Les constructions de maison ont du style

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Il faut du temps pour construire une maison. Il en faut presque autant pour choisir son apparence. Les architectes peuvent cependant s’appuyer sur leurs connaissances pour rendre leurs plans plus rapidement.

Quand on fait construire une nouvelle maison, on cherche avant tout à être bien dans ses murs. On imagine le nombre de pièces dont on a besoin, on se demande si la cuisine sera séparée ou non… et l’on se surprend à rêver devant les plans des architectes. Le premier projet concerne souvent l’apparence extérieure du bâtiment. Son importance est tout sauf relative : la première impression qui se dégagera du bâtiment dépendra d’elle. Différents éléments modifient son dessin.

Au nom de la loi

Inutile de fantasmer : il sera très difficile de faire ériger un château sur un terrain de 200 m2. La surface de terrain disponible conditionne donc directement le style de la construction. Cette contrainte est d’autant plus importante que certaines conditions locales peuvent la circonvenir : il est possible que la bâtisse ne doive pas dépasser une certaine hauteur, ni empiéter trop largement sur l’espace du futur jardin. Il convient donc de se renseigner sur le plan local d’urbanisme (PLU) avant tout projet de construction : certains sont très précis et incluent même le type de clôtures autorisées ! Ils seront d’autant plus détaillés dans les nouveaux lotissements ou près de zones touristiques, qui cherchent à conserver une certaine image. Dans le cadre de ces textes légaux, il reste tout à fait possible d’imaginer de nombreux bâtiments différents, en sachant que la tendance actuelle hésite entre la construction passive, souvent de plain-pied pour faciliter les économies d’énergie thermique, et les habitations réparties sur plusieurs étages, qui permettent de limiter l’emprise au sol tout en multipliant les pièces. Les terrains disponibles sur le marché étant de plus en plus réduits, ces maisons qui s’étirent vers le haut ont encore de beaux jours devant elles, d’après de nombreux urbanistes.

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De toutes les couleurs

La couleur des toits ou des façades compte parmi les éléments qui peuvent être mentionnés dans le PLU. Celui-ci permet notamment une coordination des types de construction dans une région. Ce sens de l’esthétique n’est pas anodin : un chalet en bois, d’apparence plutôt montagnarde, paraîtra incongru sur la côte. Il faut savoir que les spécificités architecturales de nos régions ne sont pas nées par hasard et répondaient, à l’origine, à une adaptation à la nature et au climat. Si les bâtiments plus modernes n’ont plus besoin de s’en soucier autant – grâce notamment aux normes d’isolation, de plus en plus rigoureuses –, l’harmonie reste le souci de nombreux constructeurs. C’est ainsi que les bâtiments les plus modernes sont souvent implantés à l’écart des autres maisons : le voisinage de demeures plus traditionnelles ne les mettrait pas en valeur.

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Tous ensemble

Au moment de décider du plan, du moins extérieur, de sa future demeure, il ne faut donc pas oublier qu’elle s’inscrira dans un paysage déjà existant. Quand on a déjà bâti dans sa tête son château en Espagne, se plier à des normes peut parfois sembler contraignant, mais cette réglementation permet de s’intégrer dans une communauté. L’intérieur d’une maison peut heureusement rester entièrement personnel et c’est ainsi que de nombreux propriétaires transforment de vieilles bâtisses en habitations au goût du jour, presque sans toucher à leur façade.

Mélanie de Coster