#50

135

Édito

Rencontres ensoleillées

“Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre.” La phrase est d’un moine bénédictin, Henri le Saux, qui finira sa vie comme ermite en Inde. Nous n’irons pas si loin. Mais…

Si nous reprenions la phrase à notre compte, à l’heure où le beau temps nous pousse à la flânerie dans les rues de nos villes après le travail et avant un apéritif en terrasse, lors de ces journées à rallonge qui nous entraînent à lever les yeux un peu plus haut vers l’horizon ?  Arrêtons-nous le temps d’un week-end vers ce qu’il y a de plus près. Cette rue juste à côté, et de l’autre côté de ce mur, cette cour. Au fond de cette cour, un atelier. La création prend ici corps, l’artiste fait naître son œuvre. Souvent caché, à l’ombre.

Sauf pour ce week-end exceptionnel devenu un rendez-vous culturel majeur de Nancy : les Ouvertures d’Ateliers d’Artistes. Des rencontres humaines décomplexées autour d’œuvres exposées sans prétention. Ou plutôt une seule : rendre hommage à l’art contemporain qui, vous le verrez, ne donne jamais dans le faux-semblant, aussi sincère que touchant. Il suffit d’aller le voir, le toucher, en parler, pour le croire. Ça peut vous illuminer un printemps tout ça… Commençons dès ce numéro avec trois artistes : l’étonnante Franc Volo, l’élégant Gé Pellini, et le pétillant Flow.

Nos oreilles s’éveillent aussi à la rencontre avec le festival Nancy is Burning à l’Autre Canal. Dix groupes lorrains sont sélectionnés pour produire sur scène le meilleur des reprises les plus déjantées. Là, soyez-en sûrs, ça vous réveille un printemps.

Et pour finir d’élever la saison, prenons tout simplement la clé des champs. Pas pour une méditation solitaire mais pour la plus grande concentration d’amateurs de musique pop et rock du département : le fameux festival Jardin du Michel, à Bulligny pour trois jours de paix, d’amour et de musique. Presque l’Inde, quoi…