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BIG BROTHER, es-tu là ?

Depuis mi-mars Google est dans la ligne de mire de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).

Mi-mars la CNIL avait donné trois semaines au moteur de recherche pour fournir des explications sur les implications pour les utilisateurs ses nouvelles règles de confidentialité : en effet, l’autorité administrative indépendante française avait été chargée par ses homologues européennes de conduire une enquête du fait qu’une première analyse soulevait de sérieux doutes quant à leur compatibilité avec la réglementation européenne.
Google a donné en ligne une première série de réponses au questionnaire de la CNIL le 5 avril et a écrit à la présidente de la CNIL, en indiquant avoir besoin d’un délai supplémentaire pour répondre à la totalité des 69 points du questionnaire.
« En attendant, nous joignons nos réponses aux questions 1 à 24. Le reste suivra dès que possible », peut-on lire dans le courrier mis en ligne.
Goggle avait annoncé en janvier une simplification de sa politique de confidentialité et de protection de la vie privée, en fusionnant soixante règles différentes en une seule qui s’appliquera à la plupart de ses services, dont YouTube, Gmail ou Google+.
En regroupant toutes les données qu’il collecte sur ses utilisateurs le groupe voulait améliorer les résultats de recherche et proposer des publicités mieux ciblées.
Dans sa lettre, Google dit vouloir rencontrer les membres de la CNIL pour expliquer et discuter de sa politique en matière d’information des utilisateurs, en s’interrogeant également sur les fondements de l’enquête. Google rappelle que pour le seul territoire européen, il a contacté 18 autorités locales chargées de la protection des données privées avant la mise en oeuvre de sa nouvelle politique de confidentialité, en vue de leur proposer un « pré-briefing » sur son contenu.
Interrogé sur le nombre de plaintes reçues depuis la mise en oeuvre de ses nouvelles règles, Google chiffre seulement le nombre de demandes émanant des médias, soit un millier, et indique que les plaintes de la part d’utilisateurs « semblent avoir été minimales ».
Le groupe se dit également « incapable » de donner le nombre de personnes ayant visité le site internet dédié au changement des règles de confidentialité !
Google donne également à la Cnil des définitions sur ce qu’il appelle « données sensibles », « données personnelles » ou encore « reconnaissance faciale ».




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