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A qui la queue ?

Exposition tout à fait originale au Muséum-Aquarium de Nancy. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les queues des animaux.

Qui n’a jamais essayé d’arracher la queue d’un lézard ? Chat, chien, loup, dromadaire, requin, hirondelle, girafe… Tous ces invertébrés, comme bien d’autres espèces, qu’ils soient domestiques ou sauvages, possèdent une queue. Généralement, nous ne prêtons guère attention à l’appendice caudal,
lequel révèle pourtant bien des surprises et est riche d’intérêt.

La queue dans tous ses états

La queue animale, c’est justement le thème de la remarquable exposition qui se tient jusqu’au 27 janvier au Muséum-Aquarium. Bienvenue dans l’univers de « Parce Queue ». Il s’agit là d’une adaptation très réussie d’une exposition créée par le Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel. Le visiteur  commence son itinéraire en lisant quelques expressions utilisées chaque jour : « A la queue leuleu », « N’avoir ni queue ni tête », « Faire quelque chose pour des queues de cerises ». Après cette entrée en matière très sémantique, il s’agit à présent de découvrir l’envers du décor, de l’animal dirions-nous, en se penchant sur son squelette : « Le serpent n’est-il qu’une queue ? », « Pourquoi les singes ont-ils de petites queues ? ». La salle suivante, remarquablement documentée, résume de manière interactive les grandes fonctions de la queue chez l’animal : se nourrir, se déplacer, se protéger, se reproduire. Pour le chien et le chat, la queue est un moyen de communication exprimant des émotions. Un peu plus loin, on en saura davantage sur la queue du cochon. L’exposition revient aussi sur les innombrables fonctions que peut avoir une queue pour l’être humain : queue de casserole, queue de cheval, queue de vache, queue de pie…

L’expression animale

La queue se fait dans nos demeures pelle, béquille, fouet, propulseur, outil servant à séduire, gouvernail… Quant à l’espèce humaine, elle n’a pas queue ou si peu – le coccyx est constitué de trois petites vertèbres soudées entre elles. Nous avons donc emprunté à l’animal ce qui lui est propre pour en faire l’objet de notre quotidien. La queue reste source d’imagination populaire ou ingrédient culinaire. A quelques pas de « Parce Queue », une seconde exposition mérite le détour. Dans une galerie du Muséum-Aquarium, one pourra qu’être interloqué par les vingt toiles présentées par Maëlle de Coux. « Des bêtes et des mots » fait entrer dans un bestiaire peuplé de corbeau, lièvre, pélican, zèbre, ours, hérisson, cerf, blaireau… L’artiste a peint les expressions d’animaux naturalisés. C’est surprenant, bluffant de réalisme et empreint d’une grande douceur. A côté de chaque tableau, quelques lignes ajoutent une touche poétique à l’ensemble, en rappelant que l’animal fut souvent, et de tout temps, une source d’inspiration pour les poètes. A voir jusqu’au 7 janvier.




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