Les aventuriers de l’archéologie perdue

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Chaque année pour les vacances scolaires, le Musée de l’Histoire du Fer à Jarville participe aux Weekends Musée Télérama.  Les 22 et 23 mars prochains, grands enfants et jeunes adultes vont coiffer le chapeau d’Indiana Jones et rentrer dans la peau d’un véritable archéologue.

Un squelette, quelques objets funéraires, le tout à demi dégagé de la terre, la reconstitution de cette tombe mérovingienne pourrait presque faire froid dans le dos tant elle semble réelle. Les amateurs de sensations fortes peuvent pourtant passer leur tour. Ici il n’est question que de pédagogie : les ateliers de découverte proposés par le Musée d’Histoire du Fer promettent aux curieux d’élucider les secrets de la sépulture.  Aux commandes de ces visites, Christophe Henry, guide du musée et mordu d’histoire. Son objectif avoué est de démystifier un métier souvent assimilé au célèbre personnage de fiction, Indiana Jones. « L’archéologue est un scientifique, pas un aventurier », précise-t-il « son travail est minutieux et demande des connaissances en histoire, en géologie, en art ».
Lui aussi a du s’initier aux savoirs et aux techniques du métier et il transmet ses connaissances avec passion aux visiteurs. Les enfants se piquent vite au jeu et les parents aussi. Au passage, ils apprennent quelques-unes des astuces de l’archéologue pour organiser ses fouilles : le carroyage, le découpage en parcelles de la zone à fouiller, ou encore les outils du chercheur, de la truelle au tamis en passant par la mire, qui permet de mesurer l’altitude des différents niveaux du chantier. A la fin de l’atelier, les enfants doivent redessiner des poteries à partir de reproductions. Les visiteurs redonnent tout son sens au mot « archéologie » : d’« archeos », ancien, et « logos », la parole. En quelques heures, ils réaniment le passé et brisent certains à priori sur un métier désormais à portée de rêves.