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Unis dans l’art

En collaboration avec le Barbican Centre de Londres, le Centre Pompidou-Metz présente l’exposition « Couples Modernes » jusqu’au 20 août.

En 2009, l’exposition « Elles@centrepompidou » donnait la parole aux artistes femmes, afin d’écrire l’histoire de l’art avec « elles », seules. Avec « Coupes Modernes » le Centre Pompidou-Metz poursuit cette recherche et propose une relecture de la modernité à travers le prisme du tandem amoureux. L’exposition explore le processus créatif généré par les relations amoureuses, passionnées, complexes parfois subversives, qui unissent les artistes avant-gardistes de la première moitié du XXe siècle. En tout, 40 rencontres essentielles ou contingentes entre des couples de créateurs sont abordées.

La scénographie, signée Pascal Rodriguez, est composée de « cellule vivantes », un espace complet et indépendant dédié à chaque couple d’artistes. Des espaces  immersifs tels que l’évocation de la villa  E 1027 d’Eileen Gray et Jean Badovici, celle de la Case Study House n°8 de Charles et Ray Eames, la  boutique Artek d’Alvar et Aino Aalto sont autant d’éléments qui permettront au visiteur de se plonger dans ces espaces de la modernité.

« Co-intelligence des contraires »

Qu’ils soient officiels, clandestins, exclusifs ou libres, ces couples mythiques formés par des artistes tels que Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp ou Man Ray et Lee Miller, unissent non seulement les peintres, sculpteurs, photographes, architectes, designers, poètes, écrivains, mais aussi des musiciens, danseurs, performeurs et mécènes. Des personnalités demeurées dans l’ombre de leur partenaire sont aussi mises en lumière dans cette exposition dont la dessinatrice Suzanne Malherber, dite Marcel Moore, compagne de la photographe et auteure Lucy Schwob, dite Claude Cahun, ou encore la pianiste Nelly von Moorsel, épouse du peintre, architecte et théoricien Théo van Doesburg.

« Couples Modernes » s’articule autour d’une programmation culturelle associée : une journée créative le 24 juin avec une performance du Conservatoire Gabriel Pierné de Metz Métropole et des lectures des plus beaux textes d’amour, De L’Amour fou (1937) qu’inspire Jacqueline Lamba à André Breton aux lettres passionnées adressées par Frida Kahlo à Diego Rivera ou à celles que Marcel Duchamp envoyait secrètement à Maria Martins. Le 18 juillet, place à la projection en plein air du chef d’œuvre de François Truffant Jules et Jim.

Les chefs d’œuvre présentés dans « Couples Modernes » apportent un éclairage essentiel sur l’évolution des formes esthétiques, de la pensée et des mœurs de ces figures de l’art moderne : la matrice protectrice  d’une « co-intelligence des contraires » que Marcel Duchamp entendait cultiver.

Du 28 avril au 20 août • Renseignements : centrepompidou-metz.fr

Photos © DR



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