Pourquoi choisir une cheminée à gaz ?

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Pratiques, propres et performantes, les cheminées au gaz carburent à plein régime. Gros plan sur une nouvelle génération qui n’a pas froid aux yeux…

Profiter de la chaleur et de la poésie du feu sans faire brûler la moindre bûche ? Traditionnellement associées au bois, les cheminées s’emparent désormais de nouveaux combustibles. De plus en plus présents dans l’offre des cheministes, les modèles au gaz s’imposent comme une alternative séduisante au feu traditionnel, fusionnant avec succès performances et esthétisme. Que les esprits échaudés par les prouesses frileuses du bioéthanol se rassurent : la cheminée au gaz promet, elle, une véritable puissance de chauffe… et bien d’autres avantages !

Fonctionnement

Constituée d’un caisson en acier équipé d’un brûleur et d’un thermostat, la cheminée au gaz s’allume et se pilote aussi simplement qu’un radiateur. D’une simple pression sur la télécommande de l’appareil, on règle en quelques secondes la hauteur des flammes jaunes qui, créant parfaitement l’illusion, semblent s’échapper des bûches de céramique ou des galets volcaniques qui ornent certains de ces foyers. Avec un rendement situé entre 70 et 90 %, ces cheminées nouvelle génération ne se contentent pas d’imiter leurs modèles au bois : elles les égalent, voire les surpassent en bien des points, chauffant l’ensemble du salon, voire diffusant la chaleur vers d’autres pièces de la maison pour les installations équipées d’un système de distribution d’air chaud. Les modèles les plus sophistiqués permettent même à leur utilisateur de configurer un programme de chauffe sur plus d’une semaine, laissant l’appareil se gérer tout seul à la manière d’une chaudière…

Installation

À foyer ouvert ou fermé, les cheminées à gaz s’adaptent à de nombreuses configurations. Si leur format réduit permet à certaines de s’intégrer facilement à une installation ancienne, rien ne vous empêche d’équiper une construction neuve d’un modèle plus imposant. L’alimentation en combustible est assurée par raccordement au gaz de ville ou via une bouteille de propane. Bien que nécessitant l’intervention d’un professionnel, le tubage se réalise sans lourds travaux, soit en s’implantant sur un conduit préexistant, soit par raccordement à un système à ventouse, relié à l’extérieur grâce au simple percement d’un mur. Une installation soignée, un appareil de qualité et un nettoyage annuel du brûleur réalisé par un technicien Qualigaz vous garantiront pendant de longues années une utilisation parfaitement sécurisée.

Avantages et inconvénients

On l’aura compris, le principal point fort de la cheminée au gaz est sa capacité inégalée à nous simplifier la vie. Reléguant aux oubliettes la traditionnelle corvée de bûches automnale, elle n’exige ni espace de stockage, ni logistique d’approvisionnement. Ne générant ni cendre, ni suie, elle n’impose ni dépoussiérage ni astiquage et permet même de se passer du sacro-saint ramonage. Mais toutes ces qualités ne doivent pas nous faire oublier totalement ses quelques inconvénients. Du point de vue du spectacle, si la vue est satisfaite, ouïe et odorat seront quelque peu frustrés car la flambée au gaz ne produit ni odeur ni crépitement. Pas question non plus d’y faire cuire quelques pommes de terre sous la cendre : pour le repas parfumé au feu de bois, on repassera ! Enfin, énergie non renouvelable oblige, la cheminée au gaz ne bénéficie d’aucun crédit d’impôt malgré ses excellentes performances. Si l’on ajoute à cela le tarif du gaz, plus coûteux que le bois, et le prix relativement élevé de l’installation (de 2 000 à 7 000 € avec une moyenne comprise entre 4 et 5 000), le choix d’un tel modèle ne s’établit pas nécessairement sur des critères financiers. En réalité, cheminées traditionnelles et modèles au gaz s’adressent à des publics très différents. Si le foyer au feu de bois garde toute sa légitimité dans les maisons de campagne, leurs petites sœurs au gaz séduisent de plus en plus un public urbain, désireux de retrouver le plaisir du feu, tout en disposant de peu d’espace et de temps. Les systèmes à ventouse rendent cette option particulièrement intéressante en appartement même si un accord de la copropriété est nécessaire pour une telle installation.

Ludovic Chatel