
Avec 3,6 millions de piscines privées, la France est championne d’Europe dans ce domaine. Et pourtant on constate que les piscines tendent à rétrécir dans l’Hexagone…
D’après la Fédération des professionnels de la piscine et du spa (FPP), la taille des piscines enterrées est passée en vingt ans de 42 m2, à 29 m2 . Portée par l’émergence des bassins à format mini (10 m2), cette évolution semble être motivée par des enjeux économiques et écologique. Portrait-robot de la piscine idéale en 2026.


Aussi surnommée « plunge pool », la piscine format mini séduit d’abord par son aspect pratique. En deçà de 10 m2, un bassin ne nécessite en effet ni permis de construire, ni déclaration de travaux (sauf précision contraire du plan local d’urbanisme), et n’est pas imposable au titre de la taxe d’aménagement. Ce format peut en outre s’adapter facilement à des terrains plus petits et variés, tandis que les modèles préfabriqués offrent une mise en place rapide, même sur une terrasse ou dans une arrière-cour. Cette solution fait particulièrement sens lorsqu’on habite en ville… Au quotidien, c’est également moins d’entretien et donc plus de temps pour buller !
Un rêve accessible
Le mini-format demande également un moindre investissement initial. Les prix démarrent autour de 8 000 € pour une petite piscine creusée et 3 000 € pour un modèle hors sol résistant (type bois ou acier), quand ceux des bassins « classiques » grimpent vite jusqu’à 50 000 € et plus. Une économie qui peut permettre, au cas par cas, de dégager un budget pour des finitions plus travaillées et faire de cet équipement un atout déco tout au long de l’année. Parmi les revêtements en vogue figurent ainsi les carreaux colorés ou graphiques (rayures et damiers), dont l’aspect maximaliste fait son effet, ou à l’inverse les rendus très minéraux qui rapprochent le bassin d’un point d’eau naturel.
Un espace convivial à moduler
En comparaison des piscines standards, on retrouve davantage de modules pour s’installer dans ces petits bassins, comme des transats creusés à même la structure, des bancs disposés tout autour des parois, des jets massants, etc. C’est que l’utilité même de la piscine semble avoir changé, répondant moins à un besoin d’exercice physique qu’à celui de se rafraîchir et de se retrouver. On parle d’ailleurs de piscine « apéro », d’après le nom du concept proposé par l’entreprise Espace Jardins – Espace Piscines, car le format se prête particulièrement à recevoir ! Il reste toutefois possible de gagner en longueur (il faudra alors rogner sur la largeur) pour créer un couloir de nage. On pourra alors l’équiper d’un système de nage à contre-courant pour ressentir les bienfaits de l’exercice.


Un bassin à l’année
Parmi les équipements à retenir, notons aussi que les formats mini se prêtent plutôt bien aux solutions chauffantes. Mais dans ces bassins, l’eau aura de toute manière tendance à monter plus rapidement en température, à condition de lui accorder un système de bâche performant. Cela permet d’avancer un peu la date de la première baignade de l’année… et d’en profiter plus longtemps.
Un choix plus écologique
Les Français ne sont pas totalement déconnectés des enjeux écologiques. Ainsi, même si la FPP souligne que la totalité des piscines privées ne représente que 0,12 % de la consommation d’eau annuelle dans notre pays, les grandes piscines peuvent manquer légèrement de sobriété en période de sécheresse. Moins gourmande en eau, en énergie et en produits chimiques, la mini-piscine séduit ainsi également par son impact plus faible sur l’environnement. Mais il reste nécessaire de connaître les bonnes pratiques à adopter – éviter de vider toute l’eau, la traiter convenablement, la couvrir pour éviter l’évaporation, etc. – pour contrôler sa consommation. Charlotte Arnaud




























