La nature créatrice s’invite à la Villa Majorelle

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Cheminée © Mikael Fakhri

La célèbre Villa Majorelle de Nancy accueille jusqu’au 3 janvier 2027 les créations du designer, Hugo Drubay.
Une exposition mêlant nature, artisanat et design pour dialoguer avec l’héritage de l’École de Nancy.

Jusqu’au 3 janvier 2027, la Villa reçoit « Là où les Arbres Prennent Forme », une exposition née de la résidence d’Hugo Drubay à la Villa Majorelle en mars 2025 dans le cadre du projet Art nouveau as a new Eutopia organisé par le Réseau Art nouveau.

Architecte d’intérieur et designer, il y a imaginé plusieurs pièces directement nourries par l’œuvre de Louis Majorelle et par l’esprit du mouvement. Son univers mêle nature, science-fiction, artisanat et industrie. À travers cette exposition, le designer cherche surtout à montrer combien les préoccupations de l’Art nouveau restent actuelles. La nature, omniprésente chez les artistes nancéiens, devient ici une source de formes et d’inspiration pour une création qui entend réconcilier art, artisanat et poésie avec les technologies contemporaines.

Une ode au végétal

Cette rencontre entre patrimoine et création contemporaine d’Hugo Drubay se concrétise à travers différentes pièces de mobilier : tabouret, poignée, vases, etc. Parmi elles, le Fauteuil Majorelle, une pièce réalisée en chêne massif, conçue par Hugo Drubay et tapissé d’une Toile de Tours de la Maison Le Manach réalisée spécifiquement à partir d’un dessin du designer et d’archives de la Villa Majorelle.

Autre réalisation, deux tapis imaginés avec la maison Carpet Society. Ces deux tapis ont été réalisés à la main et s’inspirent directement du monde végétal. Le tapis en laine « Fougère » reprend les contours délicats de la plante alors qu’« Eveil du Printemps », déploie une palette de verts évoquant le renouveau de la nature.

Dans ce dialogue entre les créations d’hier et celles d’aujourd’hui, Hugo Drubay ne cherche pas à reproduire l’Art nouveau mais à en prolonger l’esprit : celui d’un art capable de s’inspirer du vivant et de faire entrer la nature dans le quotidien. Il ne reste plus qu’à pousser la porte… Baptiste Zamaron