Poirel et Mon Désert : saison ouverte !

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Entre têtes d’affiche, création locale et renouvellement permanent, l’Ensemble Poirel et le Théâtre de Mon Désert dessinent une culture accessible et vivante.

Véritable maison des arts, Poirel est traversée toute l’année par les disciplines, les générations et les esthétiques. La saison février-juillet 2026 confirme cette ambition en faisant dialoguer création contemporaine, grands rendez-vous populaires et accompagnement artistique du territoire. Une ligne claire partagée avec le Théâtre de Mon Désert, devenu au fil des années un espace essentiel d’expérimentation et de naissance des spectacles.

Poirel : diversité et ouverture

Maison ouverte sur le monde, installée dans un joyau patrimonial nancéien, l’Ensemble Poirel revendique une programmation foisonnante et pluridisciplinaire. Humour, musique classique, chanson, danse ou théâtre… Plus de cent spectacles rythment ainsi la saison, avec une volonté affirmée d’ouverture et de curiosité artistique.

L’une des évolutions majeures concerne les Galeries Poirel, désormais autonomes dans leur fonctionnement. La galerie nord poursuit son partenariat avec le Musée des Beaux-Arts et l’Ensad Nancy, tandis que la galerie sud offre une visibilité nouvelle aux artistes indépendants professionnels. Résultat : une programmation plus expérimentale, accessible librement, où la création contemporaine trouve un terrain d’expression renouvelé. L’exposition ARTDECO))) interrogera ainsi l’héritage décoratif à travers le regard de jeunes créateurs, quand la Biennale internationale de photographie sportive Starting-Blocks NCY explorera les valeurs humaines du sport. Plus introspective, l’exposition Cercles de l’artiste nancéien Fantôme transformera quant à elle la galerie en véritable voyage intérieur.

Côté spectacles, l’humour occupe une place de choix avec, en têtes d’affiche, Nora Hamzawi, Booder, Sellig, Moguiz ou encore Pierre-Emmanuel Barré. Côté chanson, le public retrouvera Vincent Delerm, Thomas Fersen ou encore Yannick Noah, dans un format acoustique et intimiste.

Pour le reste, la programmation musicale navigue entre répertoire classique et propositions hybrides : concerts symphoniques, musique de chambre, créations pédagogiques ou rendez-vous portés par l’Opéra national de Nancy-Lorraine. Du romantisme de Mendelssohn aux passerelles entre musiques de films et œuvres savantes autour de Nino Rota, la saison cultive les croisements plutôt que les frontières.

Certaines soirées s’inscrivent aussi dans les débats contemporains, telles que le spectacle Sell, Self, Slay, qui questionnera l’omniprésence du discours publicitaire, ou la rencontre Judith Perrignon/Gisèle Pelicot pour leur livre-événement Et la joie de vivre. 

Mon Désert, fabrique de création

En parallèle, le Théâtre de Mon Désert, lieu dédié à l’accueil et à l’accompagnement des compagnies professionnelles du territoire, poursuit son rôle de laboratoire artistique : il permet aux projets de mûrir avant leur rencontre avec le public. Depuis 2020, plus de trente spectacles y ont vu le jour, ce qui confirme son importance dans l’écosystème culturel local. Tous les formats (restitutions étudiantes, écritures contemporaines, théâtre universitaire ou formes hybrides) trouvent ici un espace de liberté rare, complémentaire de la grande scène Poirel. Une articulation précieuse entre diffusion et création, entre visibilité et recherche.

Au fil des mois se succéderont concerts participatifs, festivals d’improvisation, rencontres littéraires, actions culturelles ou encore escape game patrimonial. L’Ensemble Poirel et le Théâtre de Mon Désert affirment ainsi d’une même voix leur ambition au service d’une culture qui se partage autant qu’elle se regarde, d’une culture accessible, plurielle et profondément ancrée dans son territoire. Et dans ces lieux, artistes confirmés et talents émergents se croisent, les disciplines dialoguent, et le public est invité, plus que jamais, à prendre part à l’aventure.