Dans la chaleur des serviettes

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Marre des serviettes gorgées d’humidité et des salles de bains glaciales en hiver ? Le radiateur sèche-serviettes est la solution à ces petits désagréments. Devenu un incontournable des salles d’eau, il n’est cependant pas toujours utilisé à bon escient. Quelle puissance faut-il choisir ? Quel matériau privilégier ? Et, surtout, faut-il le considérer comme un chauffage principal ou d’appoint ?

Un sèche-serviettes est un radiateur mural conçu, comme son nom l’indique, pour que l’on puisse y suspendre des serviettes. Il diffuse également une chaleur douce qui réchauffe la pièce.

Trois types de systèmes coexistent : les radiateurs à eau sont raccordés au chauffage central de l’immeuble ou au circuit d’eau chaude. Ils fonctionnent en permanence, assurant une température constante. Les sèche-serviettes électriques fonctionnent grâce à une résistance et diffusent la chaleur à la demande. Enfin, les appareils mixtes mettent à profit le chauffage central en hiver et se replient sur l’électricité le reste de l’année.

On trouve principalement des modèles en acier, qui permettent de nombreuses fantaisies esthétiques, et en alliage d’aluminium, plus léger. Ce dernier a l’avantage de chauffer très rapidement.

Par ailleurs, les sèche-serviettes peuvent également s’avérer d’excellents chauffages, agissant généralement par soufflerie ou par l’entremise d’un panneau rayonnant. Encore faut-il trouver la puissance adaptée à la surface de la pièce. Il faut compter au minimum 100 W par mètre carré, auxquels on ajoute 30 % pour atteindre une température de confort malgré les serviettes. En dessous de 500 W, le sèche-serviettes n’a pas une puissance suffisante pour servir de radiateur principal.

Pour les salles de bains excédant 12 m2, le sèche-serviettes ne peut fonctionner que comme un chauffage d’appoint. Pour le compléter, rien de tel qu’un chauffage au sol, mais l’installation d’un second sèche-serviettes est toujours envisageable.

Certaines règles de sécurité doivent être respectées lors de la pose des radiateurs : ils ne peuvent par exemple être fixés que dans le respect des volumes de sécurité, et ce même s’il s’agit de modèles à eau. Les chauffages électriques doivent en plus être raccordés à un différentiel 30 A.

Sidonie Joly