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Édito

Les rires se ramassent à la pelle

Grand philosophe de l’humour, Gérard Jugnot a parfois, entre deux éclats d’humour, des idées drôlement sérieuses : « le rire, comme les essuie-glaces, permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie ». Sur cette pensée, Lorraine Magazine a décidé de rebondir. L’année 2014 s’est achevée tristement : chômage, crise et arrestation de Nabila (une erreur s’est glissée dans cette liste). Pour commencer 2015 en beauté, nous avons donc décidé de mettre un peu de bonne humeur dans ce numéro. Explorons donc dans ces pages le paysage humoristique nancéien. Cafés théâtres, salles de spectacle, compagnies et humoristes viennent vous chatouiller les zygomatiques et vous font oublier la cr…. La quoi ? Et puisque la « vis comica » fait sa réapparition à Nancy en 2015, il était logique d’accueillir les dieux de l’humour sur papier : la collectif Plonk et Replonk. Du 15 janvier au 14 février, la galerie Lillebonne met sur un pied de table les cartes postales humoristiques de ces trois bricoleurs-photoshopeurs facétieux. Pour la première fois, les Nancéiens pourront faire un saut dans l’imaginaire poétique et décalé de ces héritiers de Pierre Dac, Desproges et tout le toutim dadaïste. Et s’il vous reste quelques barres de rire sur votre smartphone, venez découvrir avec nous une websérie lorraine pas piquée des loups garous : Zone 42. Entre Kaamelott et X Files, Zone 42 s’apprête à vous faire rire et pleurer de peur en même temps. Et puis, comment parler de rire sans évoquer un des plus grands comédiens et dramaturges français : Molière. Du 13 au 24 janvier, Michel Didym met en scène son célèbre « Malade Imaginaire » sur les planches de la Manufacture. Un rire grinçant sur ces petits défauts humains, imperméables au temps et au vieillissement. Pour finir, pour son premier numéro de l’année, Lorraine Magazine vous jette de la poudre aux yeux. Une poudre aux couleurs de la rouille, sur les traces des friches industrielles : le collectif de photographes « I love your home » parcoure le Grand Est à la recherche de ces lieux abandonnés et met en lumière leur agonie avec délicatesse et poésie. Et aussi une poudre blanche comme la neige, pour allécher les skieurs pressés d’en découdre sur les pistes lorraines. Sur pellicule ou sur scène, aux sommets des montagnes ou au bout de votre rue, l’année 2015 sera « époustouflifiante » ou ne sera pas. Bonne année à tous !