sa maison nancéienne, un symbole de l’Art Nouveau. Classée Monument Historique depuis 1996, la Villa Majorelle se refait une beauté depuis l’automne dernier. Aussi appelée Jika, elle se dissimule aujourd’hui sous un rideau d’acier. Objectif : refaire intégralement la toiture afin de lui redonner son aspect d’origine, tant par l’emploi d’ardoises biaisées et noues rondes que par la restauration des cheminées. Parallèlement, un nettoyage des façades est complété par le remplacement de pierres abimées, la réfection de certains joints, le nettoyage des éléments de grès, la restauration de la fresque à décor de coq et la mise en peinture des menuiseries.

La Villa Majorelle révèlera toute sa splendeur au public et fêtera la fin de ses travaux lors des Journées Européennes du Patrimoine les 16 et 17 septembre prochains. Afin de permettre au plus grand nombre de découvrir la Villa rénovée, elle sera accessible dès le 15 septembre de 20h à minuit et le 16 septembre de 18h à minuit. Les visites seront gratuites pendant ces 3 jours exceptionnels !

 Info et réservation : 03 83 17 86 77 ou servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

Figures de l’Ecole de Nancy

Emile Gallé : Maître verrier, céramiste et ébéniste. Fondateur de l’Ecole de Nancy en 1901. Il devient l’ambassadeur du cristal en France et à l’étranger à partir de l’exposition Universelle de 1889.

Louis Majorelle : Ebéniste et décorateur. En 1898, il confie à l’architecte Henri Sauvage, en collaboration avec Lucien Weissenburger, l’élaboration de sa maison de Nancy, la villa Majorelle, typique de l’Art Nouveau.

Victor Prouvé : Peintre, sculpteur et graveur. Il conçoit des décors de verreries et de meubles pour Émile Gallé. Il travaille entre autres pour Eugène Vallin et les frères Daum.

Antonin et Auguste Daum : Créée en 1878, Antonin Daum reprend la cristallerie familiale à la mort de son frère Auguste en 1909. Longévité et créativité sont les caractéristiques de la maison Daum qui a su, au fil du temps, faire évoluer sa production, notamment de la pâte de verre à la pâte de cristal, technique redécouverte par Amalric Walter et qui a contribué à faire rayonner sa renommée. Aujourd’hui, la maison Daum est connue du monde entier et continue à produire, dans sa manufacture historique à Nancy, des pièces d’exception selon un savoir-faire inégalable.

Des musées remarquables

Impossible de passer par Nancy sans visiter l’un de ses musées. Et pour vous aider à faire votre choix, voici un petit descriptif de ce que renferment ces lieux incroyables.

Le musée de l’Ecole de Nancy est l’un des rares musées dédiés à l’Art Déco nancéien. Installé dans l’ancienne propriété d’Eugène Corbin, il rassemble des objets d’art, de verre, de faïence, des meubles et autres luminaires des plus grands noms de l’Ecole de Nancy comme Gallé, Majorelle ou encore Vallin. Profitez également de son jardin, magnifique, avec ses bassins et son pavillon aquarium en forme de chapeau chinois qui abrite de nombreuses variétés végétales créées par les horticulteurs nancéiens de l’époque. Autre lieu de verdure remarquable : le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt. Avec plus de 12 000 espèces en culture, c’est un véritable musée des plantes qui s’ouvre sous vos yeux ! Au cœur d’un parc de 27 hectares, découvrez l’extraordinaire richesse du monde végétal avec des plantes traditionnelles mais aussi des collections historiques et spécialisées (orchidacées, plantes succulentes, insectivores…). Idéal pour vos sorties en famille !

Le Muséum Aquarium est de loin le préféré des enfants ! Lieu de culture scientifique et technique, il vous invite à découvrir le monde animal. Ses 57 aquariums vous plonge dans les eaux de la mer Rouge, du fleuve Amazone ou du Lac Victoria. Au premier étage, plus de 600 animaux sont exposés dans une mise en scène pédagogique et attractive. Et ne manquez pas l’exposition « Moches ! » visible jusqu’au 24 septembre. Vilains, repoussants, laids, dégoûtants… apprenez à regarder différemment ces espèces au physique… pas facile !

Enfin, le Musée de l’Histoire du Fer, inauguré en 1966, présente de façon chronologique l’évolution des techniques de production du fer, de la fonte et de l’acier à travers les époques en s’appuyant sur des maquettes, des objets originaux et une impressionnante documentation iconographique. Complétez votre visite par l’espace dédié à Jean Prouvé et le Domain de Montaigu, une demeure exceptionnelle et encore trop méconnue, accessible au public pendant la belle saison, tous les week-ends.

Les musées sont gratuits les premiers dimanches du mois.

Palais des Ducs de Lorraine – Musée Lorrain

Ouvert en 1850, le Musée Lorrain possède aujourd’hui 4 500 m² d’exposition entre le Palais Ducal édifié par les ducs de Lorraine, l’un des premiers témoins de la Renaissance dans l’Est de la France, et le Couvent et l’Eglise des Cordeliers du XVIe siècle. Objets quotidiens, parures, armements et sculptures des civilisations gallo-romaines et mérovingiennes, toiles de Georges de la Toul, gravures de Jacques Callot… Le Musée Lorrain renferme dans sa collection près de 155 000 œuvres et témoigne de la remarquable vie artistique et culturelle de la région.

Aujourd’hui, le Musée Lorrain est engagé dans un projet de rénovation porté par la Ville de Nancy en partenariat avec l’État, la Région Grand Est, le Département de Meurthe-et-Moselle et la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain. L’agence Dubois & associés est en charge du projet architectural et transformera le musée en un « palais-promenade » doté de 5 parcours de visite : un circuit historique et chronologique et quatre autres parcours thématiques. L’un des plus importants musée d’art et d’histoire de France deviendra, d’ici 2023, un ensemble patrimonial de dimension internationale.

Le Palais des Ducs de Lorraine – Musée Lorrain reste ouvert au public pendant sa transformation. Actualité : exposition « C’est notre histoire » à partir du 7 octobre dans le cadre du projet « Lorrains sans frontières ».

Musée des Beaux-Arts

Créé en 1793, le musée des Beaux-Arts, situé sur la Place Stanislas, est le lien entre la ville-vieille et la ville-neuve. Au cœur de l’histoire de Nancy, le musée est installé dans trois bâtiments, chacun représentant une époque comme le montre ses différents escaliers. Le premier, en colimaçon, vous emmène dans le Pavillon XVIIIe siècle du Collège de médecine sur la Place Stanislas, puis l’escalier Art Déco vous guide dans les années 1930 et enfin, l’escalier moderne, droit et épuré, vous invite à découvrir l’extension contemporaine du musée réalisée en 1999.

Le musée des Beaux-Arts renferme une collection impressionnante de peintures de différents courants de l’art en Europe, du XVe au XXIe siècle. Ainsi, les œuvres de Tintoret, Caravage, Rubens, Delacroix, Monet, Picasso côtoient la collection de 600 pièces Daum, installée dans le sous-sol du musée.

Actualité : à partir du 7 octobre, découvrez l’exposition « Les couleurs de l’Orient » dans le cadre du projet « Lorrains sans frontières ».

Entretien avec Laurent Hénart

Maire de la ville de Nancy

Depuis son élection en 2014, Laurent Hénart s’emploie à faire de Nancy une place économique forte au sein de la région Grand Est.

Quelles sont les priorités pour Nancy dans les années à venir ?

Tout d’abord, le développement économique et l’attractivité. Nous enclenchons des projets dans des filières comme la santé et le bien-être, les matériaux et l’énergie, le digital, les industries culturelles et créatives pour valoriser notre écosystème. Nancy est une ville de commandements publics et privés, c’est la raison pour laquelle nous travaillons avec de grands groupes d’entreprises pour qu’ils choisissent l’implantation nancéienne. Nous avons renouvelé, il y a quelques mois, notre partenariat avec EDF pour les « Rendez-vous Place Stanislas » par exemple, qui a choisi d’installer ses directions de l’est de la France dans le quartier Nancy Grand Cœur.

Deuxième point : nous voulons être la métropole de l’entreprenariat où il est facile de monter ou de reprendre une entreprise. Nous participons également à la stratégie économique de la Région Grand Est dans les industries du futur. Voilà aujourd’hui nos priorités et c’est vrai que la métropole est un levier nécessaire sur le plan économique.

Les travaux du nouveau quartier Nancy Grand Cœur ont débuté il y a deux mois. Dans le but de redynamiser le centre-ville ?

Bien sûr, cela participe au dynamisme du centre-ville. Nancy est la première zone commerciale de Lorraine. Avec Nancy Grand Cœur, nous allons plus loin. Nous donnons une version moderne du centre-ville, qui relie le centre historique, la gare TGV et le Centre des congrès. Ce nouveau quartier a provoqué de grands investissements privés, comme par exemple Hammerson ou Deromedi qui investissent plus d’une dizaine de millions d’euros, l’un dans le centre commercial Saint Sébastien, l’autre dans la galerie, pour l’agrandir et le rendre encore plus attractif.

Nancy Grand Cœur, c’est aussi la volonté d’accueillir plus d’habitants avec près de 800 nouveaux logements. C’est un éco-quartier avec des bâtiments qui assurent la transition énergétique et un espace vert en son cœur. L’idée est de garder la trace de l’Histoire dans ce quartier gare. Moderniser, ce n’est pas oublier. On ajoute le présent et on invente le futur.

À quel stade se situe le projet Grand Nancy Thermal ?

Un modèle économique a été rendu public dans l’idée de voir naître un centre thermal, non seulement dans le sens médical du terme, mais aussi au sens « confort ». Nous voulons développer ces activités à Nancy Thermal avec une proposition hôtelière qui accompagnera l’équipement. Mais nous voulons aussi garder des infrastructures publiques ouvertes à tous : les piscines, couverte et découverte, seront toujours là. En ce moment, des groupes d’entreprises et des architectes répondent à nos appels à projet. A l’échelle du Grand Nancy, nous sommes en train de dialoguer avec eux afin de retenir le meilleur projet. L’ensemble thermal devrait ouvrir d’ici 2021 ou 2022.

Ce mois de septembre marque la première rentrée des trois écoles réunies à Artem. Un sentiment ?

C’est une fierté. Nous sommes 15 ans après les premières inscriptions du projet Artem dans les schémas d’Etat. Cela prouve qu’il n’y a pas de grand projet sans ténacité. Le fait que le séminaire gouvernemental se soit tenu à Artem montre bien, à l’échelle européenne, que c’est un projet remarquable. Nous réunissons les mondes des arts, des sciences et du commerce pour les faire travailler ensemble. Peu de projets universitaires atteignent ce niveau d’interdisciplinarité.

Artem, c’est aussi l’institut Jean Lamour avec 500 enseignants-chercheurs et techniciens, l’un des plus grands laboratoires européens sur les matériaux du futur.   

Quelle est la force de Nancy selon vous ?

C’est une ville qui a le niveau de services d’une grande métropole européenne mais qui reste à échelle humaine. Dans la vie quotidienne, il y a une forme de facilité, de simplicité. Elle prend appui sur son patrimoine mais elle reste curieuse. Elle puise dans son histoire mais elle va au-delà de son identité.

Nancy est aussi une ville humaniste. Nous défendons des valeurs de respect et de tolérance vis-à-vis des différences qui font partie de notre vie citadine. En ce sens, nous travaillons avec les écoles et le monde associatif. Nancy a d’ailleurs fait le choix de maintenir l’ensemble des moyens financiers pour les 700 associations du territoire. Les ducs de Lorraine ont souhaité que Nancy rayonne autant par les arts et le savoir que par les armes et je pense que nous perpétuons cette volonté. 

Pour conclure, si vous ne deviez choisir qu’un lieu à Nancy ?

Le lieu que tous les Nancéiens montrent, c’est bien évidemment la Place Stanislas. Le son et lumière est une réussite en terme de fierté des habitants. Nous y amenons notre famille, nos amis, pour découvrir la mise en lumière d’une place que l’on voit d’habitude plutôt de jour.

Personnellement, je crois aussi beaucoup dans le projet du Palais des ducs de Lorraine. C’est l’exemple type de la capacité que nous avons de prendre un élément fort de notre patrimoine en ayant l’ambition d’une rénovation profonde. Il sera le musée d’art et d’histoire le plus moderne d’Europe ! Nancy, c’est ça. La capacité à revisiter les choses… Propos recueillis par Pauline Overney

Nancy vous donne rendez-vous

Le 14e jardin éphémère

du 30 septembre au 5 novembre

Pour fêter le retour de l’automne, chaque année, la Place Stanislas se voit accueillir un grand jardin éphémère en son cœur. Une invitation au dépaysement attendue par les habitants mais aussi par les touristes, nombreux à faire le déplacement pour découvrir Nancy dans sa robe aux couleurs orangées et rubis.

En 2016, le jardin éphémère rendait hommage à « Stan, royal jardinier » à l’occasion du 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France. Cette année, « le jardin aura la forme d’une grande feuille d’érable. « Place à l’arbre » est le thème de cette nouvelle édition en écho à Embranchements qui a eu lieu en juin dernier » dévoile Pierre Didierjean, directeur des Parcs et Jardins de Nancy.

Nancy Jazz Pulsations

du 11 au 21 octobre

Nancy ne serait pas Nancy sans son célèbre festival NJP ! La première édition a vu le jour en 1973 et ne cesse, depuis, d’attirer les foules en quête d’un rendez-vous musical de grande qualité. Pour sa 44e année, le NJP vous emmène dans un jeu de piste musical à travers la ville, de l’Autre Canal à la salle Poirel, de la Manufacture à l’Opéra sans oublier le Hublot et le célèbre chapiteau de la Pépinière.

« Le NJP propose une programmation qui fait cohabiter les univers musicaux qui se rejoignent dans la même envie de bousculer les oreilles et les conventions » souligne Claude-Jean « Tito » Antoine, président du festival. Ainsi, on retrouve à l’affiche une jolie soirée composée de Laura Cahen et Camille le 13 octobre, CharlElie Couture et son album venu de Louisiane le 14, une soirée en hommage à Django Reinhardt le 17, le Nigérien Keziah Jones le 20 et une programmation 100% féminine pour clôturer le festival avec la présence d’Ayo, de Juliette Armanet de Calypso Rose ! Infos : nancyjazzpulsations.com

Les fêtes de Saint-Nicolas

du 24 novembre au 31 décembre 

Qu’ils ont de la chance les enfants lorrains… Avoir un cadeau de la part de Saint-Nicolas avant même ceux du Père Noël ! Fête traditionnelle lorraine, la Saint-Nicolas se fête normalement le 6 décembre. Mais un jour de festivité, c’était bien trop peu ! C’est pourquoi la ville de Nancy fait durer le plaisir du 24 novembre au 31 décembre avec un week-end événement les 1er, 2 et 3 décembre. Trois jours de programmations gratuites et ouvertes dans toute la ville : grand défilé composé de 20 chars et de plus de 800 artistes, village de Saint-Nicolas, spectacle de projection Place Stanislas, visite de la caverne du père Fouettard… Cette année, la thématique du « grand festin » a été retenue, ce qui promet un moment gourmand et convivial autour d’un vin chaud et d’un pain d’épices ! La Belgique, où la Saint-Nicolas est aussi fêtée comme il se doit, sera l’invitée d’honneur de cette nouvelle édition. Il ne reste plus qu’à attendre la remise des clés de la ville par la Maire au Saint Patron pour la distribution des cadeaux… Mais surtout n’oubliez pas la clémentine et le sucre aux pieds de vos souliers pour l’âne de Saint-Nicolas ! Infos : nancy.fr

La belle plante

Avec ses 242 hectares d’espaces verts et une politique « zéro pesticide », Nancy est sans conteste une « ville qui cultive la vie ».

Au détour d’une rue, d’une ruelle ou d’un monument se dresse un espace de verdure enchanteur. A Nancy, il est difficile de se promener sans croiser un parc ou un jardin sur votre route. Et pour cause, les chiffres sont impressionnants : 11 parcs et 13 jardins (dont 3 remarquables), 23 squares, 30 000 arbres, 415 000 plantes produites, 8000 m² de surfaces fleuries réparties dans toute la ville…

Il est vrai que la visite du Parc de la Pépinière avec son hêtre pourpre vieux de plus de 140 ans est immanquable, tout comme la flânerie dans les allées du Parc Sainte Marie. Mais laissez-vous surprendre par la vue imprenable sur la cité ducale au Parc de la Cure d’Air et plongez dans l’univers de l’Art Nouveau au jardin du Musée de l’Ecole de Nancy ! Et il y en a encore tant d’autres à découvrir…

nancy-tourisme.fr/decouvrir/parcs-et-jardins

Les incontournables de Pierre Didierjean, directeur des Parcs et Jardins de Nancy

«  Il est difficile de n’en choisir qu’un, alors je vous en propose deux ! D’abord, le jardin de la Citadelle, accessible par la rue Henri Deglin. Il est adossé à la Porte de la Citadelle édifiée en 1598 par Charles III et se situe sur les remparts de la Vielle Ville. C’est un jardin secret, de composition médiévale mais influencé par la Renaissance dans lequel on découvre des plantes médicinales, officinales et aromatiques. On y trouve par exemple l’Anémone du Japon, le rosier châtaigne (rosa Roxburghii) cultivé dans les années 1600 ou la plante du Raifort dont on utilisait la racine que l’on râpait pour le pot-au-feu. J’aime son caractère secret, c’est l’endroit idéal pour lire au calme !

Le deuxième, incontournable, est le jardin Dominique Alexandre Godron près du Muséum Aquarium qui abrite un patrimoine arboricole exceptionnel comme un Ginkgo Biloba « pendula », arbre aux 40 écus pleureurs unique en Lorraine ou encore un Noyer Noir d’Amérique. C’est un jardin-laboratoire où nous expérimentons la pousse de plantes non-commercialisées en lien avec les producteurs. Il y a une importante collection de plantes vivaces et la présentation de plantes estivales en lien avec le fleurissement de la ville, selon un thème qui se renouvelle tous les ans. J’aime ce jardin pour son tracé où l’on peut contempler les arbres sereinement. »

Nancy, la sportive

Bon pour le corps et pour l’esprit, le sport prend une place importante à Nancy qui compte deux clubs professionnels et qui forme des athlètes de haut niveau.

« Qui s’y frotte s’y pique ! » : on ne présente plus l’AS-Nancy Lorraine, le club historique de football professionnel nancéien ! L’association sportive Nancy-Lorraine est fondée en 1967 sous l’impulsion de Claude Cuny pour sauver le club lorrain. Déjà championne de France de deuxième division en 1975, l’ASNL vit l’une de ses plus belles années en 1978 en finale de la Coupe de France avec un but victorieux signé Michel Platini face à l’OGC Nice. Après l’avoir quittée en 2011, Correa reprend les rênes de son équipe de cœur en 2013 et met tout en œuvre pour la maintenir au plus haut niveau. Cette année, les joueurs de l’ASNL sont entraînés par un nouveau coach : Vincent Hognon. Cet ancien défenseur de Saint-Etienne et de Nice, formé à l’ASNL, a la mission de relancer les Nancéiens dans la course pour retrouver la ligue 1 !

Autre club emblématique de Nancy : le SLUC Nancy Basket Pro. C’est aussi en 1967 que Pierre Rebourgeon créé le SLUC. Quatre ans après sa fondation, le club atteint l’élite du basket français de l’époque : la Nationale 1. En 1994, le SLUC accès à la pro A et ce pendant 22 saisons ! En 2008 et 2011, les Cougars (comme on les surnomme) s’offrent même deux titres de champion de France ! Fleuron du sport dans la région Grand Est, le SLUC a accueilli dans ses rangs des joueurs de renom comme Nicolas Batu (NBA) en 2011 ou Florent Piétrus (équipe de France) de 2013 à 2015.

Nancy s’illustre donc en foot et en basket chez les pros mais offre aussi de belles performances dans des clubs de haut niveau à l’instar du Grand Nancy Métropole Handball, une référence du handball masculin en Lorraine. Évoluant dans le championnat de France de PROLIGUE depuis plus de dix ans, le club incarne une certaine stabilité et un esprit convivial. Le Grand Nancy Volley-ball est, elle, l’équipe phare du volley-ball masculin de la Métropole. En progression constante depuis plusieurs saisons, la formation est aujourd’hui pensionnaire de Ligue BM, le 2e échelon national. Enfin, l’équipe féminine du Vandoeuvre Nancy Volley-ball se distingue en jouant en Ligue A F, l’élite féminine de leur discipline.

La Métropole du Grand Nancy est le partenaire public majeur de tous ces grands clubs qui n’hésitent pas à donner de leur temps au service des clubs et associations de l’agglomération lors d’opérations de promotion des valeurs du sport. La ville de Nancy est également un soutien de taille pour ces clubs.

Grands équipements

L’agglomération nancéienne sait également se doter d’infrastructures idéales pour la pratique des sportifs à l’instar du pôle nautique sur les rives de la Meurthe créé en 1997. Il propose des équipements remarquables pour les athlètes et dispose d’atouts de poids avec le parcours d’eaux vives et le plan d’eau de la Méchelle. Le pôle nautique accueille également les pensionnaires des Pôles France d’aviron et de canoë-kayak à l’image du toulois Pierre Houin, champion olympique en aviron à Rio en 2016.

Le pôle aquatique du Grand Nancy réunit neuf piscines dont trois olympiques. Un terrain idéal pour accueillir le Meeting international de natation qui réunit, chaque année, les grands noms de la discipline. D’autres grand rendez-vous rythment les saisons sportives de Nancy : le meeting d’athlétisme Stanislas au stade Raymond Petit à Tomblaine, par exemple, qui a vu en juin dernier des grands champions sur sa piste comme Pierre-Ambroise Bosse sur 800 mètres (champion du monde à Londres cette année) et Renaud Lavillenie en saut à la perche. L’agglomération nancéienne accueille également chaque année le semi-marathon et parfois quelques belles étapes du tour de France.

En plus du pôle nautique, la métropole est aussi équipée d’un parc des sports qui est le temple des équipes du Vandoeuvre Nancy Volley-Ball et du Grand Nancy Métropole Handball, d’un palais des sports pour les matchs du SLUC, du stade Marcel Picot pour les matchs de l’ASNL, d’un hippodrome, d’un golf, d’un VTT parc, d’un pôle équestre… Bref le Grand Nancy n’en finit plus de bouger !

Version étudiante

A Nancy, un habitant sur six est étudiant. La diversité des formations ainsi que le nouveau projet Artem attirent, chaque année, de plus en plus de jeunes.

Qu’il fait bon de venir étudier à Nancy. Pas moins de 47 000 étudiants résident dans la cité ducale. L’Université de Lorraine, regroupant les formations dispensées dans la région (Nancy, Metz, Epinal, Saint-Dié, Thionville, Longwy…), est la 1ère université de la région Grand Est avec 70 000 étudiants. « Il y a une excellence universitaire incontestable à Nancy » souligne Laurent Hénart, maire de la ville. Le Grand Nancy est l’un des 12 sites d’excellence en France reconnu par le Plan Campus. Le pôle de recherche et innovation, où 390 thèses sont soutenues chaque année, est classé Top 250 du classement mondial de Shanghai. La métropole du Grand Nancy se distingue notamment par ses formations d’ingénieurs prestigieuses à l’image de l’École des Mines, AgroParisTech, l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries, Telecom Nancy… « Nous avons également le numerus clausus le plus important dans les formations médicales et paramédicales » ajoute Laurent Hénart. Certains étudiants viennent également trouver des formations qui n’existent qu’à Nancy comme, par exemple, la licence Études Culturelles à la Faculté de Lettres ou la Music Academy International.

Mais venir étudier à Nancy, c’est aussi profiter de sa vie étudiante au maximum ! En plus des nombreux bars et discothèques présents dans la ville, la métropole du Grand Nancy propose des événements festifs et incontournables à l’instar des 24h de Stan (course de chars à pédales) ou encore des nocturnes étudiantes qui ont lieu en septembre ou de la manifestation « 1 nuit, 6 musées » qui invite les étudiants à découvrir le patrimoine muséal nancéien gratuitement.

ARTEM, projet innovant

Cette rentrée 2017-2018 a une résonnance toute particulière pour l’alliance Artem. Après l’École des Mines et l’École nationale supérieure d’art et de design, c’est au tour de l’ICN Business School de prendre ses quartiers dans le nouveau campus. Tout commence en 1999, date de la création du projet, pour répondre aux nouvelles exigences socio-économiques de notre époque. Dix-huit ans après, Artem devient un projet universitaire interdisciplinaire unique en Europe. Ce campus d’excellence d’une superficie de 97 000 m² accueillera 3 500 étudiants chaque année.

L’objectif de l’alliance Artem est de faire cohabiter les mondes des arts, des sciences et du commerce pour favoriser de nouveaux comportements, adaptés à la complexité, à la transversalité des pratiques et au besoin d’agilité, de mobilité et de réactivité de la société du 21e siècle. Ainsi, en plus des lieux de rencontres où les étudiants peuvent échanger et interagir (pôle d’enseignement, médiathèque, maison des étudiants…), Artem a mis en place des ateliers où, une journée par semaine, 650 étudiants des trois écoles sont réunis pour travailler ensemble sur un sujet proposé par des entreprises ou des associations. Les « CB days », autre initiative du campus, permettent aux étudiants d’expérimenter la transdisciplinarité en imaginant le lancement d’un projet d’entreprise en groupe.

Les trois écoles réunies à Artem accueilleront également une partie des 1 500 étudiants de l’ISAM/IAE, institut supérieur d’administration et de management en septembre prochain. Bonne rentrée à tous !

Tiffany Maxime

étudiante en Lettres Modernes

« Je viens du Nord, à côté de Maubeuge. Souvent lors de concerts, je rencontrais des personnes qui venaient de Nancy et qui m’en disaient beaucoup de bien. Alors je suis venue faire mes études ici ! La formation de Nancy en Lettres Modernes est très réputée, des étudiants viennent de région parisienne pour la suivre ! J’aime Nancy car c’est une ville étudiante à taille humaine, avec plein d’endroits originaux comme la Machine à Vapeur qui est un bar sur une péniche. J’ai fait plein de connaissances ici, ça bouge beaucoup ! »

Bao-Vi Defaux

étudiante en 3e année à l’Ecole des Mines

« Je n’avais pas envie de faire mes études à Lille d’où je suis originaire. Je suis donc venue aux Mines de Nancy et je n’ai pas été déçue ! Le fait que le campus Artem soit dans la ville c’est un plus car on a facilement accès au centre. En plus, tout se fait à pied à Nancy donc c’est pratique. À Artem, nous sommes dans des bâtiments ultra neufs avec de très bons équipements ! Je me souviens d’un projet intéressant qu’on a réalisé avec les Beaux-Arts où l’on a créé un jeu vidéo tous ensemble, eux pour le graphisme, nous pour le codage. Artem, c’est une bonne idée mais ce ne sont encore que les débuts. Il faudra voir avec le temps si la synergie entre les trois écoles se produit ! »

C’est la rentrée, on adopte un biclou !

« Visitez, pédalez, roulez ! » A chaque rentrée, la Maison du Vélo de la métropole du Grand Nancy incite les étudiants à adopter le biclou comme moyen de transport avec des tarifs très avantageux. Par un système d’abonnement, vous pouvez louer votre vélo pour une semaine (5.50 €), pour un mois (11 €), pour un trimestre (22 €) et même à l’année (55 €). Pour ce dernier, cela vous revient à 0.15 € par jour ! « Les étudiants aiment pouvoir louer leur vélo sur une longue durée » explique Cyrille Hausermann, référent mobilité à la Maison du Vélo. « La formule par trimestre est pratique pour ceux qui n’aiment pas trop se déplacer à vélo en hiver. Ça leur permet de faire une pause et de revenir pour le printemps. » Les VélOstan, comme on les appelle, sont disponibles à la Maison du Vélo rue Charles III. Ils sont loués avec deux antivols (un U ou une chaîne) et avec un bloque roues. L’entretien des usures courantes (freins défaillants, pneus  abîmés) est compris dans l’abonnement.

Vélos classiques et pliables

La Maison du Vélo propose des vélos classiques avec panier mais aussi des vélos pliables, moins encombrants, qui se réduisent à la taille d’un bagage à mains. « C’est très pratique pour les personnes qui sont amenées à prendre le tram ou le train par exemple » souligne Cyrille Hausermann. Une caution de 150 € vous sera demandée à la location du vélo, encaissée en cas de vol.

La métropole du Grand Nancy dispose de 250 km de pistes cyclables en plus des zones apaisées (où automobilistes et vélos peuvent circuler ensemble). À la Maison du Vélo, 900 vélos classiques  (VTC) sont disponibles, plus 400 d’autres types (Pliants, VTT, VAE, Tandems, remorques, vélos-fauteuil…) en location courtes durées. Dépêchez-vous d’aller louer le vôtre, ils ont beaucoup de succès !

Infos : maisonduvelo.grand-nancy.org • 03 83 48 88 20 • Page Facebook : maisonduvelo

Nouvelle agence pour l’OMh

L’Office Public de l’Habitat de la Métropole du Grand Nancy (OMh) ouvre une agence commerciale à Nancy pour ses futurs locataires.

Depuis 1920, l’OMh du Grand Nancy gère et entretient un patrimoine de logements locatifs sociaux individuels et collectifs. Implanté sur 14 communes du Grand Nancy, l’OMh a la volonté de loger tous les publics, notamment les plus fragiles en proposant une réelle démarche d’accompagnement. Avec près de 7 000 logements à disposition, son objectif est clair : garantir un habitat social de qualité au service du plus grand nombre et devenir la référence logement sur le territoire du Grand Nancy.

Dans cette optique, l’Omh ouvre une agence commerciale au 26 rue Saint-Léon, à Nancy, à partir du 14 septembre. L’équipe, composée de 6 conseillers commerciaux, y accueillera les futurs locataires dans des conditions optimales. « Nous voulions que les gens se sentent en confiance pour faire leur première demande. L’Agence s’adresse donc aux nouveaux locataires de l’OMh qui seront accompagnés dans la discrétion et le respect qui leur sont dus » explique Frédéric Richard, son directeur général. Des conseillères sociales seront également à l’écoute des nouveaux locataires pour les aider dans leurs démarches. À noter, pour plus de souplesse, un accueil sans rendez-vous pour le dépôt des dossiers est proposé le lundi après-midi et le mardi matin.

Certification « Quali hlm »

En France, 70% de la population est éligible à un logement social. Les avantages à faire une demande de logement à l’OMh du Grand Nancy sont nombreux : vous ne payez pas de frais d’agence, le dépôt de garantie se limite à un mois de loyer, le loyer est payable à terme échu et vous avez la possibilité de bénéficier des aides au logement (APL).

« Construire l’urbain, protéger l’humain » : l’Office Public de l’Habitat de la Métropole du Grand Nancy s’engage à assurer le logement au plus grand nombre. En plus du siège qui accueille et reçoit ses locataires et de l’Agence qui est dédiée aux futurs locataires, des bureaux de proximité sont présents sur chaque secteur. « L’objectif est de créer et entretenir le lien avec le locataire en garantissant une confidentialité » souligne Frédéric Richard. Dans cette démarche de proximité, une soixantaine de personnes mettent leurs compétences au service des locataires pour des interventions quotidiennes (entretien des communs, des extérieurs…). Enfin, l’OMh du Grand Nancy revendique une politique de gardiennage sur l’ensemble de son parc de logements sur Nancy et l’agglomération. La présence de gardiens permet d’améliorer considérablement la cadre de vie des locataires car ils assurent la sécurité, la tranquillité et la propreté au quotidien.

Des prestations qui valent aujourd’hui à l’OMh du Grand Nancy d’avoir été le premier bailleur social reconnu en décembre 2016 pour la qualité des services rendus aux locataires, en décrochant le label « Quali hlm ».

OMh du Grand Nancy, 26 rue Saint-Léon • omhgrandnancy.fr ou 03 83 85 70 80

Une métropole dynamique

Depuis le 1er juillet 2016, le Grand Nancy est devenue l’une des 15 métropoles de France. Sa position stratégique au cœur de la Région Grand Est en fait le nouveau territoire de l’innovation.

Le 12 octobre 1959, le district urbain de Nancy, l’une des toutes premières intercommunalités de France, voit le jour en rassemblant 12 communes. Le district se transforme en communauté urbaine du Grand Nancy en 1996 et compte 20 communes dans ses rangs. Le début des années 2000 rime avec grandes avancées pour la cité ducale : nouvelles infrastructures de voieries, aménagements de la Meurthe, création d’une ligne de Tram, piétonisation de la Place Stanislas, arrivée du TGV en gare de Nancy…

Le 1er juillet 2016, le Grand Nancy accède enfin au rang envié de métropole en regroupant 20 communes et 266 000 habitants. Bien que Nancy ne figure pas parmi les métropoles de plus de 400 000 habitants dites de « droit commun » comme Bordeaux, Grenoble, Lille ou Montpellier, la cité de Stanislas a un atout de taille : être au centre d’un écosystème de 1,4 million d’habitants regroupant dans le sillon lorrain (1er pôle métropolitain français créé en 2012) les villes et agglomérations de Thionville, Metz et Epinal. Surtout, ce nouveau statut permet à Nancy de conforter sa position de métropole d’équilibre dans la région Grand Est aux côtés de l’Eurométropole de Strasbourg.

Nancy Grand Cœur

Dans cette dynamique, Nancy se transforme et se modernise à travers plusieurs grands projets tournés vers l’avenir et ouverts sur l’Europe. Depuis 2007, la métropole du Grand Nancy aménage le quartier gare en une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) appelé Nancy Grand Cœur. Labellisé éco-quartier au titre de la mobilité en 2009, il accueillera, à terme, 165 000 m² de bureaux, de commerces et de logements et le 50e parc de la ville. « Représentant 100 millions d’euros pour le seul investissement privé, au bénéfice des entreprises lorraines de BTP, l’éco-quartier Nancy Grand Cœur permet de réconcilier tous les âges de la ville. La Ville Neuve de Charles III est ainsi prolongée jusqu’à la voie ferrée, dont les rives sont transformées en quai vert » souligne André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy. Le quartier permet donc de redynamiser le centre-ville en renforçant le lien entre les quartiers du centre historique et les quartiers situés sur la rive ouest.

Après la destruction de la prison Charles III en 2011, c’est la nouvelle place Thiers qui constitue la première pierre à l’édifice de Nancy Grand Cœur. Porte d’entrée de l’agglomération avec la gare TGV qui draine près de neuf millions de voyageurs par an, la place a été ouverte au public en décembre 2015 et facilite l’accès aux quais. Elle a été rebaptisée « Place Simone-Veil » en hommage à la femme politique décédée en juin dernier. Autre projet d’envergure pour Nancy Grand Cœur : le Centre Prouvé, levier de développement économique, culturel et touristique de l’agglomération. Géré par la SPL Grand Nancy Congrès & Événements, le Centre Prouvé et le Parc des expositions (situé à Vandoeuvre) attirent une clientèle nationale et européenne. Depuis 2014, 455 événements ont été accueillis à Prouvé, soit 188 000 visiteurs, 260 000 journées congressistes pour 47,6 millions d’euros de retombées économiques. Un pari réussi pour Nancy combinant tourisme d’affaires et de loisirs.

Cette année, l’aménagement de Nancy Grand Cœur continue d’évoluer avec la destruction partielle du Pont des Fusillés afin de construire les nouveaux bureaux et logements et d’aménager le « quai vert » constitué d’une promenade longeant la voie ferrée rythmée par des espaces verts et des bassins paysagés. Véritable jardin au cœur d’une agglomération où les espaces naturels respectent l’équilibre environnemental, il deviendra un lieu de promenade urbaine incontournable ouvert à tous.

Grand Nancy Thermal

Le thermalisme prendra ses quartiers dans la métropole nancéienne aux alentours de 2021 ou 2022. Avec son projet Grand Nancy Thermal, la cité ducale veut devenir un nouvel acteur-clé dans le réseau thermal lorrain déjà constitué de quatre stations vosgiennes et une mosellane.

En 1909, près du parc Sainte-Marie, un forage fait jaillir une eau à 36 degrés de plus de 800 mètres de profondeur. La valeur thérapeutique de cette eau est reconnue par l’Académie de Médecine en 1911 et un établissement thermal voit le jour à Nancy deux ans plus tard. Depuis de nombreuses années, le projet de réhabilitation de ce site historique est envisagé. Ainsi, en 2010, un quatrième forage a été réalisé, d’une profondeur de 850 mètres, pour alimenter les bassins. Après une étude effectuée sur 283 personnes souffrant de gonarthrose, en partenariat avec le CHRU de Nancy et avec l’autorisation de l’Agence Régionale de Santé et du Comité de Protection des Personnes, l’Académie nationale de médecine a rendu en 2014 un avis favorable pour l’exploitation de l’eau à des fins thérapeutiques.

Dans un cadre exceptionnel à quelques mètres du Parc Sainte-Marie et du Musée de l’Ecole de Nancy, le projet Grand Nancy Thermal imagine la création d’un pôle « bien-être, thermalisme et activités thermalo-sportives ». Bains bouillonnants, hammam, sauna, massages, aquagym, espace de remise en forme… seront autant de prestations proposées à tous les publics. Au sein d’un solarium paysager, la place sera donnée aux activités de loisirs avec un bassin mêlant la nage et les jeux et des espaces ludiques réservés aux enfants. Enfin, un restaurant, un bar lounge ou des boutiques complèteront ce nouveau pôle thermal, l’un des seuls qui se positionnera comme le seul établissement français implanté au cœur d’une grande agglomération.

Pour plus d’informations : grandnancy.eu

Ville de spectacles

Il y en a pour tous les goûts. Musique, danse, théâtre… À Nancy, on ne s’ennuie pas. Visite de ses lieux culturels magiques !

Chaque soir, dans une salle remplie de spectateurs impatients, les lumières s’éteignent, les murmures se dissipent. Le rideau se lève. Les artistes entrent en scène. À Nancy, nous avons la chance de disposer de salles aussi uniques les unes que les autres, proposant des spectacles originaux et variés. Nancy est éclectique !

Trônant fièrement sur la Place Stanislas, l’Opéra National de Lorraine fait partie des six grandes maisons d’opéra françaises. Théâtre  à l’italienne, 800 fauteuils de velours rouge, des dorures dans le goût de l’opéra Garnier… Ce lieu magique accueille 66 musiciens et 28 chanteurs professionnels dans son orchestre symphonique et lyrique dirigé par Rani Calderon depuis 2015. C’est aussi la scène du Centre Chorégraphique National Ballet de Lorraine dirigé par Petter Jacobsson. La troupe composée de 26 danseurs excelle dans les créations de danse contemporaine et donne leur vision d’œuvres majeures signées Merce Cunningham, Mathilde Monnier ou William Forsythe.

Ambiance plus intimiste à la Salle Poirel. Cette institution culturelle a été léguée à la ville par les riches époux Victor et Lisinka Poirel à la fin du XIXe siècle. L’acoustique de sa salle de spectacle y est remarquable et accueille aussi bien concerts symphoniques, de variété, que du théâtre contemporain ou encore des pièces de boulevard.

Musiques actuelles, théâtre contemporain

Depuis 10 ans, l’Autre Canal s’est fait une place dans le paysage culturel nancéien. Devenue la scène incontournable des musiques actuelles dans la région Grand Est, elle accueille plus d’une centaine de concerts par an d’artistes de renommée mondiale. I AM, Matmatah, Kery James, Tryo, Indochine, Julien Doré, Vitalic, Arno, Oxmo Puccino et tellement d’autres ont déjà foulé sa scène ! Mais l’originalité de l’Autre Canal est également d’être un lieu de rencontre, de formation et d’accompagnement des projets artistiques lorrains mais aussi de création et de résidence pour les artistes venant de tous horizons.

Enfin, notre visite de ces lieux culturels nancéiens ne serait pas complète sans passer par le théâtre de la Manufacture. Ici, ce sont les trois coups qui résonnent chaque soir de spectacles. Le Centre Dramatique National transporte ses spectateurs d’un univers à un autre en mélangeant œuvres classiques et pièces originales. Michel Didym tient les rênes de la Manufacture depuis 2010 en misant sur une scène largement ouverte sur la création contemporaine. D’ailleurs, une journée portes ouvertes est prévue le 23 septembre pour découvrir l’envers du décor. Au programme : initiation à la pratique théâtrale, répétition publique du « Menteur » par Julia Vidit, visite du théâtre… Laissez-vous surprendre !

Nancy vue par…

Sébastien Duchowicz, président des Vitrines de Nancy

Votre premier souvenir de Nancy ?

Je suis originaire de Foug, derrière Toul. Quand j’étais gamin, on venait à Nancy quelques fois dans l’année, pour les fêtes de fin d’année, à la rentrée scolaire… C’était la sortie du mois où l’on venait dans la grande ville ! J’ai ce souvenir d’aller voir le Saint Sébastien avec toutes ses décorations pour la Saint-Nicolas et je me rappelle de la rue Saint-Jean avec des boules à facettes énormes ! C’était très féérique !

Votre lieu préféré ?

Pour moi, tout a commencé au Saint Seb’. J’y ai eu mon premier travail, j’y ai rencontré mon amie, en tant que président des Vitrines je travaille avec le centre commercial… Il s’intègre parfaitement dans la ville et c’est plutôt rare.

Sinon, la Place Stanislas forcément. Je me rappelle du jour de son inauguration où il y a eu un grand show pyrotechnique avec la finesse et la classe que représente cette place. C’est le symbole d’une ville qui fédère.

Emmanuelle Duchesne, secrétaire générale de La Manufacture

Votre premier souvenir de Nancy ?

Originaire de Meuse, je suis venue à Nancy pour mes études. J’ai vite trouvé du travail ici, mais je reste attachée à la Meuse car j’ai besoin de la campagne pour me ressourcer. Mon premier souvenir, c’est un concert de Nancy Jazz Pulsations en octobre 1987. Un ami m’a emmené voir Sonny Rollins au chapiteau de la Pépinière un dimanche soir.

Votre lieu préféré ?

Si je choisis un lieu de saison, c’est la piscine thermale découverte. Il y a quelques années, elle ouvrait en juin. Et c’était vraiment l’endroit où, le soir, j’aimais aller nager après le boulot. Faire les longueurs avec les arbres du parc Sainte-Marie à côté en se visant la tête et en attendant les beaux jours. Et s’il faisait beau, aller manger un morceau au restaurant à côté.

En hiver, j’aime aller m’enfermer au Caméo Commanderie. On est dans notre petit cocon avec notre film, on s’échappe ! Et en hiver, c’est magique. Journée porte ouverte de la Manufacture le 23 septembre de 11h à 20h pour célébrer les 70 ans des Centres Dramatiques Nationaux. Infos : 03 83 37 42 42

Mathilde Génot, gérante du bar-restaurant Epik

Votre premier souvenir de Nancy ?

Le lycée Chopin, c’est mon plus lointain souvenir. C’est une ville qui m’a toujours plu et en allant travailler ailleurs, ça m’a fait comprendre combien Nancy est cool ! Pour l’instant, je ne me vois pas ailleurs, ce sont mes racines. C’est une ville où tout le monde se connait, qui bouge beaucoup et quand je vais Place Stan’, je me dis que c’est une belle ville, j’en suis fière.

Votre lieu préféré ?

La place Charles III. C’est un lieu en plein essor qui est devenu magnifique en quelques années. C’est l’hyper centre de Nancy pour moi, un quartier où il fait bon vivre. Et depuis 3 ans, avec mon compagnon qui détient le restaurant Charles III, on recherchait une deuxième affaire. Les propriétaires de cette cellule juste en face nous ont contactés pour un bail de restauration, alors on s’est lancé dans l’aventure ! Epik, avec son concept de brochette est né !  Epik, 28 place Charles III. Ouvert de 8h30 à 21h tous les jours sauf le samedi jusqu’à 23h45. Fermé le dimanche.

Philippe Claudel, écrivain et réalisateur

Votre premier souvenir de Nancy ?

Je pense que c’est ce lieu un peu particulier du parc de la Pépinière : la roseraie. J’ai le souvenir d’une soirée d’été où la nuit venait de tomber et nous étions dans cet endroit magnifique où les roses en fleurs dégageaient un parfum extraordinaire. Nous mangions une glace, cette nuit où il y avait une première chaleur d’été et où nous entendions les cris des animaux. C’était une atmosphère fantastique qui nous décalait de notre ordinaire.

Votre lieu préféré ?

La Place de la Carrière. J’aime beaucoup sa rigueur, son élégance, ses proportions. Depuis toujours j’aime y passer, la traverser, la contempler. J’ai d’ailleurs toujours rêvé d’écrire dans une mansarde d’un immeuble de cette Place.

Marie Canton, directrice du centre commercial Saint-Sébastien

Votre premier souvenir de Nancy ?

Je suis née à Nancy. Mon tout premier souvenir en tant qu’enfant ce sont les feux d’artifices et le défilé de la Saint-Nicolas. C’était une tradition dans notre famille, on venait avec mes parents et des amis et ce sont des souvenirs familiaux importants, ça rythmait notre fin d’année !

Votre lieu préféré ?

Aujourd’hui, c’est la Place Charles III. Car elle est très vivante depuis qu’elle a été rénovée avec tous les restaurants qui se sont développés autour. C’est le cœur commerçant de la ville de Nancy pour moi. En plus j’aime bien le minéral et c’est une place très minérale et donnant sur le marché central, c’est encore mieux ! Nancy est une ville commercialement dynamique où il y a encore beaucoup de boutiques indépendantes et c’est un atout, avec une politique qui tend à préserver le centre-ville.

Bienvenue aux nouveaux Nancéiens !

Le samedi 16 septembre, en marge des journées européennes du patrimoine, la ville de Nancy accueille ses nouveaux habitants à l’Hôtel de ville.

« Lorsqu’on emménage dans une ville, il faut du temps pour prendre ses marques. À Nancy, nous avons l’habitude d’organiser une journée pour faciliter l’accueil des nouveaux Nancéiens », explique Laurent Hénart, le maire de Nancy. Le 16 septembre, dès 9h, les habitants fraîchement arrivés sont invités à l’Hôtel de ville autour d’un café convivial. Vous pourrez poser vos questions à l’équipe municipale de la ville et rencontrer les différents services municipaux et partenaires de la ville de Nancy (sports, vie citoyenne, patrimoine, éducation…) afin de tout savoir sur votre nouvelle ville. À partir de 13h, profitez des journées européennes du patrimoine pour découvrir les lieux emblématiques de la cité ducale. Rendez-vous à l’Office de tourisme, juste à côté de la mairie pour vous procurez le programme !

Nancy.fr pour vous faciliter la vie !

Un déménagement, ça demande beaucoup d’organisation. Et Nancy met tout en œuvre pour faciliter la vie de ses nouveaux concitoyens. Le site internet nancy.fr propose 75 démarches en ligne. Un bon nombre d’entre elles concernent la famille, avec un portail dédié, qui permet de régler l’essentiel des tracas administratifs depuis son canapé (inscriptions, état civil, déclarations, paiements, souscription abonnements stationnement, factures des crèches, activités scolaires et périscolaires…) ! En plus, le site internet de la ville vous permet de signaler des problèmes de propreté ou d’aménagements et d’interroger les élus, par exemple. Et, il recense tous les événements culturels ou sportifs pour ne rien manquer !

Spécialités nancéiennes

Comme toute autre ville, Nancy a ses spécialités. Laissez-nous vous donner quelques pistes pour savourer au mieux votre nouvelle vie nancéienne ! Prenez le temps d’admirer la Place Stanislas, l’emblème de Nancy, dans ses moindres recoins, de jour et de nuit. Si vous trouvez l’étoile qui se cache sur l’un de ses pavés, vous partagerez le secret avec des milliers de Nancéiens ! Imprégnez-vous des courbes « Art Nouveau », dessinées par les architectes de l’Ecole de Nancy, décimées un peu partout dans la ville. Faîtes une halte sous les tilleuls ou dans la roseraie du parc de la Pépinière. Pour les plus gourmands, déjeunez dans l’ambiance du marché couvert, faîtes fondre une bergamote sous votre langue, dégustez la spécialité du même nom chez les Sœurs Macarons, cédez à la tentation d’un baba au rhum comme Stanislas autrefois, croquez à plein bouche une mirabelle bien mûre et sucrée à souhait, buvez un vin chaud en profitant des fêtes de Saint-Nicolas… Sans oublier le fameux petit pâté lorrain, incomparable, avec ses viandes marinées au vin blanc et les bouchées à la Reine, un autre héritage de la Cour de Stanislas. Bienvenue !

Participation à la journée d’accueil

Les nouveaux Nancéiens ont reçu un courrier d’invitation dont ils peuvent renvoyer le coupon. Ils peuvent également remplir le formulaire d’inscription sur nancy.fr ou appeler le 03 83 85 30 00.

L’Opéra national de Lorraine donne le « La » !

Pour sa saison 2017/2018, l’Opéra national de Lorraine sera le théâtre de six titres majeurs du répertoire et proposera une programmation symphonique éclectique.

On se souvient encore d’une fin de saison en apothéose, il y a quelque mois, avec l’opéra Ariadne auf Naxos de Richard Strauss mis en scène par David Hermann qui avait enthousiasmé le public. Ou encore de l’éblouissant Coq d’or de Rimski Korsakov, mis en scène par Laurent Pelly, qui a remporté le prix 2017 de l’Europe francophone décerné par l’Association professionnelle de la Critique. La saison lyrique 2017/2018 de l’Opéra national de Lorraine promet de belles (re)découvertes avec, au programme, six œuvres majeures du répertoire classique. Et pour commencer en beauté, Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart en coproduction avec le Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, les Théâtres de la Ville de Luxembourg et il Teatro comunale di Bologna, qui sera présenté à partir du 29 septembre. Le public y retrouvera Rani Calderon à la direction musicale. Jean-François Sivadier signe la mise en scène de cet opéra de tensions, de blasphème, de libertinage, d’amour et de mort qui participent à la puissance de cette œuvre incontournable.

Une programmation audacieuse

Créé à Nantes par Emmanuelle Bastet, Hansel et Gretel d’Engelbert Humperdinck sera placé sous la baguette de Thomas Rösner. Si l’on ne parle pas d’une œuvre infantile, cet opéra permet d’aller à la rencontre des adolescents et de toucher aux questions de société contemporaines. Sa mise en scène délicate, remplie de poésie et de rêve séduira petits et grands. Au programme également : Katia Kabanova de Janáček, mis en scène par Philipp Himmelmann, qui met toute la lumière sur sa muse Helena Juntunen dans le rôle d’une Katia éblouissante, mais aussi Un bal masqué de Verdi, mis en scène par Waut Koeken, qui opte pour une version non censurée du livret de l’opéra. Enfin le drame lyrique Werther de Massenet et L’Italienne à Alger de Rossini viennent compléter cette programmation audacieuse.

L’Opéra national de Lorraine réserve d’autres surprises à son public, à l’instar du concert exceptionnel d’un des plus grands barytons du moment : Ludovic Tézier, le 23 novembre prochain. Enfin, cette saison 2017/2018 marque les dix années de collaboration entre l’Opéra et le centre de formation d’apprentis (CFA) des métiers des arts de la scène. Une programmation surprise vous sera dévoilée pour le 18 mai lors d’un grand concert anniversaire.

Hommage à Debussy

Les 19 et 20 octobre, place au concert inaugural de la saison symphonique 2017/2018. L’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy débutera avec la Symphonie Pastorale de Beethoven, qui a d’ailleurs servi de modèle pour la Symphonie fantastique de Berlioz, redonnée cette année dans le cadre d’un concert étudiants. Dans ce même concert d’ouverture, – qui se déroulera comme le veut désormais la tradition à l’Opéra – il y aura deux échos aux opéras de la saison 2016-2017 : Ariane à Naxos avec les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, et Le Coq d’Or de Rimski Korsakov avec le Chant funèbre de Stravinski. Dvořák, Chabrier, Haydn, Chausson, Chostakovitch, Schubert, Brahms… Tous feront partie de cette programmation au répertoire très varié. En clôture de saison, un hommage sera rendu au plus grand compositeur français, Claude Debussy, à l’occasion du centenaire de sa disparition avec deux ouvrages très différents : sa cantate de jeunesse L’Enfant prodigue et l’un de ses ouvrages les plus célèbres, La Mer.

D’autres rendez-vous sont devenus incontournables, comme les concerts apéritifs qui auront lieu cinq dimanches sur l’année. L’occasion de découvrir plusieurs œuvres de musique de chambre variées avant de se retrouver pour bavarder autour d’un verre dans le Foyer du public. Des concerts pour Halloween, la Saint Valentin, ou pour la famille sont également proposés. Enfin, n’oubliez pas, si vous avez moins de 26 ans, de profiter du Pass Jeunes Opéra pour profiter de tarifs préférentiels !

Renseignements et réservations : 03 83 85 33 11 ou opera-national-lorraine.fr

Les jeunes rencontrent le patrimoine

La jeunesse est au cœur de cette 34e édition des journées européennes du patrimoine. Focus sur la programmation de Nancy et de la métropole pour découvrir des lieux originaux.

Certains rendez-vous sont devenus incontournables au fil des années. Comme à la mi-septembre, où il est toujours synonyme d’éveil à la culture avec les journées européennes du patrimoine. Cette 34e édition se déroulera les 16 et 17 septembre autour du thème : « jeunesse et patrimoine ». 

Pourquoi ne pas commencer ce week-end au cœur de notre Histoire par la découverte des institutions qui forment la génération de demain ? Comme le lycée Henri Poincaré par exemple, créé sous le règne de Napoléon Ier en 1804. L’établissement porte le nom d’un de ses élèves devenu célèbre, Henri Poincaré, physicien et mathématicien. Les visites commentées vous permettront de découvrir sa cour d’honneur, sa chapelle de la Visitation construite à la fin du XVIIIe siècle, sa salle des livres anciens et de comprendre l’évolution d’un des plus anciens et des plus prestigieux lycées français. Non loin de là, la Faculté de Droit ouvre également ses portes. Située dans le palais de l’université, cette œuvre du XIXe siècle est due à l’architecte Prosper Morey, Nancéien et membre de l’académie Stanislas. Un véritable bijou architectural.

Au cœur des Archives

Autre lieu de savoir où la transmission est reine : la bibliothèque de Stanislas (1750). Des bibliothécaires vous emmènent en voyage à travers son histoire et ses collections du XIIe siècle à nos jours. Claire Haquet, conservateur et responsable de la bibliothèque vous présentera les acquisitions les plus récentes au titre du patrimoine et le graveur lorrain Jean-François Chevalier dirigera un atelier autour de la gravure et du tirage d’estampes. La Médiathèque de Toul vous fera découvrir une sélection d’œuvres du patrimoine littéraire jeunesse rééditées sous forme de fac-similés, de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1960.

Ces journées du patrimoine vous donnent également le privilège de pénétrer au sein des Archives Municipales de Nancy. Le service ouvrira exceptionnellement les portes de ses magasins d’archives et offrira aux curieux une chance unique de visiter les 6,5 kilomètres linéaires de documents renfermant la mémoire de la ville et de ses habitants ! En plus, une exposition de Jean Varcollier, dessinateur publicitaire nancéien est également à découvrir. Au fil de croquis, esquisses, logos, dessins… plongez-vous, un instant, dans l’ambiance des vitrines et enseignes des commerces du Nancy des années 1950 à 1970.

En famille

Puisque cette année la programmation met en avant les jeunes, beaucoup d’animations et de sorties à partager en famille sont proposées. Si la météo est au rendez-vous, il serait dommage de se priver de nos magnifiques jardins. À commencer par l’arboretum d’Amance, un patrimoine insolite et unique dans notre région. Il compte près de 400 espèces d’arbres de tous les continents ! Une sortie pour les familles est prévue pour découvrir l’arboretum de manière ludique et sensorielle. Le jardin botanique de Nancy organisera, lui, un grand jeu de piste sous forme d’enquête policière originale intitulé « Qui a volé le Dahlia Noir ? » pour dévoiler aux petits comme aux grands la face cachée du jardin !

Pour les plus aventuriers, l’Union spéléologique de l’agglomération nancéienne (USAN) vous propose de visiter le spéléodrome de Nancy. Attention, visite sportive et aquatique en vue ! Cette ancienne galerie de drainage des eaux souterraines du plateau de la forêt de Haye a été abandonnée dans les années 30. La nature y a repris ses droits et a réalisé de superbes dépôts de calcite blanche transformant la galerie en une grotte exceptionnelle ! Bien d’autres animations vous attendent, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter un excellent week-end au cœur de notre patrimoine !

Programme : nancy. fr et journeesdupatrimoine.culturecommunication.gouv.fr

Un dossier de Pauline Overney 
La rédaction remercie la Ville de Nancy, l’Office de Tourisme 
et la Métropole du Grand Nancy pour les photos ainsi que pour leur aide 
dans l’élaboration de ce numéro.

Photos © DR (passez la souris dessus pour voir les crédits)



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