Le Jardin botanique du Grand Nancy se met au vert !

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© Jardin botanique du Grand Nancy

Alors que le printemps commence à pointer le bout de son nez, la nature reprend aussi ses droits au Jardin botanique Jean-Marie Pelt. Variétés en fleurs et exposition à découvrir.

À l’heure où les premiers rayons plus francs percent la grisaille hivernale, le Jardin botanique Jean-Marie Pelt de Villers-lès-Nancy commence aussi à entrapercevoir les beaux jours.

Pour les habitants, les curieux et les visiteurs de passage, disposer d’un tel écrin de verdure sur le territoire relève d’une véritable chance d’abriter un espace scientifique et paysager d’une telle richesse, accessible à tous. L’année 2025 confirme d’ailleurs cet attachement : la fréquentation affiche de très beaux résultats, dopés par les floraisons des deux « Arum titan » à l’été dernier. Quand on pousse la porte de poumon vert métropolitain, on y croise des familles en quête d’air pur, des étudiants en pause, des passionnés de botanique ou de simples promeneurs. Preuve que le lieu dépasse le cadre du loisir pour devenir un rendez-vous collectif.

Exposition végétale

Cette année encore, le Jardin botanique du Grand Nancy promet d’être une respiration. Un lieu où la nature, savamment préservée et mise en valeur, rappelle que le printemps n’est pas seulement une saison, c’est une promesse de renouveau. Les bourgeons gonflent, les premières floraisons colorent les massifs, les serres continuent de vibrer, bref les nouveautés sont partout.

Exposition photographique

Justement, jusqu’au 30 avril, le Jardin botanique accueille Les Blanches, une exposition photographique de Françoise Saur. Cette photographe depuis de nombreuses années développe depuis plus de dix ans la série Compositions sur le marbre, un travail au long cours autour du végétal. Au fil de ses déplacements, « le nez collé au sol, attentive au développement de la végétation de la fin de l’hiver jusqu’à la fin de l’automne », elle cueille fleurs sauvages ou cultivées, en milieux naturels comme urbains.

Dialogue du vivant

Pour chaque cueillette, l’artiste procède à un geste de réduction volontaire : « j’ai enlevé tout le vert, sauf pour les toutes vertes, ne laissant que la couleur, l’essentiel ». Installées dans des contenants tous différents, puis posées sur le marbre, ces fleurs sont observées parfois de longs jours avant d’être photographiées, dans une démarche proche du portrait. 

Réunissant 17 œuvres composées uniquement de végétaux blancs, Les blanches forment un ensemble épuré et méritant l’observation. Françoise Saur propose une œuvre où le vivant dialogue avec le minéral. Présentée dans la chapelle du Jardin botanique, l’exposition trouve un écrin en résonance directe avec sa démarche et invite le visiteur à un temps de recueillement, de contemplation et d’attention portée au végétal. Une raison supplémentaire de se mettre au vert au Jardin botanique. Baptiste Zamaron