
Rock, bières artisanales et patrimoine brassicole se donnent rendez-vous les 12 et 13 septembre aux anciennes Brasseries de Maxéville.
Dix ans, ça se fête !
En 2026, Rock’N’Bock célèbrera sa décennie d’existence sur le site où tout a commencé : celui des anciennes Brasseries de Maxéville.
De ce festival qui s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables de la rentrée dans la métropole nancéienne, la recette n’a pas changé : une entrée gratuite, une programmation mêlant découvertes et groupes confirmés, des bières artisanales venues de tout le Grand Est et un cadre patrimonial qui lui confère une identité unique.








Une histoire d’alliance
Condensé de rock et de bière artisanale, Rock’N’Bock est né de la rencontre entre deux volontés : celle de la Ville de Maxéville, qui souhaitait redonner vie à son ancien site brassicole, et celle de l’Union des Brasseries du Grand Est (UBGE), engagée dans la promotion des circuits courts et des producteurs régionaux. De cette collaboration est né un festival qui ne ressemble à aucun autre, et où la musique dialogue avec le patrimoine industriel et le savoir-faire brassicole. L’ancien fleuron de l’industrie de la bière devient, le temps d’un week-end, un lieu de convivialité où se croisent amateurs de rock, familles, curieux et passionnés de houblon.
Alors Rock’N’Bock, rendez-vous culturel ou vitrine du terroir ? Les deux mon capitaine !
Une affiche d’envergure
Pour cette dixième édition, la programmation est à la hauteur de l’événement. Le samedi s’annonce résolument rock, voire métal. Les Nancéiens de Give Me A Name ouvriront les festivités avec leur univers cyberpunk, avant Kim Melville et son classic rock, puis Eighteen Close, figure bien connue de la scène lorraine. La star de cette première soirée ? Elle ne sera autre que le groupe londonien Nine Below Zero. Véritable institution du blues rock britannique depuis la fin des années 1970, le groupe devient le premier invité anglais de l’histoire de Rock’N’Bock. Les Alsaciens des Bredelers, connus pour leur rock festif et leur humour inimitable, complèteront l’affiche. La soirée se prolongera avec Dog’N’Style et s’achèvera sous les riffs punk hardcore de Lueur.
Le dimanche, changement d’ambiance sans perte d’énergie. À vocation plus familiale, l’après-midi débutera avec le trio festif La P’tite Sœur, suivi du rock vitaminé de Little Odetta. Forts de leur mille concerts au compteur, Les Yeux d’la Tête prendront ensuite possession de la scène avec leur mélange de chanson et de musiques du monde, sur fond de poésie. Pour clôturer le week-end en beauté, The Manky Melters feront souffler un vent de folk-punk celtique, tandis que le duo DosPaVos assurera les transitions en déambulant sur le site des Brasseries avec ses rythmes latins.
Cette édition prouvera à celles et ceux qui en douteraient – existent-ils vraiment ? – que Rock’N’Bock reste, dix ans après ce qui était alors la Fête de la Bière, fidèle à son ADN fait de proximité, de découvertes musicales et d’accès à la culture pour tous. Entre patrimoine, bière artisanale et musique live, Maxéville fait donc perdurer une formule qui lui ressemble.


Des à-côtés rassembleurs
Le dimanche après-midi, la Ludothèque de Maxéville installera un espace de jeux en plein air.
Radio Graffiti, station locale et indépendante, partenaire de la première heure, installera son studio au cœur du festival pour diffuser interviews, concerts et émissions en direct sur le 101.5 FM.
Les visiteurs pourront découvrir les créations des brasseries artisanales de l’Union des Brasseries du Grand Est, à déguster sur place ou à emporter, sous l’emblématique Halle des Quais.

Les brasseries participantes
Les visiteurs pourront déguster les créations d’une vingtaine de brasseries artisanales de l’UBGE, à savourer sur place ou à emporter. Seront présentes : La Châouette • Ovata • MoRI • Okabeer • Grenaille • Clémery • Cheval • Coincoin • DONCOURT • BAL • Brasseurs De Lorraine • Cabourotte • Rodemack • Chaudron • BRASS’N’ROLL • Tumulte • Fabrique des Grô • La Golaye • La Copine des Brasseurs (bouteilles). Pour les gourmands, des stands de petite restauration et Food Trucks seront installés sur site.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération
3 questions à Justine Bagato, Secrétaire de l’Union des Brasseries du Grand Est (UBGE)

En quoi Rock’N’Bock est-il un événement important pour l’UBGE ?
Contrairement à d’autres manifestations dont les bénéfices sont répartis entre les brasseries, ceux dégagés ici reviennent à part égale entre la ville de Maxéville et l’UBGE. Ils nous permettent de financer de nombreuses actions au service de nos adhérents : formations, présence à la Foire Expo de Nancy , au salon du brasseur, au Jardin du Michel… Rappelons que l’association est un véritable réseau d’entraide, où l’on échange sur les questions techniques, logistiques ou les achats groupés.
Comment composez-vous l’offre de bières proposée au public ?
Nous lançons un appel à nos adhérents et ceux qui sont disponibles s’inscrivent. Nous leur demandons surtout de jouer la carte de la diversité, afin que chaque festivalier puisse trouver une bière à son goût : blonde, blanche, IPA, bière noire ou encore bière fruitée. Car parmi les spectateurs, nombreux sont ceux qui profitent de l’occasion pour découvrir de nouvelles bières artisanales.
À quels grands défis les brasseries artisanales sont-elles confrontées ?
La consommation globale d’alcool diminue, mais celle de la bière, et en particulier de la bière artisanale, continue de progresser. L’enjeu est donc de maintenir un niveau de qualité irréprochable tout en continuant à innover. Nous devons aussi répondre aux enjeux environnementaux, qu’il s’agisse d’un approvisionnement plus local, de la gestion de l’eau ou du réemploi des bouteilles. Développer les circuits courts reste une priorité, tant pour les matières premières que pour la distribution.
Entretien avec Olivier Pivel, Adjoint au maire de Maxéville et cofondateur de Rock’N’Bock

Comment est née l’idée de Rock’N’Bock ?
En 2014, en arrivant à la Ville de Maxéville, j’ai eu un coup de cœur pour le site des Brasseries. J’ai voulu lui redonner vie en créant un marché de producteurs avec des artisans locaux et des brasseurs. C’est ainsi que j’ai rencontré Laurent Kobler, de la brasserie La Châouette. En discutant, nous nous sommes aperçus que nous avions la même envie : créer un événement mêlant bières artisanales et musique. La première édition a été montée avec beaucoup d’enthousiasme et de débrouillardise, et le public est venu en nombre. Nous avons compris que l’idée méritait d’être développée.
Ensuite, comment le festival a-t-il évolué ?
Au départ, c’était une simple Fête de la bière. Puis nous avons structuré l’organisation, confié la programmation à des spécialistes et trouvé un nom qui reflétait mieux son identité : Rock’N’Bock. À chaque édition, nous essayons d’améliorer l’accueil, les infrastructures et la programmation, sans perdre l’esprit des débuts.
Qu’est-ce qui fait l’identité du festival ?
Avant tout, sa convivialité. Nous ne cherchons pas à devenir un immense festival. Nous voulons un rendez-vous régional où l’on vient écouter des groupes de qualité, découvrir les brasseries artisanales et passer un bon moment entre amis ou en famille. Le samedi est plus rock, le dimanche, davantage tourné vers les familles. La gratuité est aussi essentielle. Elle permet à tous de profiter des concerts, quel que soit leur budget.
Vos souvenirs les plus marquants de ces dix années de Rock’N’Bock ?
La première édition restera toujours particulière, aussi parce qu’elle n’aurait jamais vu le jour sans la venue de nombreux groupes qui ont accepté de jouer gratuitement contre une captation vidéo de leur show. Je pense aussi à Alee & Mourad, de La Rue Kétanou, qui sont venus me dire combien ils avaient apprécié l’ambiance du festival, en m’appelant à conserver cet esprit simple et chaleureux.
Qui fait vivre Rock’N’Bock ?
C’est une aventure collective. Christophe Lartillot coordonne toute l’organisation et une soixantaine d’agents municipaux sont mobilisés pendant le week-end. Les équipes techniques commencent même plusieurs jours avant le festival. Pour cette dixième édition, nous avons voulu marquer le coup avec le retour des Bredelers et de La P’tite Sœur, mais aussi, pour la première fois, la venue d’un groupe londonien, Nine Below Zero. En espérant que la météo soit de notre côté !
Que diriez-vous à quelqu’un qui n’est jamais venu ?
Je lui dirais qu’il n’a rien à perdre puisque l’entrée est gratuite ! Si l’ambiance ne lui plaît pas, il peut repartir quand il veut. Et avec quelques euros en poche, il pourra découvrir d’excellentes bières artisanales dans un cadre unique.
→ Programmation détaillée sur maxeville.fr
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