De quel bois on se chauffe ?

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Le foyer : ce n’est sans doute pas une coïncidence si un même terme désigne à la fois le logis, la famille qu’il abrite et le feu que l’on attise en son sein. Malgré la diversité des types de chauffage disponibles aujourd’hui, la cheminée cristallise encore de nombreuses envies. En optant pour cette tradition séculaire, on fait le choix de la solidité et d’un certain art de vivre. Encore faut-il savoir quel type d’âtre privilégier….

Les chauffages au bois

Contrairement au gaz ou au pétrole, le bois est une énergie renouvelable qui s’enorgueillit, de plus, de qualités esthétiques bien rares dans le domaine du chauffage. Toutefois, celles-ci risquent fort de disparaître si l’on mise sur les performances thermiques du foyer. En effet, dès lors que l’on décide d’installer un chauffage au bois, il faut choisir entre le charme du foyer ouvert, avec sa beauté, son doux crépitement, son odeur si caractéristique, mais seulement 15 % des calories produites restituées, et le plus rentable foyer fermé, qui délaisse l’élégance sensuelle pour des considérations plus pragmatiques.
L’insert ou le foyer fermé sont particulièrement indiqués en cas de rénovation d’une ancienne cheminée puisqu’ils s’encastrent dans cette dernière, et offrent un bien meilleur rendement (environ 80 %) et une consommation jusqu’à six fois moins élevée. L’un comme l’autre garantissent une excellente sécurité, la vitre empêchant les braises et autres escarbilles incandescentes de s’échapper.
Bénéficiant d’une grande souplesse d’installation, les poêles autorisent toutes les fantaisies, notamment en termes de forme et d’emplacement. En acier ou en fonte, leur foyer fermé est aussi rentable qu’un insert, et certains systèmes permettent même d’en faire le chauffage principal de la maison : avec les poêles à inertie, il suffit d’une flambée d’une ou deux heures pour qu’une chaleur douce et homogène se diffuse toute la journée. En effet, elle est emmagasinée dans de la brique ou le béton réfractaires, ou, mieux encore, dans des pierres ollaires, et rayonne jusqu’au soir. Attention cependant, la construction est très lourde et nécessite un plancher solide.

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Les alternatives

Si vous ne souhaitez pas vous lancer dans des travaux d’envergure mais désirez quand même profiter des soirées au coin du feu, il existe des alternatives. Les poêles au bioéthanol sont sans doute la plus populaire actuellement : pas de fumée, pas de ramonage, pas de conduit, il suffit de les poser par terre ou de les accrocher au mur, et le tour est joué. La seule contrainte qu’ils induisent est une recharge régulière du réservoir. Ils produisent de plus de jolies flammes – dont on peut régler la hauteur – et la totalité de la chaleur dégagée est restituée à la pièce. Leur vocation demeure cependant principalement esthétique.
La cheminée au gaz bénéficie des mêmes avantages mais elle s’émancipe de la corvée de recharge puisqu’elle peut être raccordée à une bonbonne ou au gaz de ville. Dans les deux cas, elle produit des flammes dorées, petites mais du plus bel effet, et peut être considérée comme un véritable chauffage d’appoint. Les nostalgiques pourront simuler un feu de cheminée classique à l’aide de bûches en céramique.
Les cheminées électriques, enfin, tentent elles aussi d’imiter un feu de bois à l’aide d’ampoules LED. Ce chauffage d’appoint propose des puissances de 1 000 ou 2 000 watts. L’aspect décoratif peut également fonctionner indépendamment, la consommation électrique étant alors négligeable.

Sidonie Joly