Financer son habitat écologique

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Construire un logement écologique n’est pas une entreprise facile à concrétiser. Heureusement, il existe des aides pour le financer…

Habitat durable, écocitoyenneté, bâti responsable… Ces mots sont sur toutes les bouches, vertes évidemment. Cependant, avant de se lancer dans la construction de ce type de logement et de chercher des financements, il faut faire le point sur les travaux nécessaires à la métamorphose de votre habitat.

Le bilan énergétique

Pour faire réaliser ce bilan, le mieux est d’entrer en contact avec des agences spécialisées comme l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Ces éco-spécialistes vous recommanderont des conseillers qui feront un diagnostic énergétique de votre habitat. Ce premier bilan, quoique sommaire, est entièrement personnalisé et permet de pointer les faiblesses de votre logement. Pour un état des lieux plus complet, il faudra faire appel à un technicien agréé. Celui-ci vous fournira alors un tableau exhaustif des travaux à effectuer pour répondre aux différentes normes écologiques, ainsi qu’un devis. Vous aurez alors une idée précise de l’ampleur des investissements et des économies possibles à plus ou moins long terme. La plupart du temps, c’est l’isolation qui pêche. Particulièrement celle des combles. N’oubliez pas que près d’un tiers des déperditions d’énergie sont à imputer à la toiture. Pour aller plus loin, il vous faudra sans doute changer de chaudière, installer  des systèmes de pompe à chaleur et miser sur les énergies renouvelables (panneaux solaires, géothermie, aérothermie…) La facture peut très vite monter. Mais ne vous inquiétez pas : de très nombreuses aides existent et, une fois les travaux nécessaires bien cernés, il ne vous restera plus qu’à vous pencher, en toute conscience, sur le financement.

Nombreuses aides d’État

Pour inciter les particuliers à respecter des normes de plus en plus exigeantes, l’État a en effet mis en place un dispositif financier attrayant… qui ne sera pas éternel. Une fois la période d’incitation passée, les travaux seront obligatoires et à la charge des particuliers. Il faut donc en profiter dès maintenant. Il n’est pas évident de se retrouver aux milieux du dédale des différentes aides. Pour faire simple, on peut dire qu’elles se divisent en trois types : subventions, éco-prêts à taux zéro (EPTZ) et crédits d’impôt. La subvention la plus connue est celle délivrée par l’Anah (l’Agence nationale de l’habitat). Grâce à elle, 20 à 35 % du coût des travaux peuvent être financés. L’opération doit être comprise entre 1 500 euros et 13 000 euros HT. Attention, l’aide dépend des ressources du foyer, du nombre de personnes le composant et de la région où est situé le logement. Pour un couple avec un enfant habitant en dehors de l’Île-de-France, le plafond de ressources sera, par exemple, de 28 545 euros. En dessous de 20 000 euros, le même couple bénéficiera de l’aide maximale. Point non négligeable : 70 % de la somme est versée avant le début des travaux qui devront être réalisés dans l’année. D’autres subventions sont proposées par certaines collectivités locales. Pour en profiter, il faut se renseigner auprès de sa mairie ou de sa préfecture. Généralement, ce sont des grands plans d’incitation comme les « plans bois » (maison en bois, chauffage au bois…) ou les « plans solaires » (panneaux solaires). L’éco-prêt à taux zéro est également une source de financement intéressante puisque, s’il est plafonné à 30 000 euros, il n’est soumis à aucune limitation de ressources. À noter que les travaux doivent concerner au moins deux points faibles de l’habitat pour être financés par l’EPTZ. Il s’applique principalement à l’isolation thermique de la demeure (intérieure et extérieure) et au changement de système de chauffage. Enfin, le crédit d’impôt développement durable permet de déduire de vos impôts de 25 à 50 % des dépenses (selon le type de travaux et vos revenus). Si vous n’êtes pas imposable, le Trésor public vous enverra un joli chèque. )