Il était une fois Prague

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Comme sortie d’un conte de fées, Prague, avec son château haut perché, est fascinante, intrigante et fantastique. Plongée dans cette perle de l’Europe centrale.

En se perdant dans les ruelles pavées de cette étonnante ville qu’est Prague, on manque parfois de souffle. Sidérés par sa beauté. On pourrait croire qu’aucune guerre n’a frappé l’ancienne Tchécoslovaquie ; que la Révolution de Velours n’a jamais sonné le glas du communisme, et que le pays a toujours gardé son indépendance.
Pourtant, si le centre historique reste intact et ne garde aucun stigmate de son passé, la ville est chargée d’émotion. Alliant comme aucune autre de multiples styles architecturaux, du baroque à l’Art Nouveau, en passant par le gothique, l’ancienne capitale de la Bohème a inspiré de nombreux poètes comme Chateaubriand ou André Breton ; et la statue de Kafka est un incontournable symbole de la ville.
Dominée par son château qui surplombe la cité, la perle de l’Europe possède le décor d’un conte fantastique. Dans le quartier de Mala Strana, les nombreuses églises rivalisent avec les hôtels particuliers. C’est le passage obligé, à pieds, pour rejoindre le château, véritable poumon culturel, qui la surveille et la protège affichant depuis ses hauteurs un panorama fascinant. Les couleurs chatoyantes des toits contrastent avec le blanc de l’hiver qui recouvre les maisons. Le pont Charles et ses nombreuses statues s’habillent de neige et le paysage est alors fabuleux…
En arrivant au château, les nombreux visiteurs se pressent aux entrées des monuments, multiplient les clichés, tandis que les officiers relèvent la garde devant des enfants ébahis. Le soir venu, Prague aux cent clochers devient mélomane. S’il y a bien un endroit où l’on savoure un opéra sans se ruiner, c’est ici : les théâtres sont majestueux, la programmation est éclectique et les pièces s’apprécient sans limites.
Comme les touristes, les Pragois – et parmi eux un nombre important d’étudiants – animent les quartiers, tenant ce joyau frétillant et éveillé jusqu’au petit matin. Après une soirée artistique, les flâneurs se retrouvent dans la Vieille Ville, envahie de nombreux autres promeneurs…
Mais la foule se fait vite oublier. On retrouve dans ce périmètre l’incontournable horloge astronomique et sa drôle de fanfare à chaque nouvelle heure ou encore la sublime cathédrale Saint-Guy, où ont été célébrées les funérailles du regretté Vaclav Havel.

Christine Gomez