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Édito

La valse des éprouvettes

Selon Georges Braque, « l’art est fait pour troubler. La science rassure ». Pourtant, cette dernière plonge parfois la population dans de vives inquiétudes. Nucléaire, génétique… Ces thèmes poussent à remettre en question les limites de la science, derrière lesquelles nul de doit s’aventurer. Ces peurs ou ces a priori, la fête de la science est là pour les dissiper. Du 26 septembre au 19 octobre, les scientifiques nous ouvrent les portes de leurs laboratoires. Faire des expériences de chimie, voyager virtuellement dans les étoiles, le public a l’opportunité d’enfiler une blouse blanche et de jouer au chercheur. Toute la Lorraine participe à l’évènement, des instituts aux associations.
Au mois d’octobre, la fête de la science fait swinguer vos neurones et le festival Nancy Jazz Pulsations vous fait claquer des doigts. Du 8 au 18 octobre, retrouvez des grands du jazz comme Richard Galliano, Stefano Di Battista, Ibrahim Maalouf. Dansez sur des rythmes brésiliens avec Gilberto Gil, mettez le Brésil et le Mali dans un shaker avec Rivière Noire, ou jouez à « je te tiens, tu me tiens, par la barbichette » avec Sébastien Tellier. Mais les NJP ne vous offrent pas seulement des moments intenses en musique. Les artistes de l’édition 2013 viennent hanter les photographies de Jacky Joannès. Dans ce numéro de Lorraine Magazine, découvrez derrière ces images glassées, un grand témoin du festival.
Et puis, « l’art est fait pour troubler »… Pour trembler aussi ! Avec le Festival de l’Horreur et de la Mort qui Tue, Halloween prend tout son sens. Loin des sorcières en chocolat, des citrouilles amusantes, le festival joue aux claquettes avec vos mandibules. Marche de zombies au cœur de Nancy, figures inquiétantes et ambiances mortelles dans des soirées où le spectacle vivant ressuscite, expositions de peinture, de photographie, l’équipe FHMT3 a concocté des électrochocs artistiques pour rendre cet automne moins morne.  Et si vous aviez encore l’espoir d’un lever de soleil pour éparpiller tous ces monstres, souvenez-vous : le sommeil non plus n’est pas un lieu sûr1 !

1 « Le sommeil n’est pas un lieu sûr », Jean Cocteau.