
Jusqu’au 28 septembre, le Centre Pompidou-Metz célèbre les 100 ans de François Morellet, principal représentant français de l’abstraction géométrique, avec une rétrospective en 100 œuvres, la plus complète jamais réalisée.
C’est une des expositions majeures de ces beaux jours en Lorraine. 10 ans après son décès et 100 ans après sa naissance, François Morellet est l’invité d’honneur du Centre Pompidou-Metz pour une rétrospective éblouissante. L’artiste a ceci de singulier : à la fois le principal représentant français de l’abstraction géométrique et celui qui a le plus contribué à déstabiliser celle-ci.
Cette rétrospective explore au fil des œuvres, l’ambivalence entre déraison et raison, entre l’héritage de Francis Picabia et celui de Piet Mondrian que l’artiste se plaisait à invoquer. Lui qui a adopté un vocabulaire géométrique élémentaire et développé des méthodes de création ne laissant plus de place à la subjectivité est devenu l’un des figures majeures de l’art contemporain.
Dans les 1 200 m2 de la Galerie 3 de Pompidou-Metz, l’exposition donne au public à expérimenter cette créativité au gré de 2 parcours chronologiques : de ses premières expérimentations picturales des années 1940, rarement montrées avant aujourd’hui, jusqu’aux néons baroques des années 2010.
Intérieur-extérieur
Présent dans les plus grandes collections publiques françaises et internationales, Morellet a également investi l’espace public avec plus d’une centaine d’œuvres visibles dans des villes. Grâce à la liberté et l’humour qui le définissent, il a créé un dialogue vivant entre art, architecture et public. Pour illustrer le pan de cette pratique extérieure, l’exposition se prolonge au-delà des murs de Pompidou-Metz. L’une de ses œuvres protocolaires, Trames 30° – 60° – 120° – 150° partant d’un angle du mur. Intervalles : 5,5 m (1977-2026), ainsi réactivée à l’échelle monumentale de la façade du technicentre SNCF, est visible depuis la Galerie 3. A l’intérieur comme à l’extérieur, François Morellet réussit un dialogue entre géométrie, hasard et ironie. Une porte d’entrée pour tous à l’art contemporain à ne pas manquer. Baptiste Zamaron




























