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Jean-Michel Diki-Paré, un sculpteur brillant

…comme l’inox qui est son matériau de prédilection. Diki-Paré est un artiste-artisan atypique. Rencontre privilégiée sur l’eau (dans sa péniche).

Né en 1970 à Neuves-Maisons, Jean-Michel Diki-Paré (ou Pare) s’intéresse tôt à la serrurerie. Il entre comme apprenti dès l’âge de 14 ans. Les années passent, l’expérience grandit. L’année 1989 est marquée par l’obtention d’un CAP serrurier-métallier. En parallèle, Jean-Michel Diki-Paré expérimente, soude, « bricole ». L’artiste sommeille en l’artisan.
Durant dix ans, de 1989 à 1999, les expériences professionnelles s’enchaînent : tuyauteur, chaudronnier, monteur, mécano-soudeur.

L’inox

La découverte de l’inox, Jean-Michel Diki-Paré va la faire dans un milieu pour le moins surprenant : celui des centrales nucléaires. A l’époque, c’est un matériau rare, technique, que l’on ne rencontre pratiquement que dans l’univers professionnel : instruments de chirurgie, gréement de marine, tuyauterie de centrales. Le manipuler, le souder nécessite une dextérité évidente. C’est aussi une matière chère.
Jean-Michel Diki-Paré se prend de passion pour l’inox, pour sa dureté mais aussi pour sa noblesse. « C’est l’un des rares métaux que l’on peut oublier dans le corps » souligne-t-il en évoquant l’inox chirurgical. Comme son nom l’indique, il est inoxydable. « L’inox vit après sa création », tout en ne demandant aucun entretien. De nombreux atouts qui séduisent l’artiste.
Le choix de l’inox est aussi une belle manière de se démarquer car rares sont les sculpteurs à le travailler. « Cela me permet d’évoluer à ma manière ».

La péniche

En 1999, Diki-Paré s’installe comme artisan serrurier. C’est un pas supplémentaire vers une liberté tant recherchée. Cette nouvelle situation lui permet d’acquérir en 2005 une péniche marchande. Tout est à faire. Diki-Paré va enchaîner les nuits blanches (plus de 250 !) et tout créer. Son credo est simple : quand on a besoin de quelque chose, on se le fabrique. En bref, il faut toujours innover. Dans cette habitation au contact permanent avec l’eau, l’inox a une place d’honneur. L’artiste prend cette fois le pas sur l’artisan : la porte d’entrée, la rampe, le porte-manteau, les supports des marches en verre, la cheminée… tout adopte un nouveau langage fait de courbes et de poli.
Ce nouveau chantier-rêve (qui sera à terme son habitation personnelle) s’accompagne de sa pleine naissance artistique. Ses premières œuvres prennent vie. A partir de feuilles, Diki-Paré découpe, soude, flamme, poli, courbe, transforme. Là un aigle aux ailes de feu, ici, une épée transperçant un dé (offerte à la Ville de Nancy), là-bas, de l’inox laqué (ses dernières recherches, fruits de ses envies récentes).

Diki-Paré avoue sans complexe sa difficulté à répéter ses œuvres. « La copie ne m’intéresse pas. Il faut toujours innover, se renouveler. On a toujours des rêves. Il faut réussir à attraper et à figer ces images ». Une fois une pièce achevée, il passe tout de suite à autre chose. « Je suis pas attaché au matériel. Ce qui compte, c’est avancer »… ce qui explique qu’il ait toujours une idée d’avance. Et quelque chose nous dit, au vue de sa Femme dentelle présentée aux Galeries Poirel, que ce sont des idées à suivre.

Jean-Michel Diki-Paré 06 85 01 60 86 • www.sculpture-inox.com

Jean-Michel Diki-Paré présente trois de ses œuvres au Salon Annuel des Artistes Lorrains qui se tient jusqu’au 1er avril aux Galeries Poirel à Nancy. L’entrée est libre. Une belle occasion de découvrir les créations artistiques d’aujourd’hui en Lorraine !




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