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Le chemin de la croix de Paul Claudel

A l’occasion de l’enregistrement exceptionnel réalisé par Brigitte Fossey et Pascal Vigneron, le directeur du Festival Bach de Toul répond à nos questions.

Le CD « Le chemin de la croix » de Paul Claudel avec la musique de Jean Giroud va paraître cet automne. Pouvez-vous nous dire dans quel contexte s’est fait cet enregistrement ?

L’idée est née en 2016 lors de l’inauguration du Grand Orgue restauré de la Cathédrale de Toul. Brigitte Fossey était venue pour la Saint-Vincent en février. Je lui avais promis de l’inviter pour le festival Bach en 2017. Nous avons donc mis au point plusieurs projets  dont  « Le chemin de la croix » de Paul Claudel avec la musique de Jean Giroud.  C’est un œuvre puissante, très émotive et Brigitte Fossey a été formidable dans cet enregistrement. Cette musique est très exigeante et à la fois très personnelle. La création de cette œuvre a été réalisée dans les années 60, années tant décriées par les artistes musicaux de notre temps. C’était une période de foisonnement musical intense. Il est regrettable de voir aujourd’hui que la société ne se tourne plus que vers les accords parfaits, ou seulement la musique baroque. Le temps arrangera ces travers. Jean Giroud était un intime de Messiaen, de Stravinsky et de Pierre Cochereau.

Le Festival Bach de Toul en est à sa huitième édition. Quel bilan et quel avenir  pour cet événement devenu incontournable dans le Grand-Est ?

Nous avons débuté modestement, sans rogner sur la qualité des artistes dès le départ. C’était très important pour donner une crédibilité à cette manifestation. Le comité d’honneur, les personnalités qui soutiennent le festival, la Ville et tout particulièrement son premier magistrat, ont permis de construire dans la durée une manifestation solidement ancrée dans le Toulois et maintenant dans tout le Grand Est. 

Le Grand Orgue de la Cathédrale de Toul a été restauré. En êtes-vous fier ?

Oui, mille fois oui ! C’est un instrument extraordinaire qui avait été dans son temps critiqué. Mais nous avons fait avec Yves Koenig un travail formidable. Boiseries, ré-harmonisation des anches, pose des chamades, des trente deux pieds. Tous les organistes de renom qui viennent dans le cadre du festival sont surpris par la profondeur de l’instrument, de sa puissance et de sa délicatesse. C’est assez rare dans les instruments de cette importance. Nous en reparlerons en fin d’année pour le CD de présentation de l’instrument. Propos recueillis par Pauline Overney

Publi-reportage • Photos © Michel Giroud, Cinémathèque Française 2014,
Pascal Vigneron, Guericolas / Steph / Visual Press Agency, DR



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