
Au Château de Fléville à partir du 25 Juin, Damien Fontaine plonge le public dans l’histoire intime de Stanislas, de sa Pologne natale à sa très chère Lorraine.
Il y a des destins qui traversent les frontières et les époques. Avec cette nouvelle édition de Terra Loreina portée par l’association Voix et Lumière de Jehanne, Damien Fontaine change d’angle et braque les projecteurs sur le personnage de Stanislas Leszczynski, roi de Pologne devenu dernier duc de Lorraine, dans un récit immersif inédit mêlant histoire intime et grande Histoire.


Le spectacle s’ouvre sur son exil de la Pologne. Dans une Europe meurtrie par les conflits, un souverain contraint à la clandestinité rejoint, au hasard des enjeux diplomatiques, la Lorraine. Cette trajectoire devient le fil conducteur d’un récit incarné et lisible, où l’émotion prend le pas sur la simple succession de tableaux.
Un épisode donne toute sa portée au récit : la rencontre, vers 1714, de Stanislas avec Emmanuel Héré. L’enfant promet à ce roi déchu un château à la hauteur de son rang. Des années plus tard, devenu architecte de génie, il tiendra parole. À travers ce récit-hommage à l’homme et à l’humaniste que fut Stanislas, le spectacle raconte la métamorphose d’un territoire, ses jardins redessinés, ses pavillons, ses bosquets, et même son imposant Rocher aux Automates. Sont contés aux spectateurs le surgissement, autour de Stanislas, d’un lieu de création et de pensée, et la renaissance d’un territoire, la Lorraine.
À la mise en scène, on retrouve l’incontournable Damien Fontaine, auteur et metteur en scène prolifique. Après L’Arche aux Images à Domrémy, Lyon, Née de la Lumière à la cathédrale Saint-Jean ou encore Terra Alsatia en Alsace, cet habitué de la Fête des Lumières de Lyon signe ici une fresque conçue sur mesure pour le château de Fléville, en restant fidèle à son approche : faire dialoguer patrimoine, technologie et émotion.
TERRA LOREINA EN CHIFFRE
• 3 scènes
• 1h25 de spectacle
• 24 représentations
• 25 000 spectateurs attendus
• Plus de 400 costumes et accessoires
• 1 hectare d’immersion visuelle
• 400 bénévoles et figurants




Terra Loreina et le château de Fléville
Au commencement de Terra Loreina, il y a la rencontre fertile entre Alexis de Bryas, coordinateur du Château de Fléville, et Damien Fontaine. « J’avais été émerveillé par Nikolaos, spectacle donné à Neufchâteau. Avec Damien Fontaine, nous nous sommes rencontrés fin 2024 et l’été suivant, Terra Loreina réunissait 24 000 spectateurs », raconte le coordinateur. « Accueillir Terra Loreina est un pari logistique, mais c’est aussi quelque chose de très porteur, et l’occasion de valoriser les extérieurs du château. » Et d’envisager déjà, en cas de succès, un Terra Loreina III.
Une expérience immersive
Script inédit, prouesses techniques et nouveaux espaces de vie : Terra Loreina II enrichit l’expérience bien au-delà du spectacle.
Avec ce nouvel opus consacré à Stanislas Leszczynski, Terra Loreina franchit un cap. Sans renier ce qui fait son identité, le rendez-vous culturel de l’été affirme une ambition plus large : proposer une immersion totale, une expérience visuelle, sensorielle… et vécue bien au-delà de la représentation.


Dès l’arrivée sur le site, le ton est donné. Les jardins du Château de Fléville ne sont plus seulement un écrin, mais un véritable prolongement de l’expérience. Pensés comme un espace à investir, ils invitent le public à prendre le temps, à s’installer, à profiter du lieu avant même que la nuit ne tombe. Une manière douce d’entrer dans l’univers du spectacle.
Cette évolution se traduit aussi par une montée en gamme des équipements. L’espace buvette et restauration a été entièrement repensé, avec une organisation plus fluide et une offre plus qualitative et conviviale. En témoigne la présence, dans les jardins, d’une guinguette propice à la détente comme aux échanges.
Une mise en scène puissante
À la tombée de la nuit, Terra Loreina déploie toute sa puissance et fait de son hôte, le Château de Fléville, une surface vivante transformée en temps réel par une vingtaine de vidéoprojecteurs laser. Les images monumentales épousent l’architecture avec précision pour donner naissance à un véritable théâtre de lumière à ciel ouvert.
À ce dispositif minutieux s’ajoute une mise en lumière d’envergure : près de 200 projecteurs lumière, une vingtaine de faisceaux dynamiques, et des projecteurs lasers viennent structurer l’espace, accompagner les mouvements et intensifier chaque scène. La technologie ainsi mise au service de l’émotion, les tableaux s’enchaînent entre projections, scènes dialoguées et performances équestres, dans un équilibre maîtrisé. Les effets pyrotechniques, volontairement plus discrets cette année (pour la tranquillité des riverains), laissent davantage respirer le récit et renforcent la lisibilité de l’ensemble. Quant aux figures équestres de la troupe du Ménil Saint Michel, elles participent de façon magistrale au spectacle.
Une aventure humaine
Derrière cette mécanique bien huilée, une mobilisation humaine impressionnante. 400 bénévoles, dont 300 comédiens et figurants, donnent corps au spectacle, épaulés par une cinquantaine de professionnels. Costumes (plus de 400, conçus sur mesure à partir d’un travail historique précis), accessoires, scénographie : chaque élément participe à la cohérence de l’ensemble.
Connecté mais pas déconnecté, technologique mais pas au détriment de l’émotion, Terra Loreina réussit l’exploit d’être un spectacle immersif profondément ancré dans une aventure collective. Dans une logique de partage et de transmission, il s’adresse à tous les publics, dès 6 ans.
3 questions à Alexia Renaud, figurante bénévole

Vous êtes une habituée des spectacles de Damien Fontaine.
Effectivement. Tout a commencé par un hasard. Infirmière libérale, j’étais en voiture quand j’ai entendu un appel à bénévoles à la radio pour un spectacle à la basilique de Saint-Nicolas-de-Port. Mes enfants faisaient déjà du théâtre, donc on s’est dit pourquoi pas tenter. On a découvert l’univers de Damien Fontaine avec Nikolaos, sans trop savoir à quoi s’attendre… et ça a dépassé tout ce qu’on imaginait. Depuis, on a eu envie de revivre ça. Terra Loreina s’est imposé naturellement, comme une suite logique.
C’est donc une aventure familiale ?
Absolument, et Soren et Léandre, mes deux fils, sont aussi investis que moi. On organise notre emploi du temps autour des répétitions, qui commencent dès le printemps et occupent beaucoup de week-ends. Mais on ne le subit pas, au contraire : on ne parle que de ça ! Cette aventure est aussi une aventure humaine : on s’est créé une seconde famille, avec des liens très forts.
Qu’est-ce qui est le plus marquant ?
L’ampleur du résultat. En tant que bénévoles, on se sent comme une petite pièce d’un grand puzzle, mais quand tout prend vie — la musique, les projections, les chevaux, les feux d’artifice — c’est impressionnant. Et puis il y a cette dimension humaine : on rit, on pleure ensemble. C’est l’expérience d’une vie.
Entretien avec Camille Comparon, co-metteure en scène et coordinatrice artistique

Quel est votre rôle auprès des bénévoles sur Terra Loreina ?
Je suis comédienne de formation, mais aussi metteuse en scène et formatrice. Sur Terra Loreina, j’accompagne les bénévoles, le plus souvent débutants, dans leurs premiers pas au théâtre. Mon rôle n’est pas seulement de leur apprendre à jouer, mais de les aider à trouver leur place, à gérer le trac, à investir l’espace. J’adapte constamment mon approche à chaque personne, à son histoire, à ce qu’elle vit sur le moment.
Au-delà du théâtre, que se joue-t-il dans cette expérience ?
Il se passe quelque chose de très humain. Les gens arrivent avec leurs doutes, leurs envies, parfois leurs blessures. On travaille sur les émotions, mais aussi sur la confiance, le regard de l’autre. On se touche, on se regarde, on se parle franchement… Ce sont des choses qui ne sont plus si courantes aujourd’hui. Beaucoup me disent que ça les réconcilie avec les autres, avec la société.
Qu’est-ce qui rend Terra Loreina II particulier selon vous ?
Chaque création est une forme de naissance, avec son lot de pression, d’attente, de passion. Après le succès du premier opus, on est forcément attendus. Mais ce n’est pas une répétition : c’est une nouvelle histoire. Et puis la troupe s’agrandit, avec des bénévoles venus de tout le Grand Est, parfois de très loin. Ils s’organisent, se logent entre eux… Ça crée une dynamique incroyable. On devient une vraie famille, avec tout ce que ça implique : des tensions parfois, mais surtout des liens sincères et durables.
→ Terra Loreina II, à partir du 25 juin au Château de Fléville • Tarifs promotionnels sur les séances du 25 juin au 5 juillet (à partir de 24,99€ au lieu de 29,99€) • Plus d’infos sur terra-loreina.fr • Instagram : @terra_loreina • Facebook : Terra Loreina
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