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Le cani-VTT, un drôle de tandem…

Un homme, un chien et un vélo : telle est la formule insolite du cani-VTT. Cette étonnante activité sportive associe le plaisir de la dépense physique à celui de vivre une expérience unique au côté de son compagnon.

Cher aux amoureux de nature, le cani-VTT (parfois appelé « bike-jöring » ou « canicyclocross ») consiste, comme on peut s’en douter, à goûter aux joies du vélo en compagnie de son chien. Reconnue par la FFST (Fédération française des sports de traîneau), cette discipline d’attelage met en jeu un harnais et une longe spécifiques qui relient l’animal à votre monture. Ne reste plus ensuite qu’à adapter le rythme de vos coups de pédale à la foulée de votre favori. Pas si simple, certes, mais vous et votre toutou y prendrez très vite goût…

Le matériel

Équipé d’un harnais de traction, le chien est rattaché au vélo par une laisse extensible. Le harnais, spécialement conçu pour cette pratique, doit permettre à l’animal de vous tirer sans s’étrangler. Confortable, il lui offre une grande autonomie de mouvement et laisse sa cage thoracique dégagée pour une bonne respiration. D’une longueur maximale de 2,50 mètres en extension, la longe de trait est équipée d’un amortisseur qui absorbe les à-coups, côté chien comme côté vélo. Le deux-roues, quant à lui, est muni d’une barre flexible qui, fixée au cadre, évite que la ligne de trait ne se prenne dans les roues en cas d’arrêt brusque, tout en limitant les saccades latérales. Parmi les dispositifs les plus connus, on trouve le Cynobike, le Springer ou le Walky Dog. Vous pourrez vous procurer harnais et dispositif d’attache pour une centaine d’euros. Pour la sécurité du cycliste, le port d’un casque, de gants et de lunettes est également conseillé.

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L’animal

Il faut toujours avoir à l’esprit que le cani-VTT est un sport d’endurance très exigeant. Si les efforts du maître sont certains, ceux qu’effectue l’animal pour avancer de concert avec son acolyte et garder la cadence le sont plus encore. Une seule règle prévaut donc pour pratiquer ce sport en toute sécurité : avoir toujours en tête le bien-être du chien. Si celui-ci semble faiblir ou ralentir, vous devez impérativement adapter votre rythme de pédalage, voire vous arrêter un moment.
S’il n’est guère besoin d’avoir un chien de traîneau pour pratiquer votre sport favori, certaines races semblent toutefois prédestinées à exceller dans ce domaine. Il s’agit notamment des braques allemands, des greyshters et des alaskans. Ceci étant dit, tous les types et races de chien peuvent se prêter au jeu, qu’ils soient grands ou petits, de pure race ou croisés. Seule restriction : ils doivent être au minimum âgés de 12 mois (le mieux étant de ne pas commencer avant 18 mois), être en bonne condition physique et ne pas faire preuve d’agressivité envers les autres chiens.

L’apprentissage

Aussi étonnant que cela puisse paraître, votre toutou aura vite fait de comprendre ce qu’on attend de lui et vous pourrez même constater qu’il en redemandera très vite. Vous devrez apprendre au chien quelques ordres de conduite basiques pour pouvoir facilement ralentir, accélérer, stopper ou changer de direction. Si vous rencontrez des difficultés, sachez que certaines écoles de dressage proposent des initiations.

A. Samaké

Voici quelques sites sur lesquels vous pourrez acquérir le matériel adapté : www.morinfrance.com • www.polytrans.fr • www.fenril.fr



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