Style : l’appel de la forêt

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Du bois, des imprimés nature, des couleurs claires, des matières douces et un brin de sauvagerie… L’esprit de la forêt est parmi nous cet hiver.

Puisqu’on n’a plus le temps d’aller se promener dans les bois, ce sont les forêts qui viennent désormais à nous par le biais de la décoration d’intérieur. Résolument tournées vers la faune et la flore, les dernières collections d’accessoires décoratifs mettent la nature au cœur de leurs stratégies de séduction. À mi-chemin entre le style scandinave et l’écodesign, accessoires et mobiliers puisent leur inspiration un peu partout, pourvu que le résultat soit bien vert…

 

 

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De l’herbier…

Si la tendance déco nature n’est plus à présenter, elle a pris cette année une orientation nouvelle avec l’omniprésence du thème sylvestre. Décidément épris de naturalisme, c’est vers les plus hautes futaies que se sont tournés les designers pour imaginer leurs dernières collections. Trônant au beau milieu de toute cette biodiversité, le bois se livre à nous sous son aspect le plus naturel, exhibant sans fioriture son essence la plus brute. Planches nues, bois flotté, écorce apparente ou simples bûches… Loin des boiseries travaillées d’autrefois, nos meubles opèrent un véritable retour à la nature. Mais d’autres végétaux ont aussi leur place dans ce paysage forestier : pommes de pin, glands, lichens, feuilles et autres petites baies grimpent à l’assaut de nos coussins et tapis, quand ils ne s’invitent pas dans notre vaisselier…

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Au bestiaire…

Que serait une forêt sans les hordes d’animaux sauvages qui la peuplent ? Précédée l’an passé par quelques chouettes égarées, une horde de cerfs, de hérissons et d’écureuils a forcé nos serrures pour s’installer dans nos salons, envahissant nos cadres photo, nos mugs et nos bougeoirs. Entre graphismes naïfs et impressions digitales ultraréalistes, il n’y a que le style qui change, mais l’esprit animalier reste le même. Parfaitement à son aise au beau milieu de cette ménagerie, la peau de bête synthétique, déjà très présente l’hiver dernier, continue de s’imposer sur nos plaids et nos coussins. Même les peluches sont de la partie de chasse, s’affichant, tels des trophées, dans cet étrange cabinet de curiosités.

A. SAMAKÉ