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Jungle d’art et d’acier

Avis aux fans d’art urbain, graffitis et œuvres murales couplés à l’exploration de sites industriels : la biennale Urban Art à Völklingen a ouvert ses portes.

En à peine 1h30 de route depuis Nancy en direction de Sarrebruck en Allemagne, c’est à une véritable fascination que le Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte vous invite. Sur ce site de plus de 600 000 mètres carrés, industrie et culture se marient pour créer un lieu unique en son genre.

Poumons de l’aciérie industrielle, ces bâtiments historiques abritent entre autres des hauts fourneaux majestueux et une plateforme panoramique perchée à 45 m de hauteur auxquels l’UNESCO confère en 1994 la qualité de patrimoine culturel mondial. Depuis 1999, le site devenu Centre européen d’art et de culture industrielle se visite (+ de 3,5 millions de personnes) et présente régulièrement des expositions internationales de haut niveau dont la biennale Urban Art.

L’art urbain est la nouvelle tendance artistique du XXIe siècle et la Biennale à la Völklinger Hütte est le plus grand projet de ce genre au monde. Le site a déjà permis l’exposition de 150 artistes parmi les plus importants et jusqu’au 5 novembre 2017, cette 4e biennale ouvre ses portes à 100 artistes de 17 pays et 4 continents sur un parcours de 100 000 m².

Cette année encore, l’exposition permet donc de se confronter à un ensemble de milieux internationaux de l’art urbain mais elle offre aussi l’occasion de découvrir des artistes d’Amérique du Sud et des interventions 2.0.

Bansky, Ox, Okuda

C’est la Möllerhalle, salle des mélanges d’une superficie de 10 000 m2 et silo de stockage de minerais du début du XXe siècle, qui constituent le point central de cette biennale. Les murs teintés par la rouille allouant un charme rugueux particulier et un écrin idéal aux œuvres présentées.

Les artistes sont sortis des rames de métro et des murs de la ville. Certes ils se sont ici quelque peu institutionnalisés mais leur impertinence joue avec l’imaginaire et ces « Michel-Ange » des temps modernes proposent des relectures éblouissantes du monde, de la politique, de notre quotidien et de l’art en général.

Ainsi, sur toiles ou autres supports inattendus, les travaux de Banksy (Angleterre), OX (France), Jordan Seiler (USA) ou Vermibus (Espagne) gagnent notre réflexion. Par le street-art, des Reines s’installent en leur palace revisité par l’artiste Okuda ; le peintre muraliste Fernando Chamarelli fait chatoyer de couleurs contrastées son pays le Brésil ; Felipe Pantone décrypte notre univers numérique dans son Optichromie 84 tandis que Nychos réalise sur toile une danse macabre de créatures « néons » et transparentes étonnantes.

Les œuvres dialoguent entre elles et dansent au cœur du site et le choix de présenter des artistes d’Amérique du Sud comme Cranio, Subtu ou Shaka ouvre des horizons plus que bienvenus.

Infos > voelklinger-huette.org • De 10h à 19h tous les jours, entrée 15€, 13€ réduit, gratuit pour les -18 ans et étudiants.

Photos © NCTC, DR




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