Le parquet sous toutes ses lames

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Décider d’installer un parquet est une chose. Encore faut-il savoir le choisir : l’usage et le budget sont aussi importants que l’apparence.

Il en est des parquets comme de nombreux matériaux revisités au fil du temps : ils ont évolué. Les parquets massifs, qui étaient auparavant installés dans les demeures bourgeoises, sont maintenant largement concurrencés et ne représentent plus que 30 % du marché. Leur coût est assez important (entre 30 et 150 € le m2 selon les essences, hors pose) et, pour un néophyte, leur entretien semble un peu plus compliqué que celui des contrecollés. Néanmoins, ils peuvent s’appuyer sur une durée de vie conséquente, comme le prouve la longévité des parquets déjà existants. Les contrecollés, quant à eux, sont constitués de trois couches, ce qui diminue en partie leur prix. Traités en usine, ils sont souvent vendus déjà vitrifiés, ce qui facilite leur nettoyage par la suite. Ils peuvent aussi s’adapter aux chauffages au sol, grâce à la pose flottante. S’ils vieillissent moins bien que les parquets massifs, ils résistent cependant mieux à l’humidité, car ils se dilatent moins. Inutile de rappeler que le stratifié n’est pas en bois : il s’agit simplement d’une imitation en papier, recouverte d’une couche de résine. Son prix réduit (de 10 à 30 € le m2) justifie cependant sa popularité depuis quelques années.

Solidité

L’essence du bois détermine aussi sa résistance. Ainsi, si le chêne est aussi majoritairement répandu dans notre contrée, c’est parce qu’il ne souffre pas des passages répétés. Toutes les essences sont classées selon leur dureté, de A (les plus souples) à D (les plus dures). L’épicéa et le sapin, en classe A, ne seront jamais utilisés pour des parquets. Le châtaignier, le merisier ou le teck, qui sont en classe B, seront réservés aux bâtiments privés. On trouve ensuite le chêne, le frêne ou l’érable en classe C, la classe D comprenant des bois comme le wengé ou l’ipé. Cette liste n’est cependant pas exhaustive et il faut noter que même une essence de classe D souffrira de la chute d’un objet lourd.

En couleur

La teinte d’une essence peut aussi influencer la décision. Le bambou est très à la mode actuellement, pour ses tons clairs et lumineux, qui agrandissent les pièces. À l’inverse, les tons chauds des bois exotiques renforcent les sensations de cocon. Il ne faut cependant pas oublier que le bois est un matériau vivant, qui peut évoluer dans le temps et subir des variations : certaines lames auront tendance à foncer quand d’autres, au contraire, s’éclaircissent.

Mélanie De Coster