Sophie Mayeux, passion, conviction et communication

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D’habitude c’est à Sophie Mayeux que revient la charge de faire le portrait des  invités de ses désormais célèbres Matinales de l’Excelsior. Cependant c’est avec aisance et simplicité que cette experte en communication et relations publiques, s’est pliée au jeu. Sophie Mayeux se raconte plus qu’elle ne répond à nos questions. Rencontre avec une femme de passion farouchement indépendante.

Originaire de Reims, «de bonnes années, une enfance heureuse une ville où je retourne encore car j’y ai de la famille », où elle fréquentera au lycée Jean Jaurès : Olivier Poivre d’Arvor et Isabelle Adjani, voilà pour l’anecdote. A-t-elle toujours voulu travailler dans la communication et les relations publiques ? «Non comme beaucoup de petites-filles je voulais être  enseignante. J’avais ce désir profond, mais j’étais très timide ce qui s’est avéré déterminant dans mon choix de carrière». Timide au point de ne pouvoir passer l’oral du Concours de l’Ecole Normale de Saint Germain-en-Laye, alors qu’elle a brillamment réussi l’écrit.  Un échec que la jeune fille, alors âgée de seize ans vit très mal, « il fallait trouver le remède, je me suis dis sois tu ne fais rien et tu subis, soit tu agis. J’ai décidé de soigner le mal par le mal, puisque j’étais timide j’allais travailler dans un domaine dans lequel il ne fallait pas l’être ! »  C’est alors qu’elle décide de faire de sa faiblesse une force et se dirige vers des études de relations publiques et communication. Sensible au discours de Raymond Barre, Premier ministre de l’époque, sur la création d’entreprise, Sophie Mayeux se  lance « avec un local, une machine à écrire et un téléphone ».

Compétences et indépendance

Elle lui écrira même une lettre pour déplorer le manque d’information et d’accompagnement fournit aux jeunes entrepreneurs et sera reçue par son directeur de cabinet. « J’étais très surprise que l’on prenne le temps de m’écouter, je voulais simplement faire part des attentes des jeunes. Ce fut une bonne expérience et cela m’a permit d’être interviewer et de passer sur les antennes d’Europe 1 et RTL », se souvient-elle avec un grand sourire. Titulaire d’un DUIT en communication, lauréate du prix de la créativité du concours national de l’Association des attachées de presse elle poursuivra, une fois installée, en parallèle ses études et obtiendra un DESS en administration des entreprises. « J’aime faire plusieurs choses à la fois », et ça tombe bien car cette mère de deux enfants a dû trouver l’équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. A-t-elle rencontré des obstacles au long de ses trente ans de carrière ? « Je n’ai pas vécu mon ascension comme quelque chose de difficile, j’ai toujours fais les choses avec passion et conviction et en toute indépendance ! Au début, le défi était de faire reconnaître mes compétences, mais j’ai été très gâtée, j’ai fais de belles rencontres. » Avec ses clients, elle tisse une relation de confiance, « moi qui n’ai jamais intégré d’entreprise,  je découvre avec chaque client un nouveau secteur ». Des clients comme Total, EDF, Véolia et le groupe Flo, pour qui elle va créer en 1988,  le concept des Matinales. « L’objectif est de promouvoir le dynamisme et l’esprit d’entreprise en Lorraine. En présentant des profils de patrons et d’hommes ou femmes politiques et en co-animant ces rencontres avec des journalistes. En 2011 André Rossinot, maire de Nancy, la repère et l’invite à rejoindre sa liste pour les élections municipales. «  Je n’y serai pas allé de moi-même ne connaissant rien de plus que le citoyen lambda sur le fonctionnement d’une mairie et je ne suis même pas encartée ». Elle obtient la délégation à l’enseignement, l’école n’est jamais loin… « La politique me permet de rendre un peu de ce que j’ai reçu, ce n’est pas pour faire carrière, je m’implique en tant que citoyenne ». Son entrée au Conseil général de Meurthe-et-Moselle, où elle remplace Jean-François Husson,  élu sénateur, est la dernière étape d’une riche carrière dont elle envisage « l’après », comme un temps pour « faire tout ce que je n’ai pas  le temps de faire : bricoler, prendre du temps pour moi et peut-être écrire un livre. » Communiquer encore et toujours…