Les petits toits sont verts

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Les toits végétaux ont le vent en poupe depuis quelques années. Si leur mise en place sur une maison peut inquiéter, ils deviennent nettement plus abordables sur les abris de jardin.

Même si nous sommes en retard en France par rapport aux autres pays – que ce soit dans le monde ou juste en Europe –, l’installation de toits végétaux gagne pourtant du terrain chez nous aussi. Leurs avantages en terme d’isolations phonique et thermique, tout comme leur impact environnemental, en font un atout de choix pour jouer avec l’urbanisation intensive. Les procédés à suivre ne les mettent pas toujours à la portée de tout le monde et une bonne manière de se familiariser avec ces techniques consiste à les utiliser pour des abris de jardin.

Pour débuter

Il faut commencer par vérifier la solidité de l’abri : il devra être capable de supporter des poids dépassant parfois les 100 kg/m2 (représentant la terre, les plantes, mais aussi l’eau de pluie cumulées). Les pentes du toit seront idéalement plates ou peu inclinées (35° au maximum) pour éviter que l’ensemble ne glisse jusqu’au sol. Une bâche étanche assurera l’imperméabilité, du même type que celles utilisées pour le fond des bassins. Il est important que les racines des plantes ne puissent la percer. Des planches fixées sur son pourtour retiendront le substrat et des gouttières devront aussi être installées. Il ne faut pas négliger le drainage, par exemple en étalant une couche de billes d’argile recouvertes d’un feutre géotextile.

Le niveau de la terre monte

Si votre toit est incliné, vous pouvez installer des lattes de bois, perpendiculairement à la pente, qui retiendront le substrat que vous aurez choisi. Il doit être léger et capable de retenir l’eau : sa composition idéale est un mélange de terre et de compost végétal avec des agrégats de pierres légères et résistantes. Plantez enfin la couche végétale, à adapter à votre région et au niveau d’ensoleillement. Les plantes succulentes (adaptées aux milieux arides) de type sédums sont souvent privilégiées ainsi que les plantes couvre-sol qui ne demandent pas d’entretien.

Mélanie De COSTER