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Cuves à fioul : l’embarras du choix

Le fioul a beau être en recul, il chauffe encore de nombreux foyers français. Comment améliorer son installation à moindre coût ? En choisissant une cuve qui corresponde à la fois à ses besoins et à son espace.

Le chauffage au fioul n’a plus vraiment le vent en poupe : son prix étant indexé sur celui du pétrole, il s’avère de moins en moins avantageux financièrement parlant. Également polluant, il se voit régulièrement pointé du doigt pour ses importants rejets de CO2 et son implication dans la formation de pluies acides. Il équipe pourtant 24 % des foyers français et se classe donc troisième sur le podium des modes de chauffage les plus utilisés, juste derrière le gaz naturel et l’électricité. Très répandu dans les maisons construites avant 1975 (34 % des foyers), le fioul a vu ensuite cette proportion baisser, jusqu’à atteindre péniblement 5 % après 2005. La raison en est simple : passer d’une énergie à l’autre nécessite des travaux coûteux et invasifs, et de nombreux propriétaires préfèrent donc conserver l’équipement déjà en place lors de l’acquisition d’une maison. Reste qu’il faut l’entretenir, ce qui consiste, entre autres choses, à changer régulièrement la cuve à fioul.

Pour choisir celle-ci, il faut d’abord estimer ses besoins énergétiques. En France, la consommation moyenne est de 2 000 litres par foyer, et les cuves se déclinent principalement dans des contenances allant de 500 à 2 500 litres. Pour minimiser les frais de livraison, il convient de choisir un modèle assez grand pour couvrir au moins la moitié de l’hiver : 1 500 litres semblent être un bon compromis entre contenance et encombrement.

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Côté matériaux, le choix s’exerce principalement entre polyéthylène et acier. Ce dernier a l’avantage de la robustesse et il est particulièrement adapté aux cuves de grand volume. En outre, la plupart des modèles en acier sont dotés d’une double paroi qui prémunit leurs possesseurs contre les fuites. Cette option est recommandée quelle que soit la matière dont est faite la citerne : à défaut, un bac de rétention est indispensable afin d’éviter que le mazout ne se répande en cas d’écoulement. Un détecteur de fuites complète ces précautions.

Le polymère a, lui aussi, ses avantages : il contient parfaitement les odeurs et se montre plus discret que son équivalent métallique. Il est également moins coûteux, ce qui reste une qualité d’importance.

La forme de la cuve sera choisie en fonction des contraintes d’espace : rectangulaire, cylindrique, cubique, il en existe une grande variété.

Reste la question du lieu d’installation : une cuve peut être placée en intérieur comme en extérieur, et peut être enterrée ou hors sol. Bien sûr, une citerne enterrée est moins encombrante, mais elle nécessite des travaux de terrassement qui grèvent considérablement le budget chauffage.

Si la cuve atteint un volume de 2 500 litres, il faudra lui consacrer un local dédié et l’installer à plus d’un mètre des murs.

Ceux qui préfèrent stocker le fioul dans le jardin s’exposeront à d’autres contraintes : il faudra s’assurer qu’il est bien protégé des intempéries, en particulier du gel, qui peut le rendre inutilisable. Les rayons ultraviolets peuvent également détériorer le combustible. Un coffrage le prémunira contre ce danger. Ne reste plus désormais qu’à entretenir chaque année la cuve en faisant intervenir un technicien, comme l’exige la loi.

Sidonie Joly




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