Gilles Pudlowski, un redresseur de tables

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Râleur pour la bonne cause, mordant et bon vivant, l’écrivain et journaliste gastronomique Gilles Pudlowski cultive avec exigence les plaisirs de la table et les transmet à ses lecteurs sans chichis ni circonvolutions.

Le sens de la vie peut-il se trouver dans l’assiette ? Depuis trente ans, Gilles Pudlowski, l’« écrivain, journaliste, gourmet, fouineur, fureteur, poète, chercheur de sens » selon ses mots, taille la route, armé seulement de sa gourmandise, pour répondre à cette question cruciale. À force d’écumer les tables de France et d’Europe, le critique culinaire a acéré sa plume et ses goûts.

Les saveurs de l’écriture

Né à Metz en 1950, il puise dans la gastronomie ses premières inspirations. « Mon père était lui-même un gourmet. Il a fait trente-six métiers dont celui de charcutier. Grâce à lui, je connais très bien le travail des artisans et j’ai fait le tour des restaurants de la région », se souvient-il. Mais Gilles Pudlowski va trouver dans l’écriture un moyen de marier sa gourmandise à son don littéraire. Après une licence d’histoire et un diplôme à l’Institut d’Études Politiques, il commence une carrière de journaliste au Quotidien de Paris, se fait remarquer par Christian Millau pour une collaboration au Gault & Millau puis enchaîne les chroniques dans Paris Match ou le Point. Aujourd’hui, il pousse coups de gueule ou de cœur sur son blog « Les pieds dans le plat » et  donne son avis d’expert dans les Dernières Nouvelles d’Alsace ou le Républicain Lorrain, sans oublier ses nombreux ouvrages et ses guides les « Pudlo ».

De surprises et surprises

Malgré des décennies passées à jouer le goûteur, le critique ne connaît pas la routine. « Je suis surpris tous les jours, en bien ou en mal. Ce métier est formidable pour ça. Je découvre des styles très différents, de la cuisine plus classique à celle plus moderne », égraine-t-il. Le terroir lorrain, « rustique et terrien » sait aussi charmer ses papilles. D’autant que comme lui, la cuisine régionale est le résultat de beaux mariages. Fils d’immigrés polonais, il souligne les liens toujours présents entre la Lorraine et la Pologne : « En matière de gastronomie, le Grand Est relie Strasbourg à Varsovie. On trouve les raves, les racines, la choucroute sous différents noms, le lard… Et bien sûr, il y a l’apport de Stanislas à la cuisine lorraine avec le baba au rhum ou les madeleines ». Il est bien là le sens de la vie, dans les plaisirs simples et terrestres d’un plat cuisiné avec amour. On y revient sans modération… ou presque.

Retrouvez les coups de cœur et coups de gueule de Gilles Pudlowski sur son blog gillespudlowski.com