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Quand nos animaux jouent les écolos

L’écologie, un penchant naturel chez nos amies les bêtes ? Du jardinage à la gestion des ordures, découvrez l’animal écolo qu’il vous faut…

Une poule pour manger les restes de repas, une chèvre pour tondre la pelouse, des vers de terre pour fabriquer son compost… Les animaux savent se rendre utiles pour vous comme pour la nature.

La tondeuse animale

À l’heure de la prise de conscience écologique, certains brouteurs font un retour remarqué dans nos jardins en qualité de… tondeuses. Mais à chaque espèce correspondent des spécificités qu’il faut connaître avant de s’embarquer dans l’aventure.

Mouton et chèvre sont propres mais si le premier se contente d’herbe, la compagne de M. Seguin s’attaquera aussi à vos fleurs et arbustes : attention donc à limiter ses accès ! Quant au cheval et à la vache, leur capacité de tondeuse n’a malheureusement d’égale que leur production de déjections… Côté performances, ces animaux peuvent entretenir de 200 à 500 m2 de terrain avec une hauteur de coupe de 6 à 8 cm contre 3 cm à la tondeuse mécanique, un petit bémol compensé par une économie de temps, d’essence et de bruit.

Et pour ceux qui ne sont pas prêts à accueillir une tondeuse sur pattes d’une durée de vie minimum de dix ans, un système de location commence à apparaître.

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Un mange-déchets sur pattes

Chaque Français produit en moyenne 390 kg de déchets par an dont 20 à 40 kg de nourriture ! Au lieu de jeter les épluchures et restes de repas, pourquoi ne pas les donner à une poule ?

Le gallinacé peut dévorer 150 kg de détritus organiques par an et pond, dans le même temps, 200 œufs. La poule est également un auxiliaire agricole performant qui raffole des limaces, vers, escargots et tond la pelouse à ses heures perdues. Même ses fientes sont utiles pour fertiliser le jardin (mieux vaut les composter). L’idée fait déjà son chemin en ville, notamment dans la Sarthe où une trentaine de foyers ont « adopté » une paire de poule, sur initiative de la mairie.

Je composte chez moi

Le compostage permet, lui, d’obtenir un humus de qualité pour entretenir jardinières, terrasse et jardin. Réalisé en tas ou dans un bac à compost (acheté dans le commerce, ou à fabriquer soi-même), il consiste à transformer des matières biodégradables par le biais de micro-organismes et de vers. Pratiquement tous les détritus organiques peuvent y passer : restes de cuisine (épluchures, coquilles d’œuf, marc de café…), déchets verts (tontes de gazon, feuilles…) et certains déchets de maison non souillés par des produits polluants (mouchoirs en papier, cendres de bois, papier journal…). Il faut alors mélanger ces éléments et les brasser à chaque nouvel apport. Après plusieurs mois, le compost mûr sera homogène, d’une couleur sombre, avec une agréable odeur de terre de forêt.

Le compostage domestique peut-être individuel mais aussi collectif à l’échelle d’un immeuble, d’un quartier ou d’un établissement (école, maison de retraite).

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Les travailleurs discrets du jardin

À force de perfection florale, il ne faudrait pas mettre au chômage tous les travailleurs invisibles qui œuvrent quotidiennement dans vos jardins !

Pour éviter que les escargots dévorent vos plantations, laissez vivre paisiblement hérissons et grenouilles. Contre les pucerons, la coccinelle est un redoutable prédateur. Et pour obtenir une floraison variée, rien ne vaut les insectes pollinisateurs au premier rang desquels volettent les abeilles.

Déjà présents dans votre jardin, tous ces auxiliaires naturels ne demandent qu’à aider. Pour cela, supprimez les pesticides, privilégiez les plantes locales, laissez fleurir la pelouse et créez des refuges (tas de branchages, amas de pierres, point d’eau, nichoirs…).

Julie Polizzi




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