
Jusqu’au 18 avril, c’est un nouveau cycle culturel qui s’ouvre à la Filoche, espace culturel de Chaligny. Embarquement immédiat pour le Japon !
Gérée par la communauté de communes Moselle et Madon et installée à Chaligny, depuis plus de 15 ans, La Filoche porte la culture comme étendard. Au sein de la médiathèque, de l’espace multimédia et de la ludothèque, les rendez-vous et activités fleurissent tout au long de l’année avec aussi, des focus thématiques.
Jusqu’au 18 avril, direction donc le Japon. Terre de contrastes, où se croisent traditions ancestrales et modernité foisonnante, le Japon déploie une richesse culturelle fascinante. La Filoche propose une immersion à travers une programmation pensée comme un véritable pont entre passé et présent, avec une belle densité : 48 rendez-vous pour tous les âges et 20 artistes, intervenants ou compagnies invités. Du pinceau de calligraphie aux manettes de jeux vidéo, des estampes anciennes au manga, du théâtre d’ombres au cosplay, cette saison promet d’explorer toutes les facettes d’une culture aussi délicate que dynamique. Parmi les trois expositions, la présentation d’une partie du remarquable fonds dit « japonais » de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy rassemblant plus de 230 oeuvres (lire le 3 questions à).
Comme de coutume, une journée thématique rythme la programmation et la musique aura une place de choix, portée par des artistes inspirés par le Japon et prêts à faire plonger les spectateurs dans l’âme singulière de l’archipel. Préparez vos valises et direction la très vaste programmation pour ne rien manquer. Baptiste Zamaron


3 rendez-vous à ne pas louper !
Le samedi 28 février avec la Journée Japon !
Le temps de cette journée en famille, découvrez la culture nippone avec différents ateliers. Le premier à 10h, « Dessiner un manga » animé par Camille Moulin-Dupré, auteur du manga Le voleur d’estampes, Glénat. L’occasion de créer sa propre planche de manga et de raconter une histoire en apprenant le découpage case par case.
Atelier musical dès 14h avec la découverte du Koto, un instrument délicat et poétique de la culture japonaise, avec Stéphanie Fort.
Conférence à 14h45 avec Camille Moulin-Dupré autour du métier de Mangaka ainsi que sur son amour pour l’estampe japonaise. Enfin, à partir de 15h30, atelier initiation à la langue japonaise, à l’écrit et à l’oral. Dépaysement garanti !
Le samedi 14 mars, rencontre avec Romain Taszek
L’auteur-illustrateur jeunesse Romain Taszek viendra partager ce samedi à 10h30 les secrets de la création de son album La nuit des Yokaïs pour une voyage au cœur de Tokyo. Un album qui plonge le lecteur dans un folklore japonais peuplé de créatures étranges. Grâce à des lunettes qui permettent de voir les petits fantômes comme celles du héros, l’enfant peut poursuivre la lecture de manière ludique.
Samedi 11 avril : découverte du cosplay !
Une journée placée sous le signe du cosplay et de la pop culture japonaise, avec des ateliers créatifs accessibles à tous : badges Pokémon, nœuds porte bonheur et lampions lotus. Techniques et univers n’auront plus de secrets, le tout dans une ambiance conviviale et créative.
3 questions à Hélène Schneider, responsable adjointe de la médiathèque Artem pour l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy

Quelle est l’origine de ce fonds japonais ?
Nous avons retrouvé des factures qui datent de 1890 à 1908. Une période où l’Ecole, en même temps qu’elle achetait des lots de documentations et de modèles pour les étudiants, a aussi acquis auprès de galeries des lots d’estampes japonaises. Composé de près de 600 estampes, une quarantaine d’albums, des recueils de modèles décoratifs imprimés, un tissage, des représentations naturelles ou encore des scènes propre à la culture japonaise à l’image des proverbes, épisodes de périodes historiques.
Qu’est-ce qui en fait sa distinction ?
La quantité de œuvres et ses présentations en tant que modèles graphiques avec plus de 80 artistes différents pour les estampes. Certaines, identiques aux nôtres, sont présentées dans des musées du monde entier ! L’objectif du fond est aussi singulier. On sait que ces ressources ont été achetées pour être conservées au sein de la documentation de l’Ecole et surtout transmises aux générations d’étudiants.
Comment vit-il aujourd’hui ?
Il n’y a plus d’enrichissements et ce depuis 1908. La mode du japonisme s’est aussi beaucoup érodée après la Première guerre mondiale. On a du mal à reconnaître les thèmes évoqués, il est donc difficile de le compléter. Cependant, des liens se font avec ressources du Musée des Beaux-Arts et des œuvres de l’Ecole de Nancy.
Le fonds continue de vivre et s’adapte aux nouvelles formes de consultations. Il a fait l’objet d’une campagne de numérisation et maintenant d’une valorisation numérique grâce au soutien du ministère de la Culture. Enfin, il est parfois présenté au grand public. Bravo et merci à La Filoche de cette initiative !




























