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Édito

Comme un Samouraï

« La main sur le katana même si la peur m’assaille, je partirai comme un samouraï ». L’honneur, le courage et l’acceptation de la mort, telles sont les vertus principales du samouraï. Dans la chanson d’I am, Shurik’N se réfère bien à cette figure immuable. Le guerrier nippon fascine depuis des siècles. Depuis l’arrivée de bateaux portugais sur les rives de l’archipel au XVIe siècle, son image s’est inscrite dans notre imaginaire. Aujourd’hui il est décomposé en plusieurs morceaux. Pour le retrouver, il faut traquer les bribes de son identité, déformées ou réarrangées pour être réincorporées dans l’attitude d’un personnage de BD ou les gestes d’un super héros dans un film.

Sa philosophie, ses codes, sa dextérité dans le maniement des armes, sa vie d’homme de guerre puis d’esthète… Toutes les facettes du samouraï sont aujourd’hui des sujets d’étude. Plusieurs expositions au cours des derniers mois prouvent cet engouement pour ce combattant magnifique, à l’instar de « Samouraï, 1000 ans d’histoire du Japon » au château des Ducs de Bretagne à Nantes finie en novembre 2014. Depuis le 28 mars dernier, c’est au tour de la Lorraine de se pencher sur ce personnage. Au château de Malbrouck, les samouraïs font face à nos chevaliers occidentaux. Ils se jaugent, comparent la longueur de leurs lames et finissent par se donner de bonnes tapes amicales dans le dos. Dans les situations les plus violentes naissent parfois des moments de franche camaraderie, non ? Vous pourrez toujours aller le vérifier à Manderen jusqu’au 1er novembre.

Plus largement, derrière la fascination pour le samouraï se dissimule l’engouement pour sa terre nourricière, le Japon. En la matière, le musée des Beaux-Arts de Nancy possède une très belle collection liée à ce pays : estampes, paravents peints, armes, céramiques… Toutes ces pièces ont été patiemment collectées par un collectionneur au nom célèbre : Charles Cartier-Bresson. Le grand oncle du photographe Henri Cartier-Bresson a légué une grande partie de ses acquisitions au musée, pour le plus grand bonheur de ses visiteurs.

Dans ce numéro, Lorraine Magazine s’est mis à l’heure de l’Empire du Soleil Levant, voyageant sur ses rives, rencontrant certains de ses habitants. Pour achever ce pèlerinage en beauté, restons en Asie pour découvrir un autre autochtone, plus poilu que le samouraï : le panda roux. Trois de ces peluches originaires de l’Himalaya sont arrivées au Parc Sainte-Croix de Rhodes en mars dernier. Si tu ne vas pas à l’Asie, l’Asie viendra à toi. Konnichiwa !