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Dénicher un logement atypique 

Si vendre un bien biscornu est souvent délicat, les habitations hors-norme mais luxueuses font en revanche l’objet d’un marché de niche prisé. Loft, péniche et maison d’architecte sont ainsi très recherchés.

Pour gagner du temps et de l’argent, la majorité des programmes immobiliers reposent sur une standardisation des logements. Acquérir un bien qui ne ressemble pas à tous les autres est donc un luxe qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Quels types de biens sont recherchés ? Quel est le profil type des acheteurs ? L’agence Espaces atypiques propose une radiographie de ce marché de niche.

En ville avant tout

Cette étude a été réalisée sur 482 biens vendus en 2017 dans toute la France par l’intermédiaire de ce réseau spécialisé. Et à l’heure des comptes, les appartements représentent à eux seuls 37 % des opérations, contre 28 % de maisons. Plutôt que d’opter pour d’anciens lieux industriels et commerciaux – 26 % de lofts –, les acheteurs préfèrent donc miser sur un cadre classique rendu unique grâce à des aménagements haut de gamme. Les duplex ou les habitations de type péniche ne correspondent qu’à une infime partie du marché.

Pour s’offrir ces trésors d’originalité, les acquéreurs déboursent 560 000 € en moyenne, contre 260 000 € pour une maison « normale » et entre 190 000 et 230 000 € pour un appartement lambda. La majorité des biens atypiques sont en effet réservés aux plus fortunés puisque 45 % des ventes sont supérieures à 500 000 € et que certaines atteignent même 2 millions d’euros.

Cette étude donne néanmoins une lueur d’espoir aux budgets un peu moins aisés puisque 24 % des transactions réalisées en 2017 ont porté sur des biens vendus à moins de 300 000 €.

Besoin d’espace

Dans ce marché de niche, encore plus qu’ailleurs, c’est évidemment le coup de cœur (25 %) qui décide l’acheteur. Mais pas seulement ! L’autre critère numéro 1, ex aequo avec le premier, est la recherche d’espace. Sans surprise, les biens atypiques sont donc vastes avec une surface de 144 m2, soit 50 m2 de plus que la moyenne pour un logement en France. Environ 30 % de ces habitations non conventionnelles ont toutefois des superficies plus modestes comprises entre 50 et 100 m2. Dans tous les cas, l’accent est mis sur l’espace extérieur. Une terrasse, une cour, un jardin, tout est bon pour pouvoir mettre le nez dehors. Et c’est un luxe suprême puisque la majorité du temps, ces biens se situent au centre-ville !

Destinées aux familles peu nombreuses (deux à trois chambres en général), ces habitations sont acquises par des quadragénaires, dont la moitié est mariée, contre 27 % de célibataires. Enfin, 48 % sont cadres ou exercent une profession intellectuelle supérieure.

Zoom sur l’industriel

D’après cette étude, les lofts ont représenté 26 % des ventes d’Espaces atypiques en 2017. Les biens ayant un passé industriel ou commercial attirent donc les acheteurs en quête d’un lieu rempli d’Histoire. Si l’offre globale ne représente aujourd’hui que 5 % du marché immobilier, elle ne cesse en effet d’augmenter face à des demandes en plein essor.

Qu’est-ce qui attire le plus les acquéreurs ? Une architecture particulière avec des toitures en sheds, des fermes métalliques, des hauteurs sous plafonds immenses et de vastes plateaux pour laisser libre cours à son imagination. D’autant que si le bien n’a pas encore été rénové, cette plateforme brute offre de multiples possibilités d’aménagements. Vous pourrez y créer le nombre de pièces que vous souhaitez, choisir leur disposition et même ajouter des étages ! Julie Polizzi

Photos © EspacesAtypiques, DR



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