Les douches, des formes et des couleurs…

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Designers et ingénieurs rivalisent de créativité pour révolutionner nos douches et transformer nos salles de bains en pièces à vivre ! Vous allez bientôt y passer de plus en plus de temps…

La salle de bains est sans doute la pièce qui s’est le plus modernisée durant ces deux dernières décennies. L’hygiène et la propreté, qui étaient au cœur des préoccupations, ont été rejointes par d’autres exigences : la détente et le bien-être. L’écologie a ajouté de l’eau au moulin des douches en rappelant qu’elles étaient nettement plus économes en eau que les baignoires : 60 à 80 litres contre 150 à 200 pour un bain. Ces premières s’offrent aussi le luxe d’avoir été totalement revisitées pour répondre aux actuels besoins de confort et de relaxation. Vous avez dit douches ? Parlons plutôt de « Panneaux de pluie » qui répandent un rideau aérien de fines gouttelettes sur nos têtes ou une cascade vivifiante sur notre nuque et notre corps. Évoquons les colonnes qui diffusent, sur toute leur hauteur, les bienfaits de jets hydromassants orientables – cervical, latérale, dorsale, plantaire…
– stimulant ou apaisant. Et n’oublions pas les cabines intégrales, de plus en plus convoitées, qui rivalisent en fonctionnalités et proposent à tous des massages optimisés et sur mesure, en variant force et intensité : minijet, bec cascade, pedidouche ou, plus poétique, « pluie tropicale ». Certaines poussent même le luxe jusqu’à disposer d’une fonction hammam avec diffuseur d’huiles essentielles et… de musique. Autant d’incitations à passer de longues heures dans sa salle de bains !

Espace et transparence

À cette culture du bien-être s’ajoutent des ambitions esthétiques. La douche doit coller à l’identité de la salle de bains et se faire objet de décoration. La douche à l’italienne, de plain-pied, se veut aussi fonctionnelle que tendance. Elle joue les discrètes en adoptant des parois opaques habillées de galets, de carrelages, de mosaïques aux couleurs acidulées ou ethniques. Plus en vogue, elle disparaît dans l’environnement en adoptant des parois en verre translucide comme du cristal, rehaussées de structure en acier pour un effet loft. L’absence de porte accentue encore l’impression d’espace. Le sol en carrelage prolonge le plus souvent celui de la salle de bains pour éviter les ruptures de style et pour définir un ensemble intimiste. Similaires aux douches à l’italienne, en ce qui concerne l’esthétique, et plus faciles à poser, les receveurs extra-plats (bacs à douche) ont le vent en poupe et proposent des tailles, des formes (carrés, rectangulaires, quart de cercle) et des textures (céramique, acrylique, caillebotis) variées.

Beauté et volupté

Côté cabine de douche, les designers ont donné un look au fonctionnel en soignant la silhouette de ces grands cubes transparents. Leurs arêtes sont discrètement soulignées de colonnes en large pilier d’acier ou de plus fines structures blanches. Les parois en verre affichent une transparence parfois sérigraphiée ou se font opaques et colorées. Côté couleur, la sobriété reste de mise sur le sol comme sur les murs : des grands carreaux unis ou des bétons cirés dans les gammes de bleus, de bruns ou de gris sont mis en valeur par un pan de couleur vive, un mauve, un vert acidulé, ou par un matériau exotique de type teck ou bambou…

M. Vanhamme

Poser un bac de douche

La mise en place du receveur constitue la première étape dans la réalisation d’une salle de bain. Cette opération exige un peu de matériel et beaucoup de minutie. Elle nécessite aussi de s’intéresser à l’évacuation des eaux. Si celle-ci n’est pas d’emblée intégrée dans le sol, il va être nécessaire de surélever le receveur. Certains disposent de pieds ajustables en hauteur, d’autres sont rehaussés d’origine afin de ménager de l’espace à la bonde d’évacuation. Après traçage, on le façonne facilement avec du béton cellulaire, en calculant une pente légère d’environ un centimètre par mètre. Il faut ensuite installer la bonde d’évacuation. Les pattes du support étant sellées, la position de la bonde est marquée au sol. Le système de vissage, ainsi que le joint d’étanchéité, sont alors placés sur le tuyau d’évacuation. Replacer le receveur pour vérifier que l’alignement est parfait. La partie basse de la bonde peut alors être installée. Serrée, elle est ensuite collée. Après avoir vérifié l’étanchéité de l’assemblage, le receveur peut être fixé sur son socle. Un tablier d’habillage, ceignant ce support, est également réalisé avec du béton cellulaire. Le receveur est alors posé et maintenu grâce à de la colle appropriée. Le raccordement peut à ce moment être effectué, là encore, par collage et après avoir placé un autre joint (toutes ces pièces sont fournies dans le kit). Les bords du receveur sont ensuite dégraissés à l’alcool à brûler, afin que soit apposé un dernier joint en silicone. Ce dernier sera lissé au doigt, préalablement enduit de liquide vaisselle.

Frédéric Ferrand