Une invitation au voyage

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C’est un drôle d’aéroport dans lequel nous pénétrons. Point de piste de décollage, encore moins d’avion. C’est pourtant de ce lieu, que se préparent à partir en voyage de nombreux visiteurs.

Avec la 4e édition d’ « Embarquement Immédiat pour l’arboretum » il suffit de passer la porte de l’arboretum d’Amance pour s’envoler vers différentes régions du monde. En effet, l’Arboretum est le point de départ idéal pour mille et un voyages… Ou plutôt quatre-cent, comme le nombre d’espèces d’arbres que compte ce lieu et qui, chacune, raconte sa propre histoire et celle d’un coin de la planète.

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Trésors végétaux

Après avoir fêté ses vingt ans d’existence en 2015, le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE), installé sur la commune de Champenoux, réitère sa manifestation phare « Embarquement Immédiat ». Totalement gratuite, elle donne au grand public accès à cet espace d’ordinaire fermé et à ses secrets. Parmi ses trésors, des arbres centenaires contemplent les promeneurs du haut de leurs cimes. Leur tronc noueux, parfois tordu, raconte leur expérience et leur résistance au temps. Ils étaient présents bien avant nous et peut-être seront-ils encore là quand nous ne serons plus. Ils sont en tout cas des outils extraordinaires pour en apprendre davantage sur les capacités d’adaptation de certaines espèces exotiques sur un sol étranger, celui de Lorraine. Ils permettent aussi de conserver certaines espèces menacées. Ce lieu unique dans l’Est de la France permet enfin d’étudier des espèces venues du monde entier sans avoir à se déplacer.

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Décollage imminent

Comme un aéroport, l’Arboretum d’Amance oriente ses visiteurs vers de nombreuses destinations. Pourquoi ne pas viser tout de suite une pérégrination de haut vol avec un tour du monde ? Votre billet imprimé sur une feuille bien verte, partez explorer la planète à travers des espèces remarquables ou des familles d’arbres. Grâce à ce voyage thématique, faites, comme Phileas Fogg et son fidèle Jean Passepartout, une tournée mondiale et végétale sans avoir à quitter la région. Deux visites différentes sont proposées et démarrent chaque heure à 14h, 15h et 16h. Aventuriers de toutes natures, rendez-vous au Terminal A pour embarquer en direction de l’Asie ou au Terminal C afin d’observer les conséquences du réchauffement climatique sur nos amis les feuillus.

Les sens à l’écoute

La manifestation permet également d’exercer les pouvoirs de nos sens. L’ouïe, le toucher, l’odorat et la vue seront particulièrement sollicités pendant ce week-end. Ôtez ces chaussures qui vous entravent et laissez vos plantes des pieds prendre racine à l’Arboretum où un sentier « Pieds nus » vous amène sous les branchages des locataires du lieu. Là, sondez-les et faites connaissance avec eux du bout des orteils. Puis, ce sera la tête, alouette, qui guidera vos pas. À l’Arboretum, les arbres se confient à ceux qui savent les écouter. Les samedi et dimanche, à 14h30, 15h30 et 16h30, ils murmurent à l’oreille des promeneurs leurs propres légendes : « Ils racontent ce qu’ils ont vécu, ce qui s’est passé autour d’eux. […] Et le murmure incessant de la sève qui les parcourt nous révèle tout ». Vous irez de sens en sens, de surprise en surprise, découvrant les œuvres éphémères du grapheur d’Osmoz-Colors ou, levant le regard, celles du naturaliste suisse Robert Hainard. Sans compter que votre promenade sera accompagnée en musique par les élèves de Music Academy International.

L’Inra septuagénaire

En parallèle, l’un des fondateurs et aussi voisin du CPIE fête ses soixante-dix ans : l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra). Pour l’occasion, les deux structures se réunissent et organisent au sein d’ « Embarquement Immédiat » un village de la recherche à la fois à l’Arboretum, sur le parking de l’Inra et sur ses différents laboratoires. Toutes les deux travaillent toute l’année la main dans la main et montrent la force de leur collaboration à travers la présentation de projets comme le projet de recherches participatives « Survivors » (voir interviews pages 11, 12 et 13). De stand en stand, à la rencontre de chercheurs, vous pourrez enrichir vos connaissances sur le thème du bois, de son anatomie aux parasites qui les menacent, du sol nourricier aux champignons poussant à l’ombre des forêts, sans oublier les nouvelles technologies qui permettent une culture facilitée. D’arbre en arbre, de branche en branche, envolez-vous vers un autre univers où la photosynthèse règne en maître. 3, 2, 1, décollez !

L’union fait la force

Partenaires de longue date, l’Inra, le Laboratoire d’Excellence (LabEx) ARBRE et le CPIE de Nancy-Champenoux travaillent plus que jamais à faire connaître le patrimoine forestier existant, à imaginer les forêts de demain et à permettre le développement d’une bioéconomie verte. Pour les 70 ans de l’Inra, ils nous montrent l’envers du décor.

 

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L’Inra, en avance sur son temps

Depuis 70 ans, l’Inra s’engage avec passion dans la filière « Forêt-Bois-Territoires » qui fait la spécificité de son centre Nancy-Lorraine. Il ne se repose pas pour autant sur ses lauriers. Avec le réchauffement climatique, le temps presse pour nos forêts.

L’Inra a un point commun avec ses objets d’étude, les arbres. Comme eux, cet institut est fait du meilleur bois. Né en 1946, il est créé à l’origine pour aider la France à dynamiser l’agriculture et à l’aider à devenir autosuffisante du point de vue alimentaire en développant les dernières techniques en la matière. Aujourd’hui il est un symbole d’innovation mais aussi d’anticipation, devant faire face à de nombreux défis comme ceux posés par le réchauffement climatique et ses effets sur l’environnement.

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À la cime de l’innovation

Implanté dans une région à l’important patrimoine forestier et agricole, le centre Inra de Nancy-Lorraine s’est tout naturellement impliqué dans l’étude de la filière forêt-bois développant de nombreux partenariats avec l’Université de Lorraine, AgroParisTech, l’Inventaire Forestier National (rattaché à l’IGN) et le pôle Recherche et Développement de l’Office National des Forêts (ONF). Une dizaine d’unités de recherches examine ce territoire à différentes échelles, du micro-organisme à l’écosystème. Pour l’Inra, les arbres ne sont pas des éléments du décor mais des êtres vivants complexes, pouvant interagir les uns avec les autres, abritant des formes de vies très diverses et essentielles à la survie humaine. Les comprendre permet donc d’améliorer la gestion d’une forêt, d’imaginer de quels bois celle-ci sera faite demain et de proposer de nouveaux usages des services qu’elle rend.

Jouer collectif

Laboratoire pour le futur, le centre Inra de Nancy-Lorraine allie recherche de pointe et mise en commun des savoirs à travers des dispositifs scientifiques collectifs. À Mirecourt, il a ainsi mis en place un démonstrateur d’agriculture autonome en production laitière. En collaboration avec des agriculteurs locaux, il expérimente des nouvelles voies de production en polyculture élevage, sans utiliser d’engrais de synthèse ou de pesticides. Il ouvre ainsi le chemin d’une agriculture limitant ses impacts sur l’environnement. Il est aussi gestionnaire du LabEx ARBRE (voir p11). Depuis 70 ans, l’Inra rythme notre vie sans qu’on s’en aperçoive et nous réconcilie avec notre territoire en le valorisant.

Centre de Nancy-Lorraine, Route d’Amance à Champenoux. Infos : 03 83 39 40 41 • nancy.inra.fr • Twitter : @Inra_NancyLor • Facebook : Centre Inra de Nancy-Lorraine

Le CPIE, vivre la nature

Le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement à Champenoux est une porte ouverte sur la nature et ses trésors. L’association se bat depuis plus de 20 ans pour sensibiliser le public aux grands enjeux environnementaux.

Avec le CPIE, la nature est à portée de main et d’esprit. Avec près de 80 centres labellisés à travers la France, les CPIE constituent un réseau national de structures impliquées sur leur territoire. En Lorraine, le CPIE Nancy-Champenoux a noué des relations avec des partenaires issus du monde de la recherche comme l’Inra  ou l’université de Lorraine, acteur de l’éducation populaire et de l’enseignement public et privé en région. Centre de ressources documentaires, lieu de rencontres et de découvertes, il s’appuie sur sa connaissance du terrain pour initier chaque public à des gestes simples et à des projets de territoire, qui permettent la préservation du patrimoine naturel et une meilleure connaissance de l’environnement. L’Arboretum, ou les milieux naturels et urbains du Grand Couronné et du Grand Nancy, sont autant de lieux privilégiés, animés par le CPIE et véritables outils de sensibilisation. La nature n’a jamais été aussi proche.

CPIE – 13 bis, rue P.P. Demoyen à Champenoux. Contacts : 03 83 31 63 76 • [email protected]cpie54.com • Facebook : facebook.com/cpie54

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LabEx ARBRE, le bois par toutes les spores

Porté par l’université de Lorraine et géré par l’Inra, le laboratoire d’excellence ARBRE permet par ses recherches de faire converger les disciplines et d’acquérir de nouveaux savoirs sur les écosystèmes forestiers et la filière forêt-bois. Un outil précieux pour l’avenir.

Une vie d’arbre n’a rien de simple. C’est même tellement complexe que les chercheurs se penchent dessus avec intérêt. Avec ses huit laboratoires de recherches, ARBRE croise un très large éventail de spécialités parmi lesquelles l’écophysiologie, la microbiologie, la génétique, la biophysique ou encore l’économie forestière. Ses travaux ont comme objectifs de développer des outils pour améliorer la gestion de forêts, anticiper leur évolution future et diversifier les usages du bois et l’emploi dans la filière forêt-bois, grâce à de nouvelles découvertes. Pour atteindre des objectifs, le laboratoire s’est allié avec des partenaires de choix comme AgroParisTech, l’ONF et le Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologies du Bois (CRITT) et l’IGN. Nos forêts changent, le changement climatique les impacte : ARBRE tente de dessiner l’avenir des forêts et des emplois qui en dépendent.

Infos > mycor.nancy.inra.fr • ARBRE • Twitter : @labexARBRE

Les arbres, ces guerriers

Le changement climatique modifie la croissance de nos forêts et pose d’importantes questions quant à l’adaptation de ces forêts aux nouvelles conditions climatiques. En Lorraine, les arbres doivent résister à des événements climatiques accidentels, notamment les épisodes de sécheresse. Depuis deux ans, l’Inra, le LabEx ARBRE et le CPIE collaborent dans le cadre du projet de recherches participatives « Survivors », en lien avec le collège Charles-Maximilien Duvivier d’Einville-au-Jard. 

Cyril Galley, directeur du CPIE Nancy- Champenoux

Dans le projet « Survivors », le CPIE est un relais essentiel entre les chercheurs et les collégiens impliqués dans le programme. Sur la région, c’est une initiative unique, qui ouvre la voie à de nouvelles pratiques pédagogiques.

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Que signifie ce projet pour le CPIE ?

Les initiatives de recherches participatives prennent beaucoup d’ampleur depuis quelques années mais un projet comme « Survivors » est inédit. Le but de la science participative est d’impliquer un maximum de personnes pour collecter et fournir des données aux scientifiques. L’opération « Un Dragon dans mon Jardin », mise en place par le CPIE, a permis de constituer un réseau d‘observateurs qui recensent les batraciens  présents dans les espaces privés (jardins, mares, bassins, etc.). Les données sont ensuite transmises aux scientifiques. Avec « Survivors », on passe à un autre niveau d’implication. Ici, quatre-vingt élèves du collège Duvivier participent directement à un programme de recherche. Ce qui est nouveau, c’est la durée de ce projet car il dure depuis deux ans et d’année en année ce sont les mêmes collégiens qui participent. Cela permet un véritable suivi pédagogique mais aussi une vraie interaction entre les élèves et les équipes de chercheurs.

Quel est le rôle de ces collégiens dans le projet ?

Après une intervention des chercheurs en classe, les élèves sont venus à plusieurs reprises sur le site de l’Inra  à Champenoux, accompagnés de plusieurs enseignants. Ils ont participé à des ateliers techniques : comment mesurer les paramètres de l’arbre ? Comment évaluer la photosynthèse ?… Ils ont eu aussi à remplir une fiche de renseignements sur l’un des arbres de l’expérience qu’ils ont choisi et dont ils sont devenus les parrains. Et puis en 2014, ils ont aidé à la première défoliation de leur arbre. En juin 2015, ils ont retrouvés leur arbre et pu voir ce qu’il était devenu avant de procéder à la seconde défoliation. Cela rentre dans les missions du CPIE : transformer les élèves en citoyens. Grâce à « Survivors », l’ensemble des participants et animateurs ont été récompensés par le prix régional « Science et société » 2015. Dans ce genre de projet, le CPIE joue pleinement son rôle de médiateur entre le monde de la recherche scientifique et le monde de l’éducation.

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Pierre-Antoine Chuste, doctorant à l’Inra

Doctorant en biologie forestière à l’Inra Nancy-Lorraine et à l’Université de Lorraine, Pierre-Antoine Chuste s’intéresse aux causes de la mortalité des hêtres pendant un épisode de sécheresse. Pour leur bien « hêtre », bien sûr !

De quel manière vous impliquez-vous dans « Survivors » ?

L’objet de mon sujet de thèse est d’étudier la mortalité des arbres. Dans un contexte de changement climatique, les périodes de sécheresse risquent d’être plus fréquentes et plus intenses. La survie des arbres est en jeu. En approfondissant nos connaissances en ce domaine, nous pourrons être capables de mieux les accompagner dans un climat modifié. Je suis donc impliqué dans ce projet à double titre. Premièrement, les résultats en découlant sont très importants pour mon travail de recherche. En second lieu, les collégiens aidant à l’avancement des résultats, je participe aux actions de médiations scientifiques qui sont faites avec cet établissement d’Einville-au-Jard.

Comment un arbre meurt-il en situation de sécheresse ?

À ce jour il y a deux grandes hypothèses pour expliquer comment un arbre meurt en situation de sécheresse : la soif ou la faim. La première hypothèse lie la mortalité de l’arbre à un dysfonctionnement de ses capacités hydrauliques. L’arbre n’arrive plus à s’alimenter en eau et meurt de déshydratation. Dans la deuxième hypothèse, on imagine que face à une sécheresse, afin d’éviter une perte en eau trop importante, l’arbre tente de se protéger de la déshydratation en fermant ses stomates. Ces pores situés sur les feuilles de l’arbre servent à capter le CO2 de l’air avec lequel, grâce à la photosynthèse, il produit ses réserves carbonées. Sans elles, il meurt de faim. Mais les causes de la mort de l’arbre pourraient aussi être doubles : faim et soif, ou bien ni l’un, ni l’autre…

En quoi consistent vos expérimentations ?

Je travaille sur une plantation de jeunes hêtres placée sous un toit pour intercepter les eaux de pluie et créer une sécheresse, et j’étudie en particulier les effets d’une défoliation partielle de ces arbres. Pour réaliser sa croissance et son développement, par la photosynthèse, l’arbre a besoin de différentes molécules carbonées et azotées nécessaires à sa survie. Mais il n’est pas obligé de toutes les grignoter d’un coup : il peut en consommer directement ou en mettre de côté. On appelle ça le stockage ou la mise en réserve de l’arbre. Lorsque l’arbre perd ses feuilles, la photosynthèse est bloquée, ce qui a pour conséquence d’empêcher l’arbre de faire des réserves.

Quelles constatations pouvez-vous faire à ce niveau de l’expérience ?

Ce projet est un programme de recherche participative et collaborative qui doit durer trois ans, peut-être plus. Pour le moment, nous avons pu constater que la défoliation partielle limite la croissance en diamètre et en hauteur de l’arbre. En revanche le nombre de feuilles a augmenté.

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photo P. Frey-Klett (HD)

Pascale Frey-Klett, chargée de projet au LabEx ARBRE

Grâce à ses équipes multidisciplinaires, ARBRE tente de mieux comprendre le fonctionnement des arbres et des écosystèmes forestiers pour préserver leur futur. « Survivors » en est une belle illustration.

Quel est le rôle du LabEx ARBRE dans ce projet ?

Le projet « Survivors » est un projet partenarial qui met en lien des acteurs qui n’ont pas l’habitude de l’être : des chercheurs de l’Inra, une équipe enseignante et une cohorte de 80 collégiens. Sa mise en œuvre a nécessité l’aide de « facilitateurs ». Avec le CPIE, le LabEx ARBRE a joué un rôle prépondérant, en accompagnant le projet scientifique dès les premières étapes, en apportant une aide financière indispensable, sans oublier un soutien marqué à la candidature pour le prix « Science et société » proposé par le Conseil Régional de Lorraine. Le projet « Survivors » s’intègre pleinement dans la politique de culture scientifique et technique du LabEx ARBRE, qui vise à mettre les connaissances produites par ses équipes de recherche à la disposition du plus grand nombre : élèves, citoyens, professionnels de la forêt et du bois.

Quels impacts pourrait avoir « Survivors » dans notre région ?

Les arbres utilisés comme modèle dans le projet « Survivors » sont des hêtres, essence très présente sur le territoire lorrain. Pour cette étude, des graines de hêtre ont été prélevées sur un continuum Nord-Sud à travers la Lorraine, dans des zones humides et plus sèches, afin d’avoir un échantillon d’arbres représentatifs de la diversité génétique de cette essence en Lorraine. Ces graines ont été semées en un même lieu, dans la pépinière de l’Inra à Champenoux. En plus de la réponse à la question « Comment un hêtre meurt-il en situation de sécheresse ? », grâce au projet « Survivors » nous allons pouvoir savoir si la sensibilité des hêtres à la sécheresse dépend de la provenance des graines. Ces résultats auront un impact sur les pratiques de gestion des forêts en Lorraine dans le contexte actuel de réchauffement climatique et auront des conséquences tant écologiques qu’économiques. Mais l’impact du projet « Survivors » ne s’arrête pas là. Ce projet a aussi permis à une cohorte de 80 collégiens lorrains de vivre la recherche comme des chercheurs, de pratiquer la démarche scientifique, de découvrir la diversité des métiers en lien avec la recherche, ce qui, nous l’espérons, les aidera dans leur orientation future. Et qui sait, le projet « Survivors » donnera peut-être aussi l’envie à d’autres chercheurs et enseignants lorrains de se lancer dans l’aventure des sciences participatives…

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