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L’art du regard

Petit à petit, Frédérique Roung-Kierren commence à se faire une jolie réputation. VivreNancy est parti à la rencontre d’une artiste au regard novateur, dont les œuvres offrent à redécouvrir sa ville.

Chez tout artiste, il y a un élément déclencheur, un déclic. Il y a aussi toujours une référence. Pour Frédérique Roung, la référence est (était ? son œuvre évolue) Georges Kierren, son arrière grand-père. Le déclic, lui, s’est produit il y a trois ans. Explications.

Georges Kierren

Si Frédérique Roung se plait à rappeler qu’elle est une scientifique à la base, elle n’oublie jamais de souligner que le milieu artistique a toujours été présent dans la famille : un père architecte et surtout un arrière grand-père graveur. Cet arrière grand-père avait deux casquettes : directeur de l’imprimerie de Pont-à-Mousson S.A., où il avait commencé quelques décennies plus tôt comme apprenti-graveur, et artiste à ses heures perdues. Ses sujets de prédilection sont multiples. Certaines de ses réalisations, les monuments de Nancy, connurent même un certain succès par leur édition en cartes-postales dans les années 1920. Mais depuis la mort de Georges Kierren en 1955, ce patrimoine s’était endormi.

Entre les grilles  J Lamour Rouge mail

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Le déclic

Frédérique Roung l’avoue sans honte : il y a trois ans, elle connait le chômage. Loin de se laisser aller, elle profite de cette période pour réaliser un bilan de ses envies. Après un moment de réflexion et avec l’aide de son mari, elle décide de changer du tout au tout et de se lancer dans la voie artistique. Bien lui en a pris !
Elle a alors en mémoire les œuvres de son aïeul. Il faut le redécouvrir, le faire sortir à nouveau du cercle familial, mais pas réaliser de « bêtes copies ». Si le burin et l’eau forte étaient les « armes » de son arrière grand-père, elle décide que les siennes seront l’ordinateur. Elle scanne les gravures, les retouche, les colorise, bref, leur donne une nouvelle vie. Par leur mise en couleur, elle rend ainsi hommage à Georges Kierren sans dénaturer le geste (c’est pourquoi les œuvres portent les deux signatures). Elle retravaille douze gravures représentant Nancy (Porte de la Craffe, cathédrale, fontaine Callot, place Stanislas…) et trois Pont-à-Mousson. Première exposition, premier succès.

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Des photos

A la suite de demandes de clients, et par envie aussi, Frédérique Roung élargit son champ créatif. Elle photographie d’autres monuments de Nancy et de la région qu’elle retravaille ensuite longuement. Point par point, zone par zone, telle une pointilliste, elle offre via de grands aplats de couleurs un nouveau regard sur la place Stanislas, la Statue de Jacques Callot, etc. Les œuvres, imprimées sur toile, laissent à peine imaginer l’important travail de précision en amont.
Ses œuvres séduisent, des professionnels ne s’y trompent pas. Elle décore entre autres, les agences Saint-Dizier et Garenne de la Société Générale, mais aussi deux hôtels ; Nancy Stanislas Cœur de City, Place Maginot et Marseille Vieux Port où elle revisite pour l’occasion le célèbre port phocéen.
Entretemps, elle trouve encore l’énergie et l’inspiration pour réaliser des cartes postales ainsi qu’une gamme de produits déco-design (disponibles à l’Office du Tourisme et autres points de vente).

Publi Roung b

Où voir MisKiKi ?

Des œuvres de MisKiKi (c’est la signature de Frédérique) seront visibles du 4 au 30 janvier au Domaine de l’Asnée, 11 rue de Laxou à Villers-lès-Nancy, notamment un grand pêle-mêle sur Paris. L’artiste y sera présente les Me 9 matin, Ma 15 am et Ve 25 mat (de 9h30 à 12h30 ou de 14h00 à18h00).
Une de ses toiles sera également présentée au Salon des Artistes Lorrains, du 19 janvier au 9 février prochains, aux Galeries Poirel.

www.miskiki.fr (allez aussi découvrir ses coussins, plateaux et ses abat-jours…. !) • 06 81 48 71 49 : N’hésitez pas à la contacter pour des projets personnalisés.
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