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« Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins… à bicyclette ! »

Embarquez pour des voyages extraordinaires lors de cette sixième édition du festival du Voyage à Vélo, les 13 et 14 janviers prochains à Vandoeuvre.

Du rêve à la réalité. Ces voyages ont été imaginés, préparés, idéalisés, fantasmés. Pour la sixième année consécutive, Ici et là-bas, le festival du Voyage à Vélo réunit, à la salle des fêtes de Vandoeuvre les 13 et 14 janvier, des cyclo-voyageurs venus raconter leurs formidables expériences de vie. Seul, en couple, en famille… Tous ont enfourché leurs vélos à la découverte du monde. Ils sont rentrés avec leurs images, leurs souvenirs, leurs anecdotes et viennent en faire profiter passionnés, curieux et autres voyageurs lors de ce festival qui a pour ambition d’unir, de faire rêver et de montrer à quel point le vélo est le meilleur allié de la découverte. Cette année, il y a les fidèles de la première édition et puis les petits nouveaux. Leur point commun : raconter et montrer la diversité du monde qu’ils ont exploré lentement, à la rencontre de l’Autre et de nouvelles cultures. À chaque voyage, sa thématique, son rêve, son accomplissement, son histoire.

« Chaque périple est unique »

Depuis 2010, l’association Planète Vélo Aventure en co-production avec la Maison du Vélo fait vivre ce festival alliant causeries, films, diaporamas commentés et débats. Avec un maître-mot : l’échange. À travers une dizaine de projections et plusieurs expositions, les globe-trotters présents communiquent leur appétit pour l’aventure, le goût de l’effort et leur désir d’ouverture en franchissant les frontières. De quoi faire naître quelques envies, insuffler une dynamique et être à l’origine de nouveaux projets de voyages. 

Parmi les fidèles, Paule et Arthur seront présents cette année encore et racontent leur folle épopée sur une route de la soie, entre Carthage et Dunhuang. Philippe Lautridou présente, lui, ses 14 000 kilomètres à la découverte d’une Afrique attachante et émouvante, en solo. Valérie et Raphaël nous invitent à les suivre entre Océanie et Asie, Orient et Occident. Pascale et Joseph, ont décidé, eux, de fêter leurs 30 ans de mariage en traversant en 7 semaines la Norvège à la découverte des magnifiques fjords du nord. Et tant d’autres encore… Dans l’espace voyageur, vous aurez également l’occasion de rencontrer des spécialistes du vélo, des distributeurs accessoiristes et des associations comme Un Oasis une Ecole « Artisanat Africain » ou encore Carnets D’aventures.

Aux futurs voyageurs, Dominique Xailly, directeur de la Maison du Vélo du Grand Nancy et de Planète Vélo Aventure, mettra à disposition son carnet d’adresses et ses conseils pratiques, en rappelant que « chaque périple est unique, à l’image de celui qui l’entreprend ».

Les 13 et 14 janvier • Salle des Fêtes, Allée de Champagne 54500 Vandoeuvre-lès-Nancy • Tarifs : 2 € la ½ journée, 4 € la journée et 2.50 € la soirée du samedi • Renseignements : planeteveloaventure.com ou 06 89 03 75 00

« Profiter du moment présent »

Pendant treize mois, Claire et Thibaut ont parcouru l’Europe et l’Asie à vélo. Un rêve de voyage devenu réalité, à découvrir dans leur film « Bike and See ».

En août dernier, les deux baroudeurs nancéens bouclent leur périple de 10 000 kilomètres avec une arrivée remarquée sur la Place Stanislas. Tous deux vêtus d’un costume de super-héros, Claire et Thibaut reviennent là où tout a commencé.

Pourtant, le pari n’était pas gagné d’avance. Leur première expérience de vacances sur la route de la Vélodyssée se termine aux urgences. « On était parti avec des vélos de location et au bout de quelques jours, j’ai eu des douleurs à la main gauche » raconte Claire. « J’ai eu une compression de nerfs à cause d’un vélo mal réglé. On a été obligé d’arrêter le voyage. » Mais l’envie de vivre une grande aventure est toujours dans leurs esprits. Le couple décide donc d’acheter des vélos de randonnée : « Pour trouver les bon réglages, ça n’a pas été facile. Comme quoi, ce genre de voyage, ça demande de la préparation ! » Claire et Thibaut n’étaient pas spécialement des adeptes du vélo avant de partir. Mais entre une « course autour du monde » en avion ou la lenteur de la marche à pied, les deux voyageurs ont choisi de pédaler à leur rythme.

Plusieurs défis

« On est parti à travers l’Europe et l’Asie avec des pays que l’on voulait absolument visiter comme la Turquie, l’Iran, la Chine ou la Mongolie » détaille Claire. Niveau organisation, le couple vit au jour le jour, en faisant leurs itinéraires et leurs visas au fur et à mesure. « Au début, on se dit que c’est effrayant. Mais lorsqu’on est sur la route, on prend les choses comme elles viennent. C’était aussi agréable de ne pas paniquer dans des moments un peu tendus et de trouver des solutions. »

D’ailleurs, ils n’hésitent pas à se lancer quelques défis. Parmi eux : le cumul de 6 bivouacs consécutifs entre la Bulgarie et la Turquie, une semaine chacun de son côté au Vietnam et un col à 4708 mètres d’altitude sur les hauteurs du plateau tibétain en Chine. « Il nous a fallu dix jours pour arriver au sommet, on a ressenti une émotion immense avec la fierté de l’avoir fait. »

Ce voyage représente treize mois d’aventures, de rencontres inattendues. « L’idée était aussi d’aller vers l’Autre, s’ouvrir à d’autres cultures. On est tombé sur des gens incroyables, avec la main sur le cœur, c’est inoubliable » explique Claire. « À aucun moment on ne s’est découragé. Je pense que la philosophie à adopter est d’accepter les imprévus. Il n’y a rien d’insurmontable ! »

Claire et Thibaut ont raconté leur périple sur leur page Facebook « Bike and see ». Ils seront présents au festival du Voyage à Vélo, le dimanche après-midi, pour présenter leur film. « Ce voyage nous a permis de profiter du moment présent, de nous focaliser sur l’instant. Ça nous a appris aussi à nous décourager moins vite » analyse Claire qui se voit déjà, d’ici une dizaine d’années, sur les routes d’Amérique ou d’Afrique, en famille.

« Dans un monde idéal, je ferai le tour du monde avec ma famille ! »

Grande voyageuse pour son travail mais aussi par plaisir, la journaliste Aïda Touihri est la marraine de cette 6e édition du festival du Voyage à Vélo.

Elle est ce que l’on appelle une « baroudeuse ». Aïda Touihri découvre le journalisme lors de la Coupe du Monde de Football en 1998. C’est une révélation. Après avoir travaillé pour Radio France, elle démissionne et s’expatrie en Algérie dont elle est originaire. L’occasion pour la journaliste de collaborer avec des médias comme Jeune Afrique, Afrique Magazine, RMC, Radio Orient ou encore Arte. « J’ai beaucoup voyagé dans le cadre de mon métier mais aussi par plaisir » souligne Aïda Thouihri. Lorsqu’on lui propose de devenir la marraine de cette 6e édition du festival du Voyage à Vélo, elle n’hésite pas une seconde : « J’ai naturellement accepté car ce sont des récits de vie formidables ». Elle qui préfère la marche à pied « propice à la méditation » voit dans le vélo « cette notion d’effort et d’éloge de la lenteur. On apprécie les paysages différemment. On peut prendre le temps de papillonner, de faire des pauses, de flâner ». Lors d’un voyage en Norvège, la journaliste croise un groupe de cyclotouristes : « Ils parcouraient la Norvège du nord au sud, et c’est loin d’être un pays plat ! Ces gens-là ont toute mon admiration. »

« Un centre-ville sans voitures, c’est possible »

Le lâcher-prise et la rencontre avec l’autre : c’est aussi ce qui a motivé Aïda Touihri lors de ses voyages. « J’ai pu visiter l’Ethiopie qui est une destination peu touristique mais où il y a le berceau d’une humanité incroyable. Le Cap Vert aussi, souvent connu pour ses plages de sable fin mais où il y a tant à découvrir ! » Lors du festival du Voyage à Vélo, la journaliste fera la rencontre de festivaliers baroudeurs, comme elle. Ils présenteront leurs films, des images exceptionnelles tournées à l’autre bout du monde à bord de leurs vélos. Des images qui donnent envie de repartir. « Dans un monde idéal, j’aimerais faire le tour du monde avec ma famille ! Je suis très admirative des gens qui partent avec leurs enfants, à vélo, qui leur font l’école sur place. Ils font un saut dans l’inconnu ! Et je crois, aussi, que le fait de voyager avec des enfants ouvrent des portes qui seraient peut-être restées fermées car la famille c’est universel. Et ces voyages sont aussi l’occasion de rencontrer d’autres familles, de rencontrer des sourires… ! »

Un jour, peut-être, Aïda Touihri se lancera dans l’aventure du voyage à vélo. Mais ce dont elle est sûre est que le vélo sera le mode principal de déplacement de demain. « Un centre-ville sans voitures, c’est tout à fait possible ! C’est même certain. Aujourd’hui, il y a des vélos électriques qui s’adressent à tout le monde, qui permettent de s’adapter à notre forme du moment, au temps qu’il fait… Il y aura forcément des quartiers dédiés entièrement au vélo plus tard ! »

Programme du festival

Un colporteur au Cap Nord

Horaire de projection 09h30 • Durée 30mn

• Synopsis Jeune retraité actif, le Spinalien Francis Lopez part à destination  du  Cap Nord. Une escapade de plus de 4000 km en VTT. Une activité physique s’est avérée une bonne thérapie contre le vieillissement du corps et de l’esprit. Le principe est connu, son application recommandée. À 63 ans, Francis Lopez a décidé d’y adjoindre une petite part d’aventure. Fin avril 2014, il enfourche son Cannondale, un VTT préparé et revisité pour les besoins de la cause, et il franchit, en autonomie, les 3 494 km qui séparent Epinal du Cap Nord, l’extrême pointe scandinave.

Route de la soie

• Horaire de projection 10h15 • Durée 90mn

• Synopsis Paule et Arthur ont enfourché leurs bicyclettes pour explorer une route de la soie, celle qui reliait Carthage à Dunhuang. Leur folle équipée fut inspirée par la lecture d’Amin Maalouf et des historiens des religions. Le couple d’artisans – voyageurs a remonté le temps, au travers d’une vingtaine des plus beaux sites archéologiques du monde. Tunisie, Libye, Egypte, Jordanie, Israël, Syrie, Turquie, Iran, Pakistan, Chine, Tibet et Népal, près de 20 000 km dont 14 000 km de déserts parcourus sur des VTT lourdement charges ! Des étapes de 15 ou de 211 km, une descente de 330 mètres sous le niveau de la mer, des cols à 5 300 mètres, 22 crevaisons et des luttes inégales contre les dieux du vent et de l’orage… Un carnet de route où humour, poésie et sensibilité, rapportent les couleurs du monde d’hier et du monde d’aujourd’hui.

Voyage en famille au Kirghizistan : 6 semaines en Asie Centrale

• Horaire de projection 14h • Durée 35mn

• Réalisé par Marie et Pierre MERRIAUX, Jeanne et Paul

• Synopsis Tellement de pays nous attirent, après une savante équation à multiples critères, nous choisissons le Kirghizistan. Le Kirghi-koi, nous demande-t- on ? Ne feriez-vous pas mieux de choisir un voyage plus adapté au voyage en vélo avec enfants dans un pays comme la Hollande ? Famille avec deux jeunes enfants, nous avons voyagé en autonomie pendant 6 semaines en Asie centrale.

L’Afric’à vélo

• Horaire de projection 15h15 • Durée 43mn

• Synopsis En 2013, pour son premier voyage à vélo, Philippe Lautridou est parti seul pour 14 000 km et 14 pays, à la découverte d’une Afrique attachante et émouvante, loin des préjugés entendus avant son départ. Il rencontre les Africains qui, malgré une vie rude, gardent une joie de vivre inaltérable. Une expérience personnelle aussi, pour apprendre à surmonter des situations inédites qui sont autant de bons souvenirs.

Du Pacifique au Mont-Blanc

• Horaire de projection 16h30 • Durée 52mn

• Synopsis Imaginer de grands espaces, vagabonder à bicyclette sur les routes de la planète. Partir de loin, du plus loin possible et revenir. Quinze mois de pérégrinations et plus de 18 000 km à sentir souffler le doux vent de la liberté. Valérie et Raphaël nous invitent à les suivre entre Océanie, Asie, Orient et Occident. Des lagons paradisiaques de la Nouvelle-Calédonie au désert rouge de l’Australie. De l’île des dieux en Indonésie, ils sillonnent l’Asie jusqu’en Chine. Des steppes de l’Anatolie centrale, ils pédalent jusqu’au pays du Mont-Blanc. Une grande balade sur les chemins du monde ponctuée de rencontres et d’émotions.

Traversée en Inde à vélo

• Horaire de projection 20h30 • Durée 52mn

• Synopsis En 2014-2015, avec leur nouvelle maison dans les sacoches, Nathalie et Jérémie jettent leur dévolu… sur l’Inde ! Une aventure physique, humaine et artistique. Agrémenté des illustrations et aquarelles de Jérémie, ce carnet de voyage illustre leurs six mois d’itinérance. La soif de découverte est leur gouvernail, depuis la frontière Chinoise, dans les contreforts de l’Himalaya, jusqu’à la plage de Kanyakumari, la pointe la plus au sud du pays.

Pour découvrir le monde, pour se découvrir un peu soi-même.

Embarquez sur leur porte bagage !

L’Islande à vélo

• Horaire de projection 10h15 • Durée 30mn

• Synopsis Une envie d’ailleurs, de grands espaces, en prenant le temps de regarder c’est le défi de Francis Lopez. Voir ce que l’on ne voit plus, parce que nous allons tous trop vite. Alors freiner, ralentir, découvrir de nouveaux horizons lentement était quelque chose qui me paraissait nécessaire… découvrir cette terre des extrêmes et des contrastes.

Une escapade au rythme du vélo avec mes sacoches et mon matériel de camping ! Alors n’hésitez pas  et… suivez-moi !

Bike and See

Horaire de projection 14h15 • Durée 45mn

• Synopsis « Rêve, défis, partage. Alors que leur première expérience de vacances sur deux roues se termine aux urgences, Claire et Thibaut n’abandonnent pas leur rêve de voyage à vélo. Un an plus tard, les nancéiens quittent la Place Stanislas pour une aventure de treize mois à travers l’Europe et l’Asie. Apprentis nomades, ils n’hésitent pas à se lancer quelques défis sur la route. Parmi eux : le cumul de 10 bivouacs consécutifs entre la Bulgarie et la Turquie, une semaine chacun de son côté au Vietnam et un col à 4 708 mètres d’altitude sur les hauteurs du plateau tibétain en Chine. Mais quels sont donc leurs super-pouvoirs? Aucun. Si ce n’est un mélange de volonté, de persévérance et de courage… Et si un super-héros se cachait en chacun de nous ? »

Norvège : Cap au Nord… à travers la Norvège

Horaire de projection 16h • Durée 45mn

• Synopsis 30 ans de mariage, ça se fête ! Et pourquoi pas à vélo ? Et pourquoi pas au Cap Nord ?

Le défi est lancé. Pascale et Joseph, en 7 semaines, traverseront la Norvège pour découvrir les magnifiques fjords du nord et rejoindre cet endroit mythique.

Mille kilomètres du souffle

Horaire de projection 17h15 • Durée 30mn

• Synopsis Louis Chevardé, 19 ans, est étudiant en soins infirmiers en deuxième année à l’IFSI Lionnois à Nancy. Accompagné de Léa Cruzel, ils ont traversé la France à vélo cet été de Perpignan à Nancy en y rattachant une cause qui leur tient à cœur : la lutte contre la mucoviscidose.

L’ESPACE GLOBE – VOYAGE

L’espace voyageur : ce sont de nombreux cyclo voyageurs prêts à faire partager leur passion. Vous aurez l’occasion de rencontrer au cours de ce week-end ceux qui présentent un film, un livre, une dédicace…

Vous découvrirez des vélocistes expérimentés et spécialisés dans le voyage à vélo, matériel de camping, distributeurs accessoiristes, éditeurs, ainsi que des associations : Artisans Voyageurs, Nanouk, Cycle ! Magazine, FFCT, le Randonneur, Denis Pougeoise et sa cuvée  spéciale « la petite Reine », les selles Proust, Carnets D’aventures, Tri.Tour, l’inde à vélo, Laurence Morel et ses carnets de voyages, l’Association Un Oasis une Ecole « Artisanat Africain », Planète Vélo Aventure, Jacques Amiel et son jeu sur le voyage à Vélo, Citta Sant ‘Angelo proposera les fameuses oranges de Sicile et ses produits italiens, Dédicaces : Philippe Lautridou, Jéremie Bonamant, Karine Maincent Illustratrice, Lionel et Angel pour Frog Tandem.

AUTOUR DU FESTIVAL 

TROPHEE DU VOYAGE A VELO

L’Association Planète Vélo Aventure récompensera le film qui alliera la qualité esthétique à l’émotion, aux rencontres et à l’aventure humaine.

JOURNEE SCOLAIRE

Faire découvrir l’Univers du voyage et des cultures du monde est l’ambition de notre Festival. Une projection dédiée aux enfants de la MJC Lorraine est proposée le mercredi 10 janvier à 14h30 espace Prévert à Vandoeuvre.  

LES EXPOSITIONS

LA CHINE A VELO, DE PAUL LEBOEUF 

Maison de l’Emploi du Grand Nancy – 88 Avenue du XXe Corps – Nancy

Du 8 au 31 janvier 2018, entrée libre

LA PATAGONIE CHILIENNE ET L’ARGENTINE A VELO COUCHE, DE ANNE SOPHIE GILLARD 

Maison du Vélo Métropole Grand Nancy – 54, rue Charles III – Nancy

Du 8 au 31 janvier 2018, entrée libre

FROG TANDEM ANGELIQUE ET LIONEL BRUNIER

Le 16 ART Café – 22 rue des Lilas – Saizerais

Du 8  au 31 janvier 2018 entée libre

PORTRAITS D’EAUX AFRICAINES DE GERARD BOLOGNINI AREED

Piscine ronde – Nancy Thermale – Rue sergent Blandan – Nancy

Du 8 au 31 janvier 2018 entée libre.

Entretien avec Malika Dati

Vice-présidente déléguée aux transports en commun, aux mobilités, à la circulation, aux infrastructures de transport à la Métropole du Grand Nancy.

Que vous inspirent ces récits de voyage à vélo ?

Ce sont des parcours de vie extraordinaires. Pour certains, le vélo est un jouet, pour d’autre, un outil de travail. Ici, c’est un moyen de s’évader. La Métropole du Grand Nancy est invitée depuis plusieurs festivals et lorsque nous écoutons les témoignages de personnes à mobilité réduite par exemple, qui ont façonné leur vélo par rapport à leur handicap, ça force le respect. Non seulement, l’objectif de déplacement est atteint mais avec une modalité de prouesse technique en plus.

On constate que le vélo reprend sa place en ville et notamment dans la Métropole mais ce n’est pas toujours chose aisée…

Il faut sortir des discours de crispation et se dire que ce beau mode de déplacement revient à la mode, comme il l’était il y a un siècle ou deux. Il est vrai que nous passons de l’époque du Concorde au vélo qui ne roule qu’à 7 km/h. Mais les voyageurs du festival, eux, ont parcouru 6 000 kilomètres, même plus parfois !

Que fait la Métropole en faveur des cyclistes ?

Nous créons des groupes de travail composés d’associations, d’utilisateurs, d’élus pour trouver des solutions et des améliorations, ensemble. La préoccupation doit venir du terrain et non de l’offre. Ce que nous souhaitons, c’est mettre en avant le partage de l’espace public. Ça passe par un apaisement des vitesses avec les zones 30 par exemple. Ce partage de l’espace public, c’est aussi le partage de la tolérance entre cyclistes et automobilistes.

Aujourd’hui, la Métropole propose les Vélostan’Lib en location de courte durée et la Maison du Vélo propose des locations à moyen ou long terme. La Métropole compte 220 kilomètres d’aménagements cyclables et plus du double lorsque l’on compte les voies apaisées (zones 30, zones de rencontre et aires piétonnes).

Quels seraient les axes à améliorer ?

Notre priorité est de lutter contre les discontinuités pour mettre en sécurité le cycliste. Cela permettra aussi de faire de la connexion avec nos 20 communes et de travailler sur des parcours, car il n’y a pas de frontières entre les communes.

L’abri sécurisé est également un vrai sujet. Nous travaillons sur des mises en place de parkings à vélo, mais faut-il les fragmenter ? Les regrouper au même endroit ? C’est en cours d’expertise. Mais c’est un vrai sujet car 1 personne sur 5 qui se fait voler son vélo, reprend la voiture. Il faut donc trouver des solutions. Aujourd’hui, il y a 10 000 places de stationnement dans la Métropole, dont 8 vélos Stan Parks sécurisés que l’on utilise avec la carte simplicité et un grand parking vélo dans le parking de la gare place Thiers.

Le vélo connecté sera le vélo de demain ?

Nous sommes très attentifs aux progrès technologiques et à ce qui se passe ailleurs. Metz a lancé, à la mi-décembre, un vélo connecté que l’on déverrouille avec son smartphone. Nous attendons de voir les résultats. En tout cas, nous proposons déjà un service de vélo en libre-service via les VélOstan’Lib.

Certains vélos de la Maison du Vélo étaient connectés dans un but expérimental : cela nous a permis de récolter des flux, des itinéraires récurrents, les parcours les plus fréquentés… Demain, il sera sans doute possible de concevoir un vélo connecté qui nous conduirait sur des itinéraires simples et fluides à la manière de l’application Waze qui existe déjà pour les voitures. Ce dont nous sommes sûrs est qu’il y a une émulation nationale en termes de politique cyclable et c’est encourageant. Les gens se rendent compte que le vélo est plus rapide, que c’est bon pour la santé et pour l’environnement. Il est en train de reprendre toute sa place en ville. Propos recueillis par Pauline Overney

Tous à biclou !

La Maison du Vélo du Grand Nancy est co-organisatrice du festival du Voyage à Vélo. L’occasion de promouvoir ce mode de déplacement qui fait de plus en plus d’adeptes en centre-ville.

Depuis quelques semaines, le tram de la ligne 1 s’est habillé d’une publicité estampillée « Faites du vélo ». Pourtant, il est interdit de rouler à vélo sur les voies du tram. Mais pour Dominique Xailly, directeur de la Maison du Vélo, il s’agit surtout de faire la promotion des modes de déplacement doux. « En hiver, beaucoup de cyclistes abandonnent leurs vélos. Mais il faut savoir qu’ils ont le droit de monter à bord d’un tram avec leur vélo, pendant les heures creuses » souligne-t-il. Cette campagne d’affichage a été offerte par le réseau Stan qui a réalisé dans le même temps un film pédagogique sur l’angle mort (bus – vélo) et une campagne de sensibilisation sur le partage de la chaussée avec les chauffeurs de bus. Le tram fait également la promotion du festival du Voyage à Vélo des 13 et 14 janviers prochains.

Journées coaching pour circuler en ville

Pourtant, certains hésitent encore à se lancer dans l’aventure du vélo en centre-ville. Souvent, un même problème revient : il est dangereux de faire du vélo à Nancy. « Nous travaillons sur les points noirs en centre-ville pour sécuriser les cyclistes. Mais circuler en hyper-centre, ça se prépare. C’est pourquoi la Maison du Vélo propose des journées coaching où l’animateur travaille sur des trajets plus agréables, plus apaisés. C’est aussi à force d’en faire que l’on prend confiance ! » explique Dominique Xailly. « On voit bien qu’il y a une dynamique qui se met en place autour du vélo. De plus en plus de personnes optent pour ce mode de déplacement en ville. Les vélos se développent bien sur la métropole. »

Aujourd’hui, la Maison du Vélo ce sont 1 700 vélos, des vélos électriques, des vélos enfants, des VTTs, des tandems et plus de 2 000 contrats par an. L’abonnement coûte 90 euros en tarif normal et 55 euros pour les étudiants, entretien compris. « On propose aussi des animations dans les crèches avec des tricycles, on apprend le vélo à des personnes à mobilité réduite et même des sorties tandems avec des personnes aveugles. »

Force est de constater que le vélo reprend sa place dans la société. « Demain, il y a aura de nouvelles formes de mobilités. Les vélos auront plus d’autonomie. Il y aura plus de zones apaisées. Il faut aussi penser au vélo connecté. Permettre de déverrouiller un vélo grâce à notre smartphone et le déposer où l’on veut, ça c’est de la vraie mobilité ! » constate Dominique Xailly. Alors, prêts à pédaler ?

Informations : maisonduvelo.grand-nancy.org ou 03 83 48 88 20 • Page Facebook : maisonduvelo

Entretien avec Dominique Xailly

Directeur de la Maison du Vélo de la métropole du Grand Nancy et membre de l’association Planète Vélo Aventure.

Comment est née l’idée du festival du Voyage à Vélo ?

L’idée est venue il y a 6 ans à peu près. Nous voulions rencontrer des cyclo-voyageurs et pouvoir partager leurs expériences avec le plus grand nombre. Ils sont inspirants et ça nous donne envie de partir avec eux ! Certains partent en solo, d’autres en familles et même en couple. Ce sont des expériences de vie. Un couple s’est même marié en revenant de son voyage, c’est émouvant.

Comment trouvez-vous les festivaliers ?

Au début, je les cherchais, ce n’était pas si simple. Maintenant, j’ai un réseau, un bon carnet d’adresses. Le festival prend de l’ampleur, c’est le premier et le plus grand sur la région Grand Est. Tous les ans, nous gardons contact avec les cyclo-voyageurs qui nous permettent d’en rencontrer d’autres. Nous touchons des personnes qui viennent de Belgique et d’Allemagne aussi ! Je peux dire que 50% de la programmation 2019 est déjà en place. Au niveau local, les associations sont aussi demandeuses donc nous renouvelons un tiers des exposants chaque année.

Quels exposants seront présents par exemple ?

Cette année, nous avons fait appel à une association humanitaire qui travaille avec l’Afrique. Elle propose à la vente des objets africains, ce qui permettra de financer des actions pour l’enfance ou l’éducation. Et il y a toujours les fidèles qui viennent avec du matériel spécifique de voyage à vélo.

C’est important de promouvoir le vélo de cette façon-là aujourd’hui ?

Oui car nous insufflons une dynamique ! Grâce à ce festival, il y a des gens qui sont partis à travers l’Europe et qui reviennent avec des récits incroyables ! C’est aussi important pour nous de les accompagner, de les suivre via internet dans leur périple, de les conseiller, de les encourager… C’est toujours plaisant de voir les projets se réaliser !

Le festival ne tourne pas qu’autour de la projection des films. Il est toujours accompagné de personnes qui proposent des actions : des stands, des livres, des dédicaces, des diaporamas… L’échange est très important pour nous.

Finalement, c’est un festival qui a pour but de réunir…

C’est un weekend très convivial. Nous touchons à peu près 2 000 personnes par édition et c’est très bien. Ça reste un festival à taille humaine où les gens peuvent échanger, discuter, se rencontrer. Les gens qui y participent sont soit des passionnés de vélo ou des passionnés de belles images. Soit des gens qui aiment le voyage et qui en profitent pour découvrir un pays en particulier. Ou simplement des curieux en quête d’évasion !

Vous découvrez de nouveaux récits de voyage depuis 6 ans maintenant, l’envie de partir à vélo est aussi dans votre esprit ?

Bien sûr, j’y pense ! Si je le fais, je partirai avec mon épouse et je ferai forcément un film. Mon premier voyage suivra la route des fleuves, comme ça, je n’aurai pas trop de grimpette ! Certains partent à Saint-Jacques de Compostelle, ça sera ma version de Saint-Jacques à vélo ! Propos recueillis par Pauline Overney

Photos © Bike and See, DR



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