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On se ligue contre le cancer !

Le comité 54 de la Ligue contre le cancer a fêté ses 60 ans en 2016. Toujours dans une optique de renouvellement, l’association se fixe un nouvel objectif pour cette édition 2017 d’Octobre Rose.

Elles étaient plus de 5 000 à prendre le départ pour la célèbre course d’Octobre Rose à Nancy lors de l’édition 2016. L’événement 100% féminin en partenariat avec la Ligue contre le cancer et le Nancy Athlétisme Métropole aura lieu cette année le dimanche 1er octobre. Le rendez-vous est fixé à 10h30 pour 5 kilomètres de course (il est possible de la faire en marchant) avec un départ et une arrivée prévues au stade Raymond Petit à Tomblaine. « C’est un événement que les filles adorent ! Elles courent ensemble pour une même cause, il y a toujours une bonne ambiance et beaucoup de convivialité ! » s’enthousiasme Jean-Pierre Pilon, directeur du comité 54 de la Ligue.

Comme chaque année, le mois d’octobre s’habille de rose pour encourager la mobilisation pour lutter contre le cancer du sein. Dans tout le département, le comité 54 organise des événements pour prévenir, informer, accompagner et sensibiliser à cette maladie. Tous les bénéfices récoltés seront reversés à l’association pour financer la recherche médicale et l’aide aux malades et aux proches.

Dématérialisation des clichés

Le cancer du sein survient majoritairement chez les femmes âgées de 50 à 74 ans. C’est pourquoi celles-ci sont invitées à faire une mammographie tous les deux ans : « Les femmes à risques peuvent entrer dans le dépistage organisé, qui est totalement gratuit et qui a l’avantage de proposer une double lecture des clichés radiologiques » explique Michel Dauça, président du Comité 54 de la Ligue. Malheureusement, même avec ce dispositif, 50% des femmes ne vont pas se faire dépister. Chaque année, près de 54 000 cancers du sein sont détectés. Pourtant, grâce aux avancées thérapeutiques et avec un diagnostic précoce, le cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10 !

L’année dernière, les bénéfices d’Octobre Rose ont permis de financer (en partie) un mammographe  pour l’hôpital Hôtel Dieu de Mont Saint Martin et du matériel pour le CECOS de la Maternité Régionale de Nancy. « L’objectif de cette édition 2017 est de permettre d’accélérer le processus pour la dématérialisation des clichés des radios des mammographies pour que les résultats arrivent plus vite » souligne Michel Dauça.

100 ans (ça s’écrit, ça se lit et ça… s’entend !)

2018 sera une année importante pour la Ligue nationale contre le cancer puisque celle-ci fêtera ses 100 ans d’existence. C’est Justin Godart, sous-secrétaire d’Etat au Service de Santé qui fonde la Ligue franco-anglo-américaine contre le cancer le 14 mars 1918. « Godart avait là un projet visionnaire pour l’époque ! Un projet que l’on s’efforce aujourd’hui de perpétrer dans les antennes locales et depuis 60 ans au comité 54 » poursuit Michel Dauça. La recherche, l’accompagnement des personnes touchées directement ou indirectement par la maladie et la prévention : les principales missions de la Ligue sont toujours restées les mêmes. « Au comité 54, ce que l’on dit, on le fait. On travaille avec et pour des objectifs qui s’adressent aux personnes de notre département. À la ligue, on finance des objectifs mais on est aussi proche de l’humain, on prend soin des patients et de leurs proches » développe Jean-Pierre Pilon. Alors pour soutenir la Ligue, vous savez ce qu’il vous reste à faire : chaussez vos baskets pour octobre rose ou faîtes un don directement au comité 54 !

Laure Bastien

participante de la course Octobre Rose à Nancy

« Ce n’est pas la première fois que je cours pour Octobre Rose, je l’avais déjà fait à Nancy il y a deux ans. Je me sens concernée car j’ai 38 ans et j’ai dans mon entourage des jeunes femmes de mon âge qui sont touchées par ce fléau. Malheureusement, une amie qui avait à peine 30 ans est décédée il y a environ 5 ans. Je participe à Octobre Rose car c’est une bonne chose de contribuer à notre échelle à la recherche, peu importe la maladie à combattre. Il faut rester solidaire ! »

Courses et marches au profit du Comité 54

dans le cadre d’Octobre Rose

1er octobre > Marche-Course rose à Nancy

8 octobre > Marche-course rose à Lunéville et à Jarny

15 octobre > Marche-course rose à Herserange et à Pont-à-Mousson

Dans un grand dynamisme départemental qui a pris à l’occasion la couleur de l’opération au profit de l’objectif du Comité 54 de la Ligue contre le cancer, la plupart des villes de Meurthe-et-Moselle, les mairies, les établissements, les groupes scolaires, les associations se liguent contre le cancer, par le biais de multiples manifestations (sportives, culturelles, conviviales et préventives).

« Je ne suis plus la même »

Le 29 octobre 2014, Diane Butscha apprend qu’elle a un cancer du sein. Aujourd’hui en rémission, elle s’investie bénévolement dans le comité 54 de la Ligue contre le cancer.

Elle a de grands yeux bleus, des cheveux couleur feu et un large sourire. Impossible de deviner que, trois ans auparavant, Diane reçoit un coup de massue : « Un antécédent familial faisait que j’étais suivie régulièrement. J’allais à un examen de contrôle quand j’ai appris mon cancer. Je ne m’y attendais pas du tout ». À 27 ans, Diane est prise dans un « tourbillon où tout s’enchaîne » : l’opération s’est imposée directement, il fallait retirer la tumeur et analyser la chaîne ganglionnaire. « J’ai été opérée en ambulatoire. J’étais réticente au début mais tout s’est bien passé. Je suis rentrée chez moi le jour même. La prochaine étape était d’attendre les résultats de la biopsie. »

Diane s’attendait à la radiothérapie et à l’hormonothérapie. À cause d’une tumeur agressive, six séances de chimiothérapie sont aussi programmées. « J’avais très peur mais avec le recul, je l’ai plutôt bien tolérée. J’avais mis le casque réfrigérant sur mes cheveux pour limiter la perte. J’ai eu des nausées, j’étais fatiguée mais j’ai réussi à faire des choses comme aller en Belgique, faire du ski une journée, c’était important pour moi. » Car Diane se voit obligée de mettre sa carrière de sage-femme entre parenthèse. Restée active, « c’est le seul moyen pour prouver que la maladie ne m’a pas tout pris » explique-t-elle.  Après la chimiothérapie, elle doit enchaîner avec 31 séances de radiothérapie. « J’avais fait le plus dur mais ces séances m’ont très vite brûlé la peau. » Aujourd’hui, la jeune femme est en rémission mais sous traitement d’hormonothérapie d’une durée incertaine. Un traitement certes indispensable dans sa guérison mais qui ne lui permet pas d’avoir d’enfant pour le moment.

« Profiter de la vie »

« Je ne suis plus la même. J’ai énormément changé, j’ai d’autres priorités dans ma vie. » Diane a repris son travail de sage-femme, à 80% pour « s’accorder du temps  et profiter de la vie ». Même si elle est aujourd’hui guérie, elle est suivie régulièrement et confie ressentir un grand stress à l’approche de ses examens. « Tant qu’on est dans le tourbillon des traitements, on n’a pas le temps de prendre du recul. Là, je commence à digérer ce qui m’est arrivé et à réfléchir » poursuit-elle. Toujours dynamique, elle s’est remise au sport (course à pied, danse africaine, natation) et a perdu 20 kilos depuis. « Le sport est la seule façon de prévenir les risques d’un nouveau cancer. Je fais également de l’activité physique adaptée à la Ligue. »

Diane est rentrée au Comité 54 de la Ligue à la fin de sa chimiothérapie. « J’ai pu avoir accès à l’escale bien-être et suivre des séances de sophrologie et de socio-esthétique. C’est idéal quand on est en traitement. On rencontre aussi des personnes qui vivent la même chose que nous, c’est un soutien complémentaire et différent de celui de nos proches. » Le 1er octobre prochain, Diane courra les 5 kilomètres pour Octobre Rose. Bénévole à la Ligue, Diane est aussi un « patient-ressource », une formation proposée dans le plan cancer 3. « Il y a trois régions pilotes pour expérimenter ce projet : la Lorraine, PACA et la Loire Atlantique. L’idée est d’aller témoigner auprès des professionnels de santé, expliquer ce qu’on a vécu pour qu’ils puissent se mettre dans la peau du patient. Je pense que cela sera très bénéfique. » Le projet devrait se généraliser d’ici 2018. En attendant, Diane encourage à venir pousser les portes de la Ligue « pour ne pas s’isoler dans la maladie et conserver du lien social en étant entouré ».

L’escale bien-être

Accompagner les malades : c’est l’une des principales missions de la Ligue contre le cancer. Le comité 54 a mis en place une « escale bien-être » pour que les patients et leurs proches retrouvent des moments de convivialité et se ressourcer. L’escale bien-être propose gratuitement de l’activité physique adaptée avec un coach spécialisé pour réduire les effets secondaires et améliorer sa qualité de vie, des ateliers de cuisine-santé pour retrouver un équilibre alimentaire, des soins de socio-esthétique pour apprendre à prendre soin de son corps (notamment pendant la période de chimiothérapie) et des séances de sophrologie pour un moment de pleine relaxation en se reconnectant à son corps. « L’escale c’est l’idée du bateau, qui arrive et qui se pose, qui décharge ses cales et qui les recharge avec un matériel tout neuf. Quand il repart, le bateau s’est refait une santé. Ici, les malades font une escale, baissent les voiles, se ressourcent et peuvent repartir tranquillement. L’idée est de retourner à l’estime de soi. Nous sommes plus en phase avec une maladie quand on est armé sur le plan physique » détaille Jean-Pierre Pilon, directeur du comité 54 de la Ligue.

Appel aux dons

Reconnue d’utilité publique et de la charte du don en confiance, privée et indépendante, la Ligue peut recevoir des dons, legs et Assurances-vie.

Grâce à vos dons d’hier, la Ligue peut aider, soutenir les malades, les proches et la recherche en Meurthe et Moselle.

Ce sera grâce à vos dons d’aujourd’hui que nous pourrons continuer à vous soutenir, pour agir pour vous et avec nous.

D’avance, un grand merci.

Renseignements : 03 83 53 14 14 ou cd54@ligue-cancer.net

1, rue du Vivarais CS 30519 – 54519 Vandœuvre-lès-Nancy CEDEX

Les actions du comité 54

Chaque année, le Comité 54 Ligue contre le cancer finance des projets pour faire avancer la recherche et améliorer les prises en charge des patients.

Achat d’un mammographe, financé à hauteur de 250 000 €

Eric Jarlaud, directeur du centre hospitalier Hôtel Dieu de Mont-Saint-Martin

« Nous avions déjà un mammographe d’ancienne génération mais nous avions la volonté d’en acquérir un plus neuf et plus performant. La Ligue nous a aidés à financer cette nouvelle machine qui est plus agréable pour les patientes et plus rapide. Il y avait un réel besoin dans le Pays-Haut : 2 000 mammographies sont prévues en moyenne par an contre 300 avant à l’hôpital de Mont-Saint-Martin. Il était urgent de répondre à ce besoin de la part des femmes voulant se faire dépister. »

La dématérialisation des clichés, financée à hauteur de 50 000 €

Michel Dauça, Président du comité 54 Ligue contre le cancer

« Nous nous efforçons à se fixer un objectif à chaque Octobre Rose. Cette année, les fonds récoltés permettront d’accélérer le processus pour la dématérialisation des clichés des radios de mammographies. Le dépistage organisé propose une deuxième lecture des radios, envoyées à l’ADECA 54. 7% des cancers du sein sont détectés grâce cette double lecture ! Avec ce logiciel, les radios sont envoyées par voie numérique, ce qui permet d’aller beaucoup plus vite que par voie postale. Ce projet s’adresse bien sûr à tout le département. »

Le stockage de dosimétrie chez l’enfant et l’adolescent, financé à hauteur de 30 000 € par an

Valérie Bernier-Chastagner, oncologue radiothérapeute à l’Institut de Cancérologie de Lorraine

« C’est une base de données nationale créée il y a 3 ans qui regroupe toutes les dosimétries natives des enfants de moins de 18 ans, irradiés sur le territoire français. Les technologies de radiothérapies ont beaucoup évolué et les effets secondaires sont différents. L’intérêt de cette base de données est de faire des analyses pour déceler ces effets secondaires et pouvoir déduire des attitudes à long terme. Six ans, c’est l’âge moyen du cancer chez l’enfant. Même guéris, ils devront faire face toute leur vie à ces effets secondaires. Cette base est essentielle et le financement par la Ligue permettra de pérenniser ce projet et d’aider à sa maintenance. »

Acquisition d’un module de cryobiopsie, financé à hauteur de 12 650 €

Olivier Menard praticien hospitalier au département de pneumologie au CHRU de Nancy

« Il s’agit en fait d’un remplacement de matériel de cryothérapie. Aujourd’hui, on utilise une sonde avec de l’azote liquide. L’extrémité de la sonde est gelée à – 40 degrés, ce qui permet de congeler les tissus. Cette nouvelle machine aura le même principe mais utilisera du CO2. Cela nous permettra de réaliser des biopsies pulmonaires avec de bien meilleurs prélèvements pour pouvoir poser de vrais diagnostics. »

Publi-reportage • Photos © Wavebreakmedia Ltd, DR




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